Kelenner a écrit : 25 janvier 2026 10:25
Cépajuste a écrit : 25 janvier 2026 04:58
Un président, c'est autre chose qu'un député ! Il a des pouvoirs forts, et sa fonction sous la Ve République exige qu'il ait une légitimité en béton. Je vous accorde que ce n'est pas toujours le cas, mais ce n'est pas une raison pour la dégrader encore plus.
Si Bardella était vomi par 70 % de la population, il n'aurait aucune chance d'être élu. Malheureusement, ce n'est pas le cas.
Et pourtant, quoi qu'on en dise ce sera le cas. Aucun politique ne dépasse 30% d'opinions favorables, donc quel que soit "l'heureux" élu, il sera forcément minoritaire. On voit bien tout le mécontentement que crée l'élection d'un Président par défaut comme Macron. Au moins, avec une triangulaire les gens voteront pour un candidat dont ils partagent, au moins dans les grandes lignes, les idées.
Ou bien, on va carrément au bout du raisonnement et on supprime l'élection du Président au suffrage universel, archaïsme qui n'existe guère plus qu'en France et aux USA parmi les pays démocratiques, avec toutes les dérives qu'on constate également outre-Atlantique.
Analyse des 1ers tours des présidentielles :
2022 :
1) Macron 28%
2) Le Pen 23%
Somme des 2 premiers : 51%
2017 :
1) Macron 24%
2) Le Pen 21%
Somme des 2 premiers : 45%
2012 :
1) Hollande 29%
2) Sarkozy 27%
Somme des 2 premiers : 56%
2007 :
1) Sarkozy 31%
2) Royal 26%
Somme des 2 premiers : 57%
2002 :
1) Chirac 20%
2) Le Pen 17%
Somme des 2 premiers : 37%
1995 :
1) Jospin 23%
2) Chirac 21%
Somme des 2 premiers : 44%
L'historique des élections des 30 dernières années ne montre absolument aucune tendance.
Assez rares sont les élections où les 2 premiers totalisaient + de 50% des voix.
Et l'élection de 2022 en faisait partie, avec un 1er (Macron) + haut que la moyenne observée ces 30 dernières années (que ce soit en taux ou en volume de votes).
Si l'élection de Macron en 2022 est une élection "par défaut", il faut alors indiquer que la plupart des élections antérieures l'étaient encore +.
En analysant uniquement les premiers tours, Macron a progressé de 1,1 million de voix entre l'élection de 2017 et celle de 2022.
Pour un président sortant, une telle progression n'avait pas été observée pour Sarkozy (-1,7 million), Chirac (-0,7 million), Giscard (-0,1 million).
Seul Mitterrand avait bénéficié d'une progression de près de 3 millions de voix entre les 1ers tours de 1981 et 1988.