Éloignement, perte d'autonomie financière, invisibilisation : vivre à la campagne amplifie les inégalités femmes-hommes
Vivre en zone rurale accentue les inégalités de genre déjà existantes, notamment à cause des difficultés d'accès à l'emploi, la santé, l'éducation et la mobilité, selon une étude sur les femmes et la ruralité, publiée par l'institut Terram et l'association Rura et dévoilée par ICI ce lundi.
Les paupérisation financière et sociale de ces 30 dernières années est en effet surtout marquée en milieu rural : revenus les plus faibles, obligation d'avoir un moyen de transport individuel donc cher, peu de crédits pour des installations collectives comme des salles communes, piscine, terrains de sport etc, solitude croissante si on a peu de moyens, difficultés a trouver de l'emploi, écoles intéressantes hors de portée sauf des MFR ,salaires très bas, etc.
Il faut remarquer que le département le plus pauvre est aussi celui qui est le plus rural.
La politique de la ville , qui a apporté plusieurs dizaines de milliards d'euros à des zones urbaines bien ciblées, a été priorisée sur les zones rurales pauvres bien plus étendues qui auraient tout autant besoin de ces crédits.
J'estime que cette inégalité de traitement est scandaleuse, d'autant plus que dans els milieux ruraux les populations ont tendance a na pas trop se plaindre et à demander des aides et subventions, ce ne serait que justice que de rééquilibrer l'orientation des aides publiques en faveur de la ruralité...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne
Attention à ne pas tomber dans une vision misérabiliste de la campagne. Beaucoup de ruraux eux-mêmes croient vivre dans des territoires abandonnés. Mais cet abandon demeure très relatif.
Oui, il y a une forme d'éloignement géographique, qui oblige à faire parfois beaucoup de kilomètres par la route pour accéder à telle ou telle installation ou tel ou tel service public. Les transports en commun ne seront jamais aussi denses en campagnes que dans les grandes villes, donc effectivement, la vie à la campagne est plus compliquée si vous n'avez pas de voiture.
Mais cette contrainte géographique doit être nuancée si on raisonne en termes de temps de transports. Là où, en campagne, vous allez mettre 30 minutes pour faire 30 kilomètres en voitures, à Paris, vous allez mettre 30 minutes pour faire 2 kilomètres ou faire trois stations de RER.
La démographie médicale est un problème dans les campagnes, sans doute plus aigu qu'en ville. S'il faut faire 2 heures de route jusqu'à la métropole régionale la plus proche pour aller consulter, alors ça devient problématique, oui.
A part ça, dans toutes les campagnes que je connais, il y a les installations collectives que vous évoquez, comme les salles de sports, les terrains de sports, les piscines... Il y a aussi des city-stades dans beaucoup de bourgs. A la campagne, on a internet, aussi. Et l'électricité. Et l'eau courante.
De même, les écoles sont souvent mieux loties en campagne (il n'est pas rare d'avoir des classes à 15 ou 20 élèves, alors que dans les grandes villes, les classes à 35 élèves sont la norme).
En résumé : oui, la vie est compliquée à la campagne si vous n'avez pas de voiture, oui, l'accès aux soins y est plus compliqué, mais non, les campagnes ne sont pas abandonnées.
Relativement abandonnées, si, ça semble vrai. De moins en moins de services publics, de gros centres de soins, de spécialistes de santé, de transports en commun, etc.
Mais c'est compensé par plein d'autres avantages. Des prix plus faibles, plus de chance de trouver des producteurs agricoles qui font de la vente directe, en une demi-heure ça semble plus sympa de faire 30km de voiture dans un cadre sympa que 2km dans des bouchons, etc.
Mais je ne vois pas trop le rapport avec les femmes ...
Mesoke a écrit : 08 décembre 2025 20:06
Relativement abandonnées, si, ça semble vrai. De moins en moins de services publics, de gros centres de soins, de spécialistes de santé, de transports en commun, etc.
Mais c'est compensé par plein d'autres avantages. Des prix plus faibles, plus de chance de trouver des producteurs agricoles qui font de la vente directe, en une demi-heure ça semble plus sympa de faire 30km de voiture dans un cadre sympa que 2km dans des bouchons, etc.
Mais je ne vois pas trop le rapport avec les femmes ...
Ce qui je trouve marrant c'est que souvent les produits dans les circuits courts les produits sont plus chers que dans les circuits longs
Il y a des contrées où il fait bon vivre et d'autres moins. Tout dépend des associations existantes, de la volonté des uns et des autres d'éviter l'isolement des uns et des autres !!! L'équipe municipale joue un rôle important, les administrés aussi...
"Qui cherche la vérité doit-être prêt à l'inattendu" Héraclite d'Ephèse.
Le problème des zones rurales est l'emploi et l'isolement lié au manque de transports. Quand un investisseur veut créer des emplois dans ces zones il va aussi se préoccuper du comment expédier.
Et s'il n'y a pas d'école pour les enfants les jeunes parents n'iront pas.
Mesoke a écrit : 08 décembre 2025 20:06
Relativement abandonnées, si, ça semble vrai. De moins en moins de services publics, de gros centres de soins, de spécialistes de santé, de transports en commun, etc.
Mais c'est compensé par plein d'autres avantages. Des prix plus faibles, plus de chance de trouver des producteurs agricoles qui font de la vente directe, en une demi-heure ça semble plus sympa de faire 30km de voiture dans un cadre sympa que 2km dans des bouchons, etc.
Mais je ne vois pas trop le rapport avec les femmes ...
J'ai toujours trouvé mensongère cette façon de présenter les habitants des villes comme des privilégiés, en comparaison des pauvres malheureux ruraux qui seraient "abandonnés". En réalité, les citadins PAYENT, et très cher, les commodités auxquels ils ont plus facilement accès qu'à la campagne : principalement par le prix de l'immobilier, également par les contraintes de cadre de vie, de transports, d'alimentation, d'insécurité... Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux modes de vie, ensuite c'est une question de choix et de priorités. Mais on ne peut pas d'un côté vouloir profiter d'un cadre de vie agréable, d'un coût de la vie faible, et de l'autre exiger le même niveau de service que dans une grande métropole, c'est incompatible.
Mesoke a écrit : 08 décembre 2025 20:06
Relativement abandonnées, si, ça semble vrai. De moins en moins de services publics, de gros centres de soins, de spécialistes de santé, de transports en commun, etc.
Mais c'est compensé par plein d'autres avantages. Des prix plus faibles, plus de chance de trouver des producteurs agricoles qui font de la vente directe, en une demi-heure ça semble plus sympa de faire 30km de voiture dans un cadre sympa que 2km dans des bouchons, etc.
Mais je ne vois pas trop le rapport avec les femmes ...
Ce qui je trouve marrant c'est que souvent les produits dans les circuits courts les produits sont plus chers que dans les circuits longs
C'est vrai, j'ai vu des pommes dégueu vendues dix fois le prix du supermarché. Mais bon, tant qu'il y'a des cons pour acheter.