Des personnes encagoulées ont dégradé ce vendredi 28 mars l’hôtel de ville de cette commune du Val-de-Marne, où la nouvelle équipe municipale (LR) doit être investie ce samedi. Le ministre de l’Intérieur a dénoncé une «atteinte à notre République».
Aux alentours de 22 heures, vendredi, un groupe de personnes encagoulées s’est introduit dans les locaux de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), où devait se tenir le lendemain le conseil d’installation de la nouvelle équipe municipale LR élue la semaine dernière. Sur des images de vidéosurveillance consultées par l’AFP, d’abord dévoilées par le Parisien, on voit une dizaine d’individus s’approcher de l’hôtel de ville et briser la porte d’entrée à l’aide de ce qui ressemble à un mortier d’artifice. Rejoints à l’intérieur par plusieurs autres personnes également masquées, ils saccagent ensuite l’entrée à coups de bâtons et de jets de projectiles.
Dans un message posté sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a assuré que «tout [était] mis en œuvre» pour «identifier» les auteurs de l’intrusion et des dégradations, «les interpeller et les traduire en justice». «Porter atteinte à une mairie, c’est porter atteinte à notre République», a-t-il écrit. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a également condamné «la violence déchaînée de ces délinquants qui n’acceptent pas la démocratie et les résultats du scrutin». Aucune interpellation n’a eu lieu dans ce dossier pour le moment.
Séance d’installation «houleuse»
Valérie Pécresse a expliqué avoir proposé «l’aide de la région pour mieux sécuriser son espace public» au nouveau maire, Christophe Carlier, qui a battu de peu dimanche dernier la liste d’union de la gauche emmenée par la maire PS sortante, Marie Chavanon, avec 45 % des voix contre 43, 53 %. Le macroniste Jean-Jacques Bridey, épinglé pour des notes de frais indues en 2019, avait obtenu pour sa part 11,46 % des suffrages dans une configuration de triangulaire. Christophe Carlier, investi ce samedi matin malgré les événements de la veille au soir, a «déploré vivement» les dégradations et promis de «prendre toute la mesure de la situation».
L’opposition socialiste a condamné des violences «inacceptables», tout en mettant en garde la nouvelle majorité. «Il ne faut pas céder à la théorie du complot […] et que ça serve encore d’excuse à la droite pour positionner l’armement» d’une future police municipale, a prévenu l’élue d’opposition Rachida Sadane. Auprès de l’AFP, elle a évoqué une séance d’installation «houleuse» au cours de laquelle la gauche a été «empêchée de s’exprimer».
Mise à jour : samedi 28 mars à 15h03, avec de nouvelles réactions.
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Cette capture d'écran tirée d'une vidéo de vidéosurveillance de la mairie diffusée par le maire de Fresnes le 28 mars 2026 montre des intrus cagoulés devant la mairie de Fresnes dans la nuit du 28 mars 2026. (AFP)

Cette capture d'écran tirée d'une vidéo de vidéosurveillance de la mairie, partiellement floutée avant d'être diffusée par le maire de Fresnes le 28 mars 2026, montre des intrus cagoulés s'introduisant dans la mairie de Fresnes dans la nuit du 28 mars 2026. (AFP)


