GEORGES a écrit : Le modèle allemand ne fonctionne pas. Et c’est logique : si vous baissez les salaires, si vous multipliez les jobs hyper-précaires (on a même vu des gens payés un euro de l’heure !), bref si vous gonflez les bénéfices des multinationales en ruinant les travailleurs, avec quoi vont-ils acheter ? A qui ces mêmes multinationales peuvent-elles vendre s’il n’y a plus de pouvoir d’achat ? Les seuls à profiter du modèle allemand, ce sont les actionnaires des multinationales exportatrices : Siemens, Thyssen, Mercedes, BASF. Le 1%.
Malgré cette faillite, Merkel et les multinationales allemandes exercent à présent des chantages odieux pour faire baisser davantage encore le niveau de vie des travailleurs grecs. Pourtant, ceux-ci ont déjà perdu énormément : salaires -37%, retraites -48%, consommation -33%. Et tous les experts un peu réfléchis le disent : cette « thérapie de choc » made in Berlin aggravera la crise économique grecque et diminuera la capacité du pays à s’en sortir.
Tout cela pour, nous dit-on, « aider les Grecs à rembourser leur dette ». Faux, pour trois raisons :
La dette est illégitime, a montré Eric Toussaint, expert international de la dette. Contractée par le 1% des Grecs qui sont complices des banques allemandes et internationales, elle n’a en rien profité aux 99 autres pour-cent.
La dette grecque n’est pas pire que celle des Etats-Unis que tout le monde courtise, 60.000 milliards de $ soit 297% du PIB (17,8 milliards atteints fin Juin 2015 sur une année lissée).
Ceux qui devraient rembourser sont : la banque américaine Goldman Sachs qui a truqué sciemment les chiffres de la dette grecque, Merkel et Sarkozy qui ont vendu des armes inutiles à la Grèce en pleine crise financière, les banques allemandes qui ont imposé des taux de voleurs, Barroso qui passait ses vacances avec le richissime armateur grec Latsis et auquel sa Commission a octroyé 10 millions d’euros de subsides, et la liste des vrais profiteurs est encore très longue…
Le véritable but de cette thérapie de choc n’est pas d’aider les Grecs, mais de les mettre à genoux. Avec trois objectifs cachés :
Privatiser pour voler leurs entreprises publiques, leurs ports, leurs îles touristiques. Pour tenter de résoudre leur crise, les sociétés allemandes font main basse sur des sociétés étrangères.
Transformer la Grèce en une nouvelle Roumanie : désert économique, et donc réservoir de main d’œuvre quasi-gratuite pour les multinationales européennes.
Faire un exemple pour effrayer les autres peuples européens qui se révoltent contre cette politique injuste en Catalogne, il y a un mois, personne n'a parlé de la radicalité des luttes sociales, particulièrement contre les banques d’ailleurs. Il s’agit de tuer l’espoir.
Continuez à gober toutes les âneries et les forfaitures des économistes aux ordres. Après les Grecs, notre tour viendra.
ta démonstration est belle,mais si les grecs avaient pas dépensé de l'argent comme des cons,ils auraient pas eu besoin de brader tout ce qu'ils ont construit, sans argent ,mais avec l'argent des investisseurs allemands et grecs.
l'argent,ça se prete,mais ça se rembourse aussi.
si tu peux pas t'es plus solvable et on te saisit,ça parait normal.
si ça appartient à des multinationales,c'est qu'ils ont bien investis,parce que la pierre ne s'envole jamais.
d'ailleurs,c'est surement pas les seuls à avoir investi,souvent l'argent vient de plein d'endroits différents.
quand à ton histoire de voler des entreprises publiques,une entreprise publique ça vaut rien.
elles ne sont qu'un dommage collatéral de l'ingérence grec,ils avaient qu'à mieux gérer leurs besoins.
la cigale et la fourmi,révises un peu.
au fait,les états unis produisent,les grec que dalle.
ton analyste,collon je crois,est pas très fiable en matière d'analyse.