Un chanteur kabyle,de faux avocats et des employés de la préfecture accusés de régulariser les sans-papiers.
Source: News day.Malika,employée à la préfecture de Créteil (Val-de-Marne) a déclaré à Hakim L.,chef de service adjoint à l’Office des étrangers: «Les personnes en situation irrégulière peuvent rapporter beaucoup.»
Comme elle les dix prévenus jugés depuis mercredi devant la 14e chambre criminelle du tribunal de Bobigny ont tous cette peine en tête.Qu’ils soient employés des préfectures de Bobigny (Seine-Saint-Denis),de Créteil ou de Paris,intermédiaires,faux avocats ou contrôleurs du permis de conduire,ils étaient tous les mains d’un réseau orchestré par Kamal Tighri...Nom de scène d’un homme de 61 ans,vieux chanteur algérien.
Ce mercredi à l’audience il n’a rien de l’artiste charismatique....Aujourd’hui c’est un homme diminué qui rejette sans enthousiasme les accusations...La charge est lourde...La présidente Sonia Lumbroso le présente comme ayant eu « un rôle clé dans un réseau composé de rabatteurs, de pseudo avocats,d’employés de la préfecture pour aider les personnes en situation irrégulière à rester ».
Le réseau était multi-cartes...Elle proposait, en échange de privilèges auprès de nombreux intermédiaires des visas,des titres de séjour,l’obtention de la nationalité française ou d’un permis de conduire.
Plus d’une centaine de personnes impliquées:
Une trentaine» de prévenus selon le président auraient pu comparaître tant les ramifications de ce réseau se poursuivaient.En effet,les examinateurs du permis de conduire et les directeurs d’auto-écoles soudoyés sont les grands absents.Pourtant ils constituaient l’une des vaches à lait de l’industrie.
Les victimes,des étrangers sans papiers pour la plupart des ressortissants algériens brillent également par leur absence.Le tribunal estime qu’entre 100 et 150 personnes au moins auraient eu recours aux services de Tighri et de ses acolytes.
De janvier 2019 à mai 2020 ils auraient proposé toute une gamme de services payants pour accéder aux préfectures,aux consulats algériens ainsi qu’aux auto-écoles.Pour obtenir un premier rendez-vous via le site Internet de la préfecture de Bobigny ou de Créteil par exemple il fallait débourser 700 à 1 000 euros.
Pour les étrangers,l’accès à ce service dématérialisé était devenu un parcours du combattant.Il était quasiment impossible de s’y connecter dénonçaient à l’époque les utilisateurs.Le réseau est entré dans la brèche.
Les enchères montaient si l’on obtenait un rendez-vous et un titre de séjour: 8 000 euros pour le forfait versés aux intermédiaires et redistribués aux « animateurs ».
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