Idem, cette seconde gauche est largement acquise à l'idéologie du marché.Hdelapampa a écrit : 06 septembre 2022 17:16 Je laisse volontiers cette "autre" gauche (déjà bien connue) à la Drouate, dont je ne la distingue pas et à qui elle n'a rien à envier.
Le néo-libéralisme est une idée portée par ceux qui mènent une politique favorable aux intérêts de la bourgeoisie dans le cadre des formes du capitalisme telles qu'elles sont aujourd'hui.
Il n'a donc rien de fondamentalement nouveau et il n'y a d'ailleurs pas eu de rupture significative entre des formes anciennes et de nouvelles formes.
Ce sont les successives crises de surproduction (et la baisse tendancielle du taux de profit) qui ont mené à la financiarisation et non une IDEE.
Disons que la deuxième gauche est le fruit d'une fusion entre d'une part la social-démocratie, le néolibéralisme et le modernisme.
Grosso merdo, papibilou représente à merveille cette deuxième gauche. L'idéologie moderniste fondée sur des idées comme la fin des idéologies, l'association des travailleurs à la gestion de l'entreprise, l'importance de la rationalité dans les prises de décision, la promotion de la compétence, etc... L'idéologie néolibérale dans sa variante allemande, c'est-à -dire l'idée que le marché est un outil méritocratique permettant de sélectionner les bons et les perdants mais qu'il faut pour cela un minimum d'intervention de l'Etat pour permettre au marché d'être véritablement méritocratique, notamment en promouvant une "égalité des chances économiques".
Le néolibéralisme ne porte pas forcément les intérêts de la bourgeoisie, tu confonds pas mal de choses. De manière générale et en évitant de différencier les différents courants du néolibéralisme, on pourrait dire que l'idée générale c'est que le marché est le meilleur élément de régulation sociale. La concurrence est également un élément central car elle conduit à l'efficacité économique mais relève aussi d'une "éthique". L'Etat occupe également une place importante puisque c'est sur la base du rejet du libéralisme classique que s'est construit le néolibéralisme, l'Etat doit alors produire les conditions du libéralisme.
Ce qui est nouveau c'est que jusqu'à relativement tard, le capitalisme ne reposait pas forcément sur les idées d'efficacité ou de concurrence.
Je suis matérialiste tout comme toi mais je pense malgré tout que les idées ont leur importance. La constitution des idées peut être également appréhendée d'un point de vue matérialiste. Quelles sont les conditions matérielles, c'est-à -dire sociales et politiques, qui ont conduit à l'émergence de telle ou telle idée ? Comment ont elles pris de l'importance ? Par quels acteurs ? Dans quels institutions ?

