jeandu53 a écrit : 24 avril 2026 16:24
Comme je l'ai déjà évoqué
par ailleurs, je pense que la France est un pays déclinant, et ceci à plus d'un titre :
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Un déclin économique : notre économie qui ne produit plus grand-chose, et ce déclin productif attesté par certaines données telles que le déficit commercial (qui explose) et le PIB par habitant (qui stagne voire régresse). Nous devons désormais importer massivement nos produits de consommation courante. Il faut aussi avoir conscience que ce sont les richesses produites par notre économie qui, une fois réparties (entre les salariés, les entreprises et l’État pour ses services publics et la protection sociale), garantissent notre niveau de vie. Notre économie ne produit plus assez de richesses pour financer notre train de vie, alors l’État compense en leur distribuant du pouvoir d'achat financé par la dette.
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Un déclin des principaux services publics : un système scolaire impuissant à enrayer la chute du niveau scolaire de nos jeunes, des hôpitaux en état de décrépitude avancée, des forces de police et de justice impuissantes à contenir l'insécurité galopante.
Le déclin éducatif est probablement le plus inquiétant pour l'avenir du pays. En effet, le développement économique d'un pays est forcément lié au niveau d'éducation de la population. Si on engendre des jeunes générations totalement abruties, alors le niveau intellectuel global de la population va régresser, la productivité des travailleurs se dégradera, de nombreux savoirs-faire industriels vont progressivement disparaître, etc. Et in fine, c'est bien notre niveau de vie global qui s'en trouvera altéré.
Aussi, les priorités doivent selon porter sur les points suivants :
- le redressement économique et industriel du pays,
- le redressement éducatif,
- le redressement médical et sanitaire,
- le redressement face à l'insécurité galopante.
Plusieurs sujets transversaux à intégrer :
- une réforme de l’État (des administrations plus efficaces, moins de normes, moins de doublons administratifs...),
- la prise en compte des enjeux environnementaux et climatiques,
- la nécessaire maîtrise de l'immigration (car l'immigration non maîtrisée entraîne plusieurs effets indésirables : services publics perturbés par certaines revendications communautaires, augmentation des aides sociales versées, accroissement de la délinquance racaillique urbaine...).
Voici donc quelques idées que j'attends d'un candidat :
1°) Pour le redressement économique :
- Une grande réforme de la fiscalité. Il ne s'agit pas de baisser la fiscalité dans l'immédiat. Une baisse de la fiscalité est nécessaire, mais elle implique une baisse des dépenses publiques, et ça, c'est plus compliqué, plus long à mettre en place. Donc avant de baisser le niveau global des prélèvements obligatoires, il faut réformer la structure de notre fiscalité, c'est-à -dire faire en sorte qu'elle frappe moins le travail et davantage le capital et les rentes de situation : baisse des cotisations sociales, suppression des impôts de production, le tout financé, pour partie, par une TVA sociale, et pour partie, par une hausse de l'IR sur certaines tranches.
- Revalorisation de la valeur travail : baisse des cotisations (comme indiqué plus haut) pour faire en sorte que le travail paye davantage, mise en place d'une allocation unique dégressive pour éviter les effets de seuil qui font qu'il est parfois tentant de rester au chômage ou d'avoir un boulot pas trop payé, pour ne pas perdre le bénéfice de certains avantages sociaux.
- Simplification des procédures pour la construction de nouveaux sites industriels. C'est ce que Macron semble vouloir faire, mais on ne sait pas encore sur quoi vont déboucher ses promesses.
- Activation du décret permettant au gouvernement de s'opposer au rachat de fleurons industriels français par des investisseurs étrangers.
- Limitation des dépenses sociales (notamment les retraites) pour se dégager des marges de manœuvre budgétaires.
2°) Pour le redressement éducatif :
- Simplification des normes et des procédures, pour faire en sorte qu'il y ait, au sein de l’Éducation nationale, moins de personnels administratifs dans les bureaux et un peu plus de profs devant les élèves.
- Réforme des programmes (qui selon moi doivent être davantage centrés sur les savoirs fondamentaux).
- Instauration de l'uniforme à l'école. Car la tenue vestimentaire révèle un état d'esprit : tenues religieuses, crop-tops, minijupes, shorts et claquettes n'ont pas leur place à l'école. Tenue correcte exigée. Et pour en finir avec inévitables polémique quant à la question de savoir si telle ou telle tenue est décente, on impose l'uniforme.
- Réforme des règlements intérieurs pour permettre davantage de discipline : par exemple, interdiction des téléphones portables...
- Les profs ont un rôle social important : ils doivent être mieux payés.
3°) Pour le redressement médical et sanitaire :
Je suis un peu moins à l'aise sur cette question, mais je vois plusieurs pistes :
- Simplification des normes et des procédures, pour faire en sorte qu'il y ait, dans les hôpitaux, moins de personnels administratifs dans les bureaux et un peu plus de soignants devant les patients (par exemple, suppression de la T2A qui mobilise beaucoup d'administratifs...).
- Comme pour les profs, je pense qu'on n'échappera pas à une nécessaire revalorisation des toubibs, mais ils devront accepter certaines contreparties (suppression de la liberté d'installation...).
4°) Pour le redressement face à l'insécurité galopante :
De façon générale, en matière de lutte contre l'insécurité, le problème se trouve dans le traitement judiciaire. Les flics peuvent bien arrêter tous les délinquants qu'ils veulent... si ces délinquants sont aussitôt remis en liberté, ou condamnés à des peines dérisoires, par des juges laxistes et qui profitent des failles de la loi, alors le travail des flics ne sert à rien. Donc il faut réformer les textes du Code pénal, du Code de procédure pénale, pour, notamment :
- restaurer les peines planchers,
- restaurer la peine de mort pour les criminels et les grands trafiquants de drogue,
- supprimer l'excuse de minorité,
- simplifier les procédures pénales,
- restaurer la loi anticasseurs.
Pour éviter la censure par le CC, il faudra probablement recourir à un référendum sur le fondement de l'article 11.
5°) Concernant la décarbonation de notre économie :
Celle-ci doit reposer sur un secteur nucléaire puissant et maîtrisé. Plusieurs pistes :
- lancer un programme d'investissements pour moderniser notre secteur nucléaire (sous réserve que nous n'ayons pas perdu trop de savoir-faire, j'ai quelques craintes sur ce point),
- abroger l'actuel mode de fixation totalement débile du prix de l'électricité, remettre en place un prix unique, valable pour la France, calculé selon les coûts de production d'EDF,
- restaurer le monopole d'EDF pour le nucléaire et la distribution de l'électricité (on dégage les fournisseurs alternatifs qui ne sont que des parasites).
6°) Concernant la maîtrise de l'immigration :
Je ne suis pas partisan de l'immigration zéro : celle-ci est utopique, et même pas souhaitable, car il faudra bien recourir à l'immigration pour pallier la pénurie de main-d’œuvre existant dans certains secteurs de notre économie. Mais je pense que l'immigration doit être maîtrisée, c'est-à -dire qu'il faut privilégier l'immigration de travail à l'immigration de peuplement, et qu'on doit pouvoir sélectionner les immigrés selon leur origine. Un référendum sera nécessaire, sur le fondement de l'article 11 (toujours pour éviter une censure par le CC), portant sur un ensemble de mesures, par exemple :
- suppression du droit du sol,
- redéfinition de la laïcité, avec adoption d'un principe simple : "nul ne peut se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes", ceci afin d'en finir une bonne fois pour toutes avec les revendications religieuses diverses et variées qu'on ne sait jamais comment traiter de peur d'être accusé de discrimination ou d'atteinte à la liberté religieuse,
- suppression de la double nationalité,
- rétablissement des contrôles aux frontières (donc dénonciation des Accords de Schengen),
- rétablissement du délit de séjour illégal sur le territoire français : ce délit sera sanctionné par une peine d'enfermement à durée indéterminée (qui durera donc autant que durera le maintien en situation irrégulière sur le territoire français),
- simplification drastique des procédures d'expulsion : on part du principe que le seul droit d'un clandestin est de rentrer dans son pays, donc on en finit avec une législation qui offre aux clandestins tout un tas de recours, et qui donne du boulot inutile aux magistrats et aux flics,
- suppression de la législation sur les mineurs isolés (un clandestin mineur doit être traité comme un adulte clandestin : s'il a été assez grand pour faire le voyage dans un sens, il sera assez grand pour faire le voyage dans l'autre sens),
- mise en place d'une filière d'immigration choisie, à l'image de ce qui se passe au Canada, et qui permet à la France de choisir ses immigrés selon leur diplôme et leur origine,
- suppression des subventions publiques aux associations d'aides aux clandestins,
- dénonciation de la Convention européenne des droits de l'homme,
- dénonciation de toutes les conventions sur le droit d'asile.
Je n'ai bien sûr pas été exhaustif, mais ce sont là , pêle-mêle les sujets qui me semblent les plus importants.