Les retraites ne sont pas de l'assistanat puisque c'est un revenu contributif. L'"assistanat" désigne des prestations non contributives, versées sans contrepartie de cotisation. On est donc dans deux logiques totalement différentes.jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 12:41 "Assistanat", ça fait partie de ces mots qui renvoient à des notions très subjectives dont chacun à sa définition. Tout le monde utilise ce mot, mais personne ne le définit de la même façon. Et comme ce mot a une connotation plutôt péjorative, alors tout le monde ou presque se dit contre. Évidemment qu'on est contre l'assistanat, qui serait pour ? Être contre l'assistanat, c'est comme être contre la guerre ou contre la pauvreté.
Donc MLP se dit contre l'assistanat, mais elle prend bien soin de se dire pour la solidarité. L'assistanat et la solidarité, c'est à peu près pareil, sauf qu'il y a un mot plus joli que l'autre. Donc MLP ménage donc la chèvre et le chou, elle n'est ni pour ni contre, bien au contraire, elle fait du "en même temps" comme Macron...
On notera aussi la formidable hypocrisie de Victor, qui veut lutter contre l'assistanat... mais qui oublie la principale forme d'assistanat, celle qui coûte le plus cher aux finances publiques : les retraites. Pour Victor, c'est très simple : les jeunes doivent travailler et raquer pour financer le train de vie des boomers dont il fait partie. C'est son droit de le penser : mais qu'il ne vienne pas nous donner des leçons sur l'assistanat.
Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Les retraites ne sont pas de l'assistanat car c'est un revenu contributif. L’"assistanat" désigne des prestations non contributives, versées sans contrepartie de cotisation. On est donc dans deux logiques totalement différentes.jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 12:41 "Assistanat", ça fait partie de ces mots qui renvoient à des notions très subjectives dont chacun à sa définition. Tout le monde utilise ce mot, mais personne ne le définit de la même façon. Et comme ce mot a une connotation plutôt péjorative, alors tout le monde ou presque se dit contre. Évidemment qu'on est contre l'assistanat, qui serait pour ? Être contre l'assistanat, c'est comme être contre la guerre ou contre la pauvreté.
Donc MLP se dit contre l'assistanat, mais elle prend bien soin de se dire pour la solidarité. L'assistanat et la solidarité, c'est à peu près pareil, sauf qu'il y a un mot plus joli que l'autre. Donc MLP ménage donc la chèvre et le chou, elle n'est ni pour ni contre, bien au contraire, elle fait du "en même temps" comme Macron...
On notera aussi la formidable hypocrisie de Victor, qui veut lutter contre l'assistanat... mais qui oublie la principale forme d'assistanat, celle qui coûte le plus cher aux finances publiques : les retraites. Pour Victor, c'est très simple : les jeunes doivent travailler et raquer pour financer le train de vie des boomers dont il fait partie. C'est son droit de le penser : mais qu'il ne vienne pas nous donner des leçons sur l'assistanat.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
La retraite n'est pas de l'assistanat puisque c'est un revenu contributif.jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 12:41 "Assistanat", ça fait partie de ces mots qui renvoient à des notions très subjectives dont chacun a sa définition. Tout le monde utilise ce mot, mais personne ne le définit de la même façon. Et comme ce mot a une connotation plutôt péjorative, alors tout le monde ou presque se dit contre. Évidemment qu'on est contre l'assistanat, qui serait pour ? Être contre l'assistanat, c'est comme être contre la guerre ou contre la pauvreté.
Donc MLP se dit contre l'assistanat, mais elle prend bien soin de se dire pour la solidarité. L'assistanat et la solidarité, c'est à peu près pareil, sauf qu'il y a un mot plus joli que l'autre. Donc MLP ménage donc la chèvre et le chou, elle n'est ni pour ni contre, bien au contraire, elle fait du "en même temps" comme Macron...
On notera aussi la formidable hypocrisie de Victor, qui veut lutter contre l'assistanat... mais qui oublie la principale forme d'assistanat, celle qui coûte le plus cher aux finances publiques : les retraites. Pour Victor, c'est très simple : les jeunes doivent travailler et raquer pour financer le train de vie des boomers dont il fait partie. C'est son droit de le penser : mais qu'il ne vienne pas nous donner des leçons sur l'assistanat.
L’assistanat désigne des prestations non contributives, versées sans contrepartie de cotisation. On est donc dans deux logiques totalement différentes.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Ah si, la retraite est une forme d'assistanat, car il est prouvé que les bénéficiaires perçoivent en réalisé beaucoup, beaucoup plus, que ce qu'ils ont versé.
Réforme des retraites : les '"baby-boomers" touchent-ils deux fois plus qu'ils n'ont cotisé pendant leur vie active ?
Donc clairement, les retraités n'ont pas assez cotisé, et perçoivent trop aujourd'hui. Il y a là une forme d'assistanat.
Réforme des retraites : les '"baby-boomers" touchent-ils deux fois plus qu'ils n'ont cotisé pendant leur vie active ?
Donc clairement, les retraités n'ont pas assez cotisé, et perçoivent trop aujourd'hui. Il y a là une forme d'assistanat.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
C’est un système d’assurance sociale. Dans une assurance, il est normal que certains reçoivent plus qu’ils n’ont versé, et d’autres moins. Assurance sociale : logique collective, mutualisée, intergénérationnelle. Assistanat : aide non contributive, financée par l’impôt, sans droits acquis. Épargne individuelle : chacun récupère ce qu’il a mis, plus rendement. La retraite française n’est ni de l’assistanat, ni une épargne. C’est un droit contributif mutualisé. Dans une assurance maladie, si vous avez un cancer à 30 ans, vous recevrez beaucoup plus que ce que vous avez cotisé. Personne ne dit : vous êtes un assisté. Dans une assurance chômage, si vous perdez votre emploi, vous pouvez toucher plus que vos cotisations. Personne ne dit : c’est de l’assistanat. La retraite fonctionne exactement pareil.jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 12:59 Ah si, la retraite est une forme d'assistanat, car il est prouvé que les bénéficiaires perçoivent en réalisé beaucoup, beaucoup plus, que ce qu'ils ont versé.
Réforme des retraites : les '"baby-boomers" touchent-ils deux fois plus qu'ils n'ont cotisé pendant leur vie active ?
Donc clairement, les retraités n'ont pas assez cotisé, et perçoivent trop aujourd'hui. Il y a là une forme d'assistanat.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Pas assez cotisé ? J'ai pour mes aînés cotisé pendant 43 ans et 6 mois.jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 12:59 Ah si, la retraite est une forme d'assistanat, car il est prouvé que les bénéficiaires perçoivent en réalisé beaucoup, beaucoup plus, que ce qu'ils ont versé.
Réforme des retraites : les '"baby-boomers" touchent-ils deux fois plus qu'ils n'ont cotisé pendant leur vie active ?
Donc clairement, les retraités n'ont pas assez cotisé, et perçoivent trop aujourd'hui. Il y a là une forme d'assistanat.
Je me marre en imaginant que si je vous balançais le montant de ma pension de retraite que vous vous étoufferiez de rage.

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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Vous négligez un aspect essentiel : le mode de financement de ces différents systèmes.Cépajuste a écrit : 07 mai 2026 13:03C’est un système d’assurance sociale. Dans une assurance, il est normal que certains reçoivent plus qu’ils n’ont versé, et d’autres moins. Assurance sociale : logique collective, mutualisée, intergénérationnelle. Assistanat : aide non contributive, financée par l’impôt, sans droits acquis. Épargne individuelle : chacun récupère ce qu’il a mis, plus rendement. La retraite française n’est ni de l’assistanat, ni une épargne. C’est un droit contributif mutualisé. Dans une assurance maladie, si vous avez un cancer à 30 ans, vous recevrez beaucoup plus que ce que vous avez cotisé. Personne ne dit : vous êtes un assisté. Dans une assurance chômage, si vous perdez votre emploi, vous pouvez toucher plus que vos cotisations. Personne ne dit : c’est de l’assistanat. La retraite fonctionne exactement pareil.jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 12:59 Ah si, la retraite est une forme d'assistanat, car il est prouvé que les bénéficiaires perçoivent en réalisé beaucoup, beaucoup plus, que ce qu'ils ont versé.
Réforme des retraites : les '"baby-boomers" touchent-ils deux fois plus qu'ils n'ont cotisé pendant leur vie active ?
Donc clairement, les retraités n'ont pas assez cotisé, et perçoivent trop aujourd'hui. Il y a là une forme d'assistanat.
Dans un système d'assurance classique, par exemple l'assurance maladie (hors aides d’État), ceux qui cotisent sont les mêmes que ceux qui perçoivent. Bien sûr, si on considère chaque individu, alors on trouvera des individus qui cotisent davantage qu'ils ne perçoivent (et tant mieux pour eux, ça veut dire qu'ils ne sont pas malades), et d'autres qui perçoivent davantage qu'ils ne cotisent (hélas pour eux, car ça veut dire qu'ils ont des problèmes de santé). Mais si on considère la masse des cotisants à tel ou tel organisme d'assurance-maladie, alors on voit bien que cette masse de cotisants est à la fois cotisante et bénéficiaire. Les bénéficiaires sont des cotisants, les cotisants sont des bénéficiaires, même si, au niveau de chaque individu, le montant versé et le montant perçu ne sont pas identiques.
Pour les retraites, c'est différent, puisque ceux qui perçoivent (les retraités) ne sont pas les mêmes que ceux qui payent (les actifs). Les retraités n'ont jamais cotisé pour leur pension, ils ont cotisé pour leurs aînés. Leur pension est financée, non par leurs propres cotisations, mais par les cotisations versées par d'autres gens, les actifs. Les bénéficiaires ne sont pas des cotisants, les cotisants ne sont pas des bénéficiaires, et ça, ça change tout, ça crée un conflit générationnel évident, où il apparaît clairement que les retraites vivent sur le dos des actifs. C'est une forme d'assistanat évidente.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
La retraite par répartition n’a rien à voir avec une assurance privée ni avec de l’assistanat, mais relève d’une assurance sociale fondée sur un contrat intergénérationnel. Dans une assurance privée, chacun récupère selon ce qu’il a versé, alors que la répartition repose sur une obligation légale, une solidarité entre générations et des droits acquis. Le fait que les retraités aient financé leurs aînés ne signifie pas qu’ils n’ont « pas cotisé » : ils ont acquis en retour un droit opposable à être financés par les actifs futurs, même si l’argent n’est pas stocké. Dire que « les retraités vivent sur le dos des actifs » est vrai mais normal, car les actifs vivent sur le dos des retraités futurs : c’est un cycle d’échanges, pas une prédation. L’assistanat suppose absence de cotisation, absence de droit et condition de ressources ; or la retraite contributive comporte cotisation préalable, droit acquis et aucune condition de ressources, donc elle n’est pas de l’assistance. La seule vraie prestation d’assistance pour les personnes âgées est l’ASPA, qui remplit ces critères et ne concerne qu’environ 7 % des retraités.jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 13:28Vous négligez un aspect essentiel : le mode de financement de ces différents systèmes.Cépajuste a écrit : 07 mai 2026 13:03
C’est un système d’assurance sociale. Dans une assurance, il est normal que certains reçoivent plus qu’ils n’ont versé, et d’autres moins. Assurance sociale : logique collective, mutualisée, intergénérationnelle. Assistanat : aide non contributive, financée par l’impôt, sans droits acquis. Épargne individuelle : chacun récupère ce qu’il a mis, plus rendement. La retraite française n’est ni de l’assistanat, ni une épargne. C’est un droit contributif mutualisé. Dans une assurance maladie, si vous avez un cancer à 30 ans, vous recevrez beaucoup plus que ce que vous avez cotisé. Personne ne dit : vous êtes un assisté. Dans une assurance chômage, si vous perdez votre emploi, vous pouvez toucher plus que vos cotisations. Personne ne dit : c’est de l’assistanat. La retraite fonctionne exactement pareil.
Dans un système d'assurance classique, par exemple l'assurance maladie (hors aides d’État), ceux qui cotisent sont les mêmes que ceux qui perçoivent. Bien sûr, si on considère chaque individu, alors on trouvera des individus qui cotisent davantage qu'ils ne perçoivent (et tant mieux pour eux, ça veut dire qu'ils ne sont pas malades), et d'autres qui perçoivent davantage qu'ils ne cotisent (hélas pour eux, car ça veut dire qu'ils ont des problèmes de santé). Mais si on considère la masse des cotisants à tel ou tel organisme d'assurance-maladie, alors on voit bien que cette masse de cotisants est à la fois cotisante et bénéficiaire. Les bénéficiaires sont des cotisants, les cotisants sont des bénéficiaires, même si, au niveau de chaque individu, le montant versé et le montant perçu ne sont pas identiques.
Pour les retraites, c'est différent, puisque ceux qui perçoivent (les retraités) ne sont pas les mêmes que ceux qui payent (les actifs). Les retraités n'ont jamais cotisé pour leur pension, ils ont cotisé pour leurs aînés. Leur pension est financée, non par leurs propres cotisations, mais par les cotisations versées par d'autres gens, les actifs. Les bénéficiaires ne sont pas des cotisants, les cotisants ne sont pas des bénéficiaires, et ça, ça change tout, ça crée un conflit générationnel évident, où il apparaît clairement que les retraites vivent sur le dos des actifs. C'est une forme d'assistanat évidente.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Mais à partir du moment où les vieux touchent plus, beaucoup plus, que ce qu'ils ont cotisé, et que ce qu'ils devraient toucher, au détriment des plus jeunes qui leur financent leurs pensions, on sort de la logique d'assurance, que vous le veuillez ou non, pour entrer dans une logique d'assistanat.
Et parler de "contrat intergénérationnel" est totalement fallacieux : il y a un système qui a été mis en place à une certaine époque, par ceux qui étaient décideurs à ce moment-là , mais les jeunes de l'époque n'ont jamais donné leur accord. Ni aucun jeune, d'ailleurs. Les gens de ma génération n'ont jamais donné leur accord pour se faire saigner pour financer le train de vie de privilégiés qui vivent mieux qu'eux.
Et parler de "contrat intergénérationnel" est totalement fallacieux : il y a un système qui a été mis en place à une certaine époque, par ceux qui étaient décideurs à ce moment-là , mais les jeunes de l'époque n'ont jamais donné leur accord. Ni aucun jeune, d'ailleurs. Les gens de ma génération n'ont jamais donné leur accord pour se faire saigner pour financer le train de vie de privilégiés qui vivent mieux qu'eux.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Dire que les retraités sont des assistés parce qu’ils touchent plus que ce qu’ils ont cotisé repose sur une erreur de logique : dans un système par répartition, les cotisations n’achètent pas un capital mais ouvrent un droit, et la pension dépend de la richesse produite au moment où l’on est retraité, pas de la somme versée dans le passé. Toute génération qui vit dans une économie plus riche que celle où elle a travaillé recevra mécaniquement plus en valeur absolue. Recevoir plus en euros qu’on n’a cotisé n’est donc pas un signe d’assistanat mais la conséquence normale d’un système contributif non capitalisé. L’assistanat suppose absence de cotisation, absence de droit et condition de ressources, trois critères que la retraite contributive ne remplit pas.jeandu53 a écrit : 10 mai 2026 12:09 Mais à partir du moment où les vieux touchent plus, beaucoup plus, que ce qu'ils ont cotisé, et que ce qu'ils devraient toucher, au détriment des plus jeunes qui leur financent leurs pensions, on sort de la logique d'assurance, que vous le veuillez ou non, pour entrer dans une logique d'assistanat.
Et parler de "contrat intergénérationnel" est totalement fallacieux : il y a un système qui a été mis en place à une certaine époque, par ceux qui étaient décideurs à ce moment-là , mais les jeunes de l'époque n'ont jamais donné leur accord. Ni aucun jeune, d'ailleurs. Les gens de ma génération n'ont jamais donné leur accord pour se faire saigner pour financer le train de vie de privilégiés qui vivent mieux qu'eux.
Quant à l’idée que le contrat intergénérationnel serait illégitime parce que les jeunes n’ont pas consenti, elle invaliderait en réalité tous les systèmes collectifs : personne ne consent individuellement à financer l’école, la santé, la police, les routes ou la dette publique, et pourtant chacun en bénéficie. Les retraités d’aujourd’hui ont financé l’éducation, la santé et les services publics dont les jeunes ont profité pendant vingt ans ; refuser la logique intergénérationnelle dans un sens tout en l’acceptant dans l’autre n’est pas cohérent. Le vrai débat porte sur la répartition de l’effort entre générations et sur la soutenabilité du système, pas sur une prétendue assistance qui ne correspond ni aux faits ni aux critères de l’assistanat.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
En fait vous êtes juste un gros jaloux.jeandu53 a écrit : 10 mai 2026 12:09 Mais à partir du moment où les vieux touchent plus, beaucoup plus, que ce qu'ils ont cotisé, et que ce qu'ils devraient toucher, au détriment des plus jeunes qui leur financent leurs pensions, on sort de la logique d'assurance, que vous le veuillez ou non, pour entrer dans une logique d'assistanat.
Et parler de "contrat intergénérationnel" est totalement fallacieux : il y a un système qui a été mis en place à une certaine époque, par ceux qui étaient décideurs à ce moment-là , mais les jeunes de l'époque n'ont jamais donné leur accord. Ni aucun jeune, d'ailleurs. Les gens de ma génération n'ont jamais donné leur accord pour se faire saigner pour financer le train de vie de privilégiés qui vivent mieux qu'eux.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Je ne conteste pas le principe d'un système par répartition, je conteste les modalités. Des modalités qui ont été décidées au fil des ans, selon des arbitrages politiques presque toujours favorables aux retraités. Vous admettez vous-même que "le vrai débat porte sur la répartition de l’effort entre générations et sur la soutenabilité du système". Nous y voilà .Cépajuste a écrit : 10 mai 2026 12:40Dire que les retraités sont des assistés parce qu’ils touchent plus que ce qu’ils ont cotisé repose sur une erreur de logique : dans un système par répartition, les cotisations n’achètent pas un capital mais ouvrent un droit, et la pension dépend de la richesse produite au moment où l’on est retraité, pas de la somme versée dans le passé. Toute génération qui vit dans une économie plus riche que celle où elle a travaillé recevra mécaniquement plus en valeur absolue. Recevoir plus en euros qu’on n’a cotisé n’est donc pas un signe d’assistanat mais la conséquence normale d’un système contributif non capitalisé. L’assistanat suppose absence de cotisation, absence de droit et condition de ressources, trois critères que la retraite contributive ne remplit pas.jeandu53 a écrit : 10 mai 2026 12:09 Mais à partir du moment où les vieux touchent plus, beaucoup plus, que ce qu'ils ont cotisé, et que ce qu'ils devraient toucher, au détriment des plus jeunes qui leur financent leurs pensions, on sort de la logique d'assurance, que vous le veuillez ou non, pour entrer dans une logique d'assistanat.
Et parler de "contrat intergénérationnel" est totalement fallacieux : il y a un système qui a été mis en place à une certaine époque, par ceux qui étaient décideurs à ce moment-là , mais les jeunes de l'époque n'ont jamais donné leur accord. Ni aucun jeune, d'ailleurs. Les gens de ma génération n'ont jamais donné leur accord pour se faire saigner pour financer le train de vie de privilégiés qui vivent mieux qu'eux.
Quant à l’idée que le contrat intergénérationnel serait illégitime parce que les jeunes n’ont pas consenti, elle invaliderait en réalité tous les systèmes collectifs : personne ne consent individuellement à financer l’école, la santé, la police, les routes ou la dette publique, et pourtant chacun en bénéficie. Les retraités d’aujourd’hui ont financé l’éducation, la santé et les services publics dont les jeunes ont profité pendant vingt ans ; refuser la logique intergénérationnelle dans un sens tout en l’acceptant dans l’autre n’est pas cohérent. Le vrai débat porte sur la répartition de l’effort entre générations et sur la soutenabilité du système, pas sur une prétendue assistance qui ne correspond ni aux faits ni aux critères de l’assistanat.
Imaginons qu'un jour, on décide de multiplier toutes les pensions par deux, et de doubler également les cotisations pour financer cet effort. Vous vous rendez compte que ça va poser un problème financier pour les actifs... Donc en cotisant, les retraités ont gagné le droit à une pension, mais pour le montant exact, rien n'est gravé dans le marbre. Quand le gouvernement décide d'indexer les pensions sur l'inflation, alors que les salaires, eux, ne le sont pas, il fait un choix, clairement favorable aux retraités, il leur fait un cadeau qui n'a rien à voir avec le fait, pour ces retraités, d'avoir jadis cotisé.
Certainement pas. Ma situation personnelle importe peu. Ce qui guide ma réflexion, c'est la situation de notre économie. Les cotisations pèsent sur le coût du travail, elles impactent aussi le pouvoir d'achat des travailleurs, alors pourtant qu'il est prouvé que les retraités vivent en moyenne aussi bien voire mieux que les actifs. J'estime donc qu'ils doivent être mis à contribution.Corvo a écrit : 10 mai 2026 12:45En fait vous êtes juste un gros jaloux.jeandu53 a écrit : 10 mai 2026 12:09 Mais à partir du moment où les vieux touchent plus, beaucoup plus, que ce qu'ils ont cotisé, et que ce qu'ils devraient toucher, au détriment des plus jeunes qui leur financent leurs pensions, on sort de la logique d'assurance, que vous le veuillez ou non, pour entrer dans une logique d'assistanat.
Et parler de "contrat intergénérationnel" est totalement fallacieux : il y a un système qui a été mis en place à une certaine époque, par ceux qui étaient décideurs à ce moment-là , mais les jeunes de l'époque n'ont jamais donné leur accord. Ni aucun jeune, d'ailleurs. Les gens de ma génération n'ont jamais donné leur accord pour se faire saigner pour financer le train de vie de privilégiés qui vivent mieux qu'eux.![]()
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Quel(le)s retraité(e)s doivent d'après vous être mis à contribution ?...jeandu53 a écrit : 10 mai 2026 12:56Je ne conteste pas le principe d'un système par répartition, je conteste les modalités. Des modalités qui ont été décidées au fil des ans, selon des arbitrages politiques presque toujours favorables aux retraités. Vous admettez vous-même que "le vrai débat porte sur la répartition de l’effort entre générations et sur la soutenabilité du système". Nous y voilà .Cépajuste a écrit : 10 mai 2026 12:40
Dire que les retraités sont des assistés parce qu’ils touchent plus que ce qu’ils ont cotisé repose sur une erreur de logique : dans un système par répartition, les cotisations n’achètent pas un capital mais ouvrent un droit, et la pension dépend de la richesse produite au moment où l’on est retraité, pas de la somme versée dans le passé. Toute génération qui vit dans une économie plus riche que celle où elle a travaillé recevra mécaniquement plus en valeur absolue. Recevoir plus en euros qu’on n’a cotisé n’est donc pas un signe d’assistanat mais la conséquence normale d’un système contributif non capitalisé. L’assistanat suppose absence de cotisation, absence de droit et condition de ressources, trois critères que la retraite contributive ne remplit pas.
Quant à l’idée que le contrat intergénérationnel serait illégitime parce que les jeunes n’ont pas consenti, elle invaliderait en réalité tous les systèmes collectifs : personne ne consent individuellement à financer l’école, la santé, la police, les routes ou la dette publique, et pourtant chacun en bénéficie. Les retraités d’aujourd’hui ont financé l’éducation, la santé et les services publics dont les jeunes ont profité pendant vingt ans ; refuser la logique intergénérationnelle dans un sens tout en l’acceptant dans l’autre n’est pas cohérent. Le vrai débat porte sur la répartition de l’effort entre générations et sur la soutenabilité du système, pas sur une prétendue assistance qui ne correspond ni aux faits ni aux critères de l’assistanat.
Imaginons qu'un jour, on décide de multiplier toutes les pensions par deux, et de doubler également les cotisations pour financer cet effort. Vous vous rendez compte que ça va poser un problème financier pour les actifs... Donc en cotisant, les retraités ont gagné le droit à une pension, mais pour le montant exact, rien n'est gravé dans le marbre. Quand le gouvernement décide d'indexer les pensions sur l'inflation, alors que les salaires, eux, ne le sont pas, il fait un choix, clairement favorable aux retraités, il leur fait un cadeau qui n'a rien à voir avec le fait, pour ces retraités, d'avoir jadis cotisé.
Certainement pas. Ma situation personnelle importe peu. Ce qui guide ma réflexion, c'est la situation de notre économie. Les cotisations pèsent sur le coût du travail, elles impactent aussi le pouvoir d'achat des travailleurs, alors pourtant qu'il est prouvé que les retraités vivent en moyenne aussi bien voire mieux que les actifs. J'estime donc qu'ils doivent être mis à contribution.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Lorsque vous dites que les retraités sont des assistés, vous niez le système par répartition dans son principe.jeandu53 a écrit : 10 mai 2026 12:56 Je ne conteste pas le principe d'un système par répartition, je conteste les modalités.
Un système contributif peut être trop généreux, mal équilibré, injuste pour les jeunes, ou mal adapté à la démographie, ce sont des critiques légitimes. Mais cela n’en fait pas un système d’assistance, car les retraités ont cotisé, ont accumulé des droits, et ne touchent pas une prestation conditionnée à leurs ressources. Le vrai débat porte donc sur l’équilibre des paramètres, pas sur la nature du système : comment répartir l’effort entre générations, comment ajuster les indexations, comment garantir la soutenabilité. C’est un débat de calibration, pas un débat de définition.
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Re: Marine Le Pen opère un nouveau revirement idéologique en dénonçant l’« assistanat »
Le notion d'assistanat n'est pas attachée à tel ou tel mécanisme, elle dépend des modalités de ce mécanisme. Quand on accorde aux bénéficiaires de telle ou telle prestation un montant trop élevé, plus élevé que ce à quoi ils pourraient légitimement prétendre, alors on bascule de la solidarité ou de l'assurance (selon les cas) vers l'assistanat.
MLP a dit qu'elle est contre l'assistanat mais pour la solidarité. Mais comment fixer la limite entre les deux ? Par exemple, si on accorde un minimum vieillesse de 200 € aux vieux qui n'ont pas assez cotisé pour avoir droit à plus, on pourra dire que c'est là un mécanisme de solidarité très basique. Si on leur accorde 1500 €, plus qu'à certains pensionnés qui ont cotisé pendant 40 ans ou plus, on bascule dans une forme d'assistanat.
Idem avec les retraités. Le simple fait qu'un retraité perçoive une pension de retraite en contrepartie du fait d'avoir cotisé ne fait pas de lui un assisté. Mais si on lui double sa pension pour lui permettre de toucher 5000 € par mois, alors il devient assisté : ce montant est excessif, et on passe de la logique d'assurance à une forme d'assistant.
Donc en résumé :
- j'estime que les retraités, dans leur globalité, sont des assistés, non pas parce qu'ils sont retraités, mais parce qu'ils perçoivent trop, beaucoup plus que ce à quoi ils peuvent légitimement prétendre compte tenu de ce qu'ils ont cotisé et compte tenu du contexte démographique et économique actuel,
- je refuse l'argument "j'ai cotisé donc j'ai droit" : tu as cotisé, donc tu as droit à une pension, mais tu n'as pas forcément droit à une pension qui te permet de vivre mieux que les actifs, et tu n'as forcément le droit de bénéficier d'un système qui coûte 14% du PIB,
- il n'a jamais été dit dans un quelconque contrat intergénérationnel, qui, s'il a vraiment existé, a été élaboré il y a 80 ans, que les retraités devaient coûter 14% du PIB pour permettre aux retraités de vivre mieux que les actifs.
MLP a dit qu'elle est contre l'assistanat mais pour la solidarité. Mais comment fixer la limite entre les deux ? Par exemple, si on accorde un minimum vieillesse de 200 € aux vieux qui n'ont pas assez cotisé pour avoir droit à plus, on pourra dire que c'est là un mécanisme de solidarité très basique. Si on leur accorde 1500 €, plus qu'à certains pensionnés qui ont cotisé pendant 40 ans ou plus, on bascule dans une forme d'assistanat.
Idem avec les retraités. Le simple fait qu'un retraité perçoive une pension de retraite en contrepartie du fait d'avoir cotisé ne fait pas de lui un assisté. Mais si on lui double sa pension pour lui permettre de toucher 5000 € par mois, alors il devient assisté : ce montant est excessif, et on passe de la logique d'assurance à une forme d'assistant.
Donc en résumé :
- j'estime que les retraités, dans leur globalité, sont des assistés, non pas parce qu'ils sont retraités, mais parce qu'ils perçoivent trop, beaucoup plus que ce à quoi ils peuvent légitimement prétendre compte tenu de ce qu'ils ont cotisé et compte tenu du contexte démographique et économique actuel,
- je refuse l'argument "j'ai cotisé donc j'ai droit" : tu as cotisé, donc tu as droit à une pension, mais tu n'as pas forcément droit à une pension qui te permet de vivre mieux que les actifs, et tu n'as forcément le droit de bénéficier d'un système qui coûte 14% du PIB,
- il n'a jamais été dit dans un quelconque contrat intergénérationnel, qui, s'il a vraiment existé, a été élaboré il y a 80 ans, que les retraités devaient coûter 14% du PIB pour permettre aux retraités de vivre mieux que les actifs.