Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
E. Macron en lice pour le Nobel de la paix !
Il a réussi à faire signer Trump en l'emmenant à Versailles !
Il a réussi à faire signer Trump en l'emmenant à Versailles !
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Ben notons quand même qu'ils ont envoyé au paradis ou en enfer quelques figures importantes du régime iranien dont le guide suprême...Kabé a écrit : 18 juin 2026 14:56 Voici, les 14 points du projet de mémorandum :
1. Les Etats-Unis et l’Iran s’engagent à une « cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban », et s’engagent à ne pas « menacer ni utiliser la force les uns contre les autres ». L’accord final confirmera la « fin définitive de la guerre sur tous les fronts », notamment au Liban.
2. Les Etats-Unis et l’Iran s’engagent à « respecter mutuellement l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’autre », et à ne pas « interférer dans les affaires internes » de l’autre pays.
3. Les deux pays s’engagent à « négocier un accord final dans un délai de soixante jours », qui peut être étendu si les deux parties y consentent.
4. Les Etats-Unis s’engagent à lever leur blocus naval du détroit d’Ormuz dans un délai de trente jours après la signature du protocole d’accord, période pendant laquelle le trafic maritime sera « rétabli par la République d’Iran dans les proportions d’avant-guerre ». Washington s’engage aussi à retirer ses forces des zones environnantes dans les trente jours suivant la conclusion de l’accord final.
5. Dès la signature du protocole d’accord, l’Iran « mettra tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité et sans frais des navires commerciaux, pendant une période de soixante jours seulement, entre le golfe Persique et la mer d’Oman et vice-versa ». « Le trafic des navires commerciaux débutera immédiatement et, compte tenu de la nécessité pour la République islamique d’Iran de lever les obstacles techniques et militaires et de procéder au déminage, il sera pleinement opérationnel dans un délai de trente jours. » Un dialogue devra alors être engagé avec Oman pour définir « la future gestion et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz » en concertation avec les autres Etats du golfe Persique, « conformément au droit international applicable et aux droits souverains des Etats côtiers ».
6. « Les Etats-Unis s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan définitif, convenu d’un commun accord, d’un montant d’au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique de la République islamique d’Iran », dont les modalités de mise en œuvre doivent être finalisées lors des négociations de l’accord final.
7. Les Etats-Unis s’engagent à « lever toutes les sanctions » contre l’Iran, celles du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), comme les sanctions unilatérales, si un accord définitif était conclu à l’issue d’une période de négociation de soixante jours.
8. L’Iran réaffirme qu’il « ne se procurera pas ni ne développera d’arme nucléaire ». Les deux pays affirment qu’ils discuteront d’un mécanisme permettant de traiter les stocks iraniens « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA ». Les termes relatifs aux besoins en matière nucléaire de l’Iran seront discutés pendant les négociations de l’accord final pour parvenir à un « accord mutuel ».
9. En attendant la signature d’un accord final, les deux pays s’engagent à « maintenir le statu quo » : l’Iran le maintiendra quant à l’avancement de son programme nucléaire, tandis que les Etats-Unis s’engagent à ne pas imposer de nouvelles sanctions ni déployer de forces additionnelles dans la région.
10. « Dès la signature du protocole d’accord et jusqu’à la levée des sanctions, le ministère des finances américain accordera des dérogations pour l’exportation de pétrole brut, de produits pétroliers et de dérivés iraniens, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions et services bancaires, les transports, etc. ».
11. Les Etats-Unis s’engagent par ailleurs à « rendre pleinement disponibles les fonds et avoirs gelés ou soumis à des restrictions » d’Iran une fois les termes du protocole d’accord « mis en œuvre » par l’Iran.
12. Les deux pays s’accordent pour qu’un mécanisme d’exécution soit mis en place pour surveiller la mise en œuvre de ce protocole d’accord et le respect de l’accord final.
13. Les négociations en vue de l’accord final commenceront lorsque le protocole aura été signé, et les paragraphes 1, 4, 5, 10 et 11 auront été mis en place.
14. L’accord final sera soutenu par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU.
https://www.lemonde.fr/international/ar ... _3210.html
Bref, avec la levée des sanctions, 300 milliards de dollars d'investissements, le déblocage des 24 milliards de dollars gelés, la gestion partagée avec l'Oman (péage ?) après les 60 jours de négociations et un programme nucléaire qui correspond à celui de l'accord de 2015, il est difficile de conclure que l'Iran sort comme perdant de cette guerre : c'est beaucoup mieux qu'avant le 28 février. En dehors, bien sûr, d'avoir subi des destructions et des pertes de vies. Un régime plus radicale en place, une répression de sa population qui part de plus belle.
C'était quoi le but de cette guerre ?
D'ailleurs, le premier point fait que cet accord est mort-né : Israël ne coopérera pas.
D'ailleurs le fiston se fait plutôt discret, il semblerait que dans cette opération rondement menée il ait subi quelques blessures....
Mais tout cela laisse un goût amer....
Trump s'est fait mener par le bout du nez et il devait invoquer tous les saints du ciel pour trouver un prétexte à l'arrêt de ce merdier.
Israël n'est pas plus à l'abri sur le moyen et long terme.
Les fanatiques sont toujours au pouvoir et les exécutions continuent.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
scorpion3917 a écrit : 18 juin 2026 15:50 Ben notons quand même qu'ils ont envoyé au paradis ou en enfer quelques figures importantes du régime iranien dont le guide suprême...
D'ailleurs le fiston se fait plutôt discret, il semblerait que dans cette opération rondement menée il ait subi quelques blessures....
Mais tout cela laisse un goût amer....
Trump s'est fait mener par le bout du nez et il devait invoquer tous les saints du ciel pour trouver un prétexte à l'arrêt de ce merdier.
Israël n'est pas plus à l'abri sur le moyen et long terme.
Les fanatiques sont toujours au pouvoir et les exécutions continuent.
Mwouais... Les fanatiques qui sont au pouvoir en Iran maintenant sont plus fanatiques que ceux d'avant.
Même dans le propre camp de Trump, ils ne sont pas content :
Les républicains du Sénat s'alarment de l'accord de Trump avec l'Iran
L’accord du président Trump pour rouvrir le détroit d’Ormuz en échange de la levée des sanctions contre l’Iran est en train de recevoir beaucoup de critiques de la part des républicains du Sénat et ils avertissent que donner au régime théocratique iranien l’accès à des milliards de dollars de secours économiques serait une « gaffe » majeure.
Certains républicains avertissent que le résultat probable du conflit de plus de 100 jours ne vaut pas le coût pour la nation: la vie de 13 membres du service américain et plus de $100 milliards dépensés.
« Ronald Reagan se retourne dans sa tombe », a fumé Sen. Bill Cassidy (R-La.) dans un message sur les réseaux sociaux, qualifiant la guerre et son résultat de « pire bourde de politique étrangère depuis des décennies ».
« Les ambitions nucléaires de l’Iran n’ont pas été freinées, et ils ont appris que la menace du détroit d’Ormuz fonctionne et l’exploitera sans aucun doute à l’avenir. Maintenant, l'Iran peut construire une infrastructure flambant neuve dans le cadre de cet accord", a-t-il écrit sur la plateforme sociale X.
"Maintenant, 13 Américains sont morts, les familles ont payé des milliards à la pompe, les sanctions seront levées, et le bombardement a cessé", a-t-il poursuivi.
La plus inquiétante pour certains critiques du GOP du Sénat est que l’accord lèvera immédiatement les sanctions sur les exportations de pétrole iranien et pourrait conduire au dégel des actifs iraniens dans le monde.
« L’histoire enseigne que donner des milliards de dollars aux fous théocratiques qui veulent nous tuer n’est pas une bonne idée. Je pense que le président reçoit de très mauvais conseils sur cet accord", a déclaré Sen. Ted Cruz (R-Texas).
L’accord laisse ouvert l’avenir du programme nucléaire iranien et n’interdit pas clairement à l’Iran de percevoir des péages sur le détroit d’Ormuz à un moment donné à l’avenir, selon les sénateurs qui ont examiné l’accord.
Il laisse également ouvert l’avenir du programme de missiles iraniens, qui reste robuste même après des semaines de bombardements américains et israéliens, selon les estimations des renseignements.
Une évaluation classifiée de la CIA a estimé que l'Iran avait encore 70% de son stock de missiles d'avant-guerre et 75% de ses lance-missiles mobiles, selon un rapport du Washington Post.
(...)
Sen. Thom Tillis (R-N.C.) a déclaré qu’il était difficile de soutenir que la décision de Trump d’ordonner des frappes de missiles conjoints avec Israël contre l’Iran fin février a produit un résultat pour justifier le coût des vies et des munitions.
« Vous devez faire l’équilibre des comptes: cent milliards à peu près, peut-être plus, dépensés aujourd’hui; 13 morts, 365 blessés, blessés; nos partenaires au Moyen-Orient ont bombardé, ils ont eu des victimes. Il doit y avoir beaucoup de retour là -dessus", a déclaré Tillis, résumant le coût du conflit.
(...)
Trump s’est retiré de l’accord d’Obama sur l’Iran en mai 2018. À l’époque, l’administration Trump a déclaré que l’accord d’Obama « enrichissait le régime iranien et permettait son comportement malveillant ». L’administration de l’époque a également déclaré qu’elle avait retardé la « capacité de l’Iran à poursuivre les armes nucléaires » tout en « lui permettant de préserver la recherche et le développement nucléaires ».
Cassidy a déclaré que le nouveau protocole d’entente de Trump avec l’Iran « va laisser l’Iran plus fort, et il va laisser nos alliés plus faibles, et cela pourrait engager l’argent des contribuables américains ».
https://thehill.com/homenews/senate/592 ... -backlash/
Modifié en dernier par Kabé le 18 juin 2026 16:19, modifié 1 fois.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Je voulais savoir...
Question : "Quel était le contenu exact et détaillé de l'accord sur le nucléaire signé en 2015 avec l'Iran ?"
Réponse :
"L'accord signé le 14 juillet 2015 avec l'Iran s'appelle officiellement le Plan d'action global commun (en anglais Joint Comprehensive Plan of Action, ou JCPOA). Il a été conclu entre l'Iran et les P5+1 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne), avec la coordination de l'Union européenne. Il a ensuite été entériné par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies.
L'idée centrale était un échange :
. L'Iran accepte des restrictions très importantes et vérifiables sur son programme nucléaire.
. En contrepartie, les sanctions internationales liées au nucléaire sont progressivement levées.
Voici le contenu détaillé.
1. Les engagements de l'Iran
A. Limitation de l'enrichissement de l'uranium
L'Iran pouvait continuer à enrichir de l'uranium, mais sous des limites très strictes.
Taux maximal d'enrichissement
Pendant 15 ans :
enrichissement limité à 3,67 % d'uranium-235.
À titre de comparaison :
combustible civil : environ 3–5 % ;
recherche : 20 % ;
arme nucléaire : environ 90 %.
Autrement dit, le JCPOA interdisait toute production d'uranium proche du niveau militaire.
Stock maximal
L'Iran ne pouvait conserver que :
300 kg d'uranium faiblement enrichi.
Avant l'accord :
environ 10 tonnes.
Cela représentait une réduction d'environ 98 % du stock.
B. Réduction des centrifugeuses
Avant le JCPOA :
environ 19 000 centrifugeuses.
Après :
seulement 6 104 conservées ;
seulement 5 060 autorisées à enrichir de l'uranium.
Et uniquement :
. sur le site de Natanz Nuclear Facility.
Les autres étaient démontées et placées sous surveillance.
C. Le site souterrain de Fordow
Le site de Fordow Fuel Enrichment Plant, profondément enfoui sous une montagne, inquiétait particulièrement les Occidentaux.
Pendant 15 ans :
. aucun enrichissement d'uranium ;
. aucune matière fissile.
Le site devenait essentiellement un centre de recherche scientifique.
D. Le réacteur d'Arak
Le réacteur à eau lourde d'Arak Heavy Water Reactor pouvait produire du plutonium utilisable dans une arme nucléaire.
Le JCPOA imposait :
. une refonte complète du cœur du réacteur ;
. l'exportation du combustible usé ;
. l'interdiction de produire du plutonium de qualité militaire.
Aucun nouveau réacteur de ce type ne pouvait être construit pendant 15 ans.
E. Recherche sur les centrifugeuses
L'Iran pouvait poursuivre certaines recherches.
En revanche :
. développement très encadré ;
. interdiction de déployer massivement des centrifugeuses avancées avant plusieurs années.
L'objectif était d'éviter une montée rapide des capacités industrielles
2. Les inspections
C'était probablement l'aspect le plus novateur.
L'Agence internationale de l'énergie atomique obtenait des pouvoirs de contrôle très étendus.
Elle pouvait :
. inspecter les installations nucléaires ;
. surveiller les stocks d'uranium ;
. contrôler les centrifugeuses ;
. suivre la production d'équipements nucléaires ;
. utiliser des caméras, scellés électroniques et capteurs.
Certaines obligations de transparence devaient durer 20 à 25 ans, voire indéfiniment dans le cadre des garanties de l'AIEA
3. Les sites militaires
Question très sensible.
Les inspecteurs ne pouvaient pas entrer librement sur une base militaire.
En revanche :
s'ils soupçonnaient une activité nucléaire clandestine,ils pouvaient demander l'accès.
En cas de refus :
. une commission mixte statuait ;
. l'Iran pouvait être contraint d'autoriser l'inspection dans un délai maximal d'environ 24 jours.
Les critiques du texte estimaient que ce délai permettait de masquer des traces ; les défenseurs répondaient que certaines preuves nucléaires restent détectables bien au-delà de ce délai.
4. Les sanctions levées
En échange, une grande partie des sanctions liées au nucléaire était suspendue.
Étaient concernées notamment :
. exportations de pétrole ;
. banques ;
. assurance ;
. transport maritime ;
. commerce international ;
. investissements étrangers ;
. accès au système financier international.
Certaines entreprises et personnes iraniennes étaient retirées des listes de sanctions.
Mais certaines sanctions restaient
Le JCPOA ne supprimait pas :
.les sanctions liées au terrorisme ;
. les sanctions liées aux droits humains ;
. les sanctions concernant les missiles balistiques.
Ces régimes de sanctions continuaient d'exister séparément.
5. Le mécanisme de « snapback »
C'était une garantie essentielle pour les puissances occidentales.
Si l'Iran violait gravement l'accord :
. n'importe quel participant pouvait saisir le Conseil de sécurité de l'ONU ;
. sauf décision contraire du Conseil, les anciennes sanctions de l'ONU étaient automatiquement rétablies.
Autrement dit :
aucun veto russe ou chinois ne pouvait empêcher le retour des sanctions.
C'était une innovation juridique importante.
6. Les « clauses de temporisation » (sunset clauses)
L'accord n'était pas permanent.
Les principales échéances étaient :
Durée Mesure
8 ans assouplissement de certaines restrictions sur la R&D des centrifugeuses
10 ans limitation du nombre de centrifugeuses principales
15 ans fin des plafonds de 3,67 % d'enrichissement et de 300 kg de stock, ainsi que des restrictions sur Fordow
20–25 ans certaines obligations de surveillance spécifiques
Permanente application des garanties nucléaires de l'AIEA et engagement de ne pas rechercher l'arme nucléaire
Ces « clauses de temporisation » ont été l'un des principaux points de critique de l'accord.
7. Ce que l'accord ne couvrait pas
Le JCPOA ne traitait pas :
. le programme de missiles balistiques iranien ;
. l'influence régionale de l'Iran (Syrie, Irak, Liban, Yémen) ;
. le soutien à des groupes armés ;
. les droits de l'homme.
Il portait exclusivement sur le risque de prolifération nucléaire
En résumé
Le JCPOA reposait sur un compromis :
L'Iran acceptait de réduire fortement ses capacités nucléaires, de limiter l'enrichissement de l'uranium, de diminuer son stock, de transformer certaines installations et de se soumettre à des inspections renforcées.
Les autres signataires levaient progressivement les sanctions économiques liées au nucléaire et permettaient à l'Iran de réintégrer les échanges commerciaux internationaux.
L'objectif était de porter à environ un an le temps théorique dont l'Iran aurait eu besoin pour produire suffisamment de matière fissile pour une arme nucléaire (« breakout time »), contre seulement quelques mois auparavant.
---------
Question : Combien d'années de négociations ont elles été nécessaires pour en arriver à l'accord de 2015 ?
Au total
On peut distinguer plusieurs durées selon le point de départ retenu :
2003 → 2015 : environ 12 ans de négociations diplomatiques.
2013 → 2015 : environ 2 ans de négociations intensives ayant directement conduit au texte final.
2014 → juillet 2015 : environ 18 mois de négociations techniques extrêmement détaillées.
En pratique, les historiens considèrent que le JCPOA est l'aboutissement d'un processus de plus d'une décennie, rendu possible par la combinaison de fortes sanctions économiques, d'un changement politique en Iran et d'un engagement diplomatique soutenu des grandes puissances.
---------
Question : L'Iran a t il respecté le JCPOA depuis 2015 jusqu'à 2018 (l'année où Trump a mis fin à l'accord) ?
Oui, selon l'évaluation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran a globalement respecté les obligations nucléaires du JCPOA entre sa mise en œuvre (janvier 2016) et le retrait des États-Unis en mai 2018. Cette conclusion faisait alors largement consensus parmi les autres signataires de l'accord (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine et Union européenne.
Il existe toutefois des nuances importantes.
Ce que l'AIEA a constaté
Entre 2016 et mai 2018, les rapports trimestriels de l'AIEA ont confirmé que l'Iran respectait les principales limites imposées par le JCPOA :
. enrichissement limité à 3,67 % ;
. stock d'uranium enrichi maintenu sous le plafond autorisé ;
. nombre de centrifugeuses conforme aux limites ;
. réacteur d'Arak modifié conformément à l'accord ;
. inspections menées avec accès aux installations nucléaires prévues.
En mai 2018, quelques semaines après l'annonce du retrait américain, l'AIEA indiquait encore que :
. le stock d'uranium enrichi était d'environ 124 kg, bien en dessous de la limite de 300 kg ;
. le nombre de centrifugeuses en fonctionnement restait conforme ;
. les stocks d'eau lourde restaient sous le plafond autorisé
Y a-t-il eu des incidents ?
Oui, mais ils ont été jugés mineurs.
Par exemple :
. à deux reprises (2016 et 2017), l'Iran a dépassé très légèrement la limite de stockage d'eau lourde ;
. ces excédents ont rapidement été exportés ou corrigés, et ils n'ont pas été considérés comme des violations substantielles du JCPOA.
------
Question : Pourquoi les États-Unis se sont-ils retirés si l'Iran respectait l'accord ?
C'est un point souvent mal compris.
Lorsque le président américain de l'époque, Donald Trump, a annoncé le retrait des États-Unis le 8 mai 2018, il n'a pas affirmé que l'AIEA avait conclu à une violation technique majeure du JCPOA.
Son administration estimait plutôt que l'accord était insuffisant parce qu'il :
. comportait des clauses temporaires ("sunset clauses") ;
. ne couvrait pas le programme de missiles balistiques iranien ;
. ne traitait pas du soutien de l'Iran à des groupes armés dans la région ;
. permettrait, à terme, à l'Iran de reprendre légalement certaines activités nucléaires une fois les restrictions expirées.
Autrement dit, le retrait américain reposait principalement sur une critique de la conception de l'accord, plus que sur l'idée que l'Iran le violait déjà .
------
Question : Quand l'Iran a-t-il commencé à ne plus respecter le JCPOA ?
Après le retrait américain et le rétablissement des sanctions.
. L'Iran est resté dans les limites de l'accord pendant environ un an encore, puis, à partir de mai-juillet 2019, il a commencé à dépasser progressivement les plafonds :
. stock d'uranium supérieur à 300 kg ;
. enrichissement au-delà de 3,67 % ;
. installation de centrifugeuses plus avancées ;
. puis, dans les années suivantes, enrichissement jusqu'à 20 %, puis 60 %
--------
Question : Où en est-on avec le nouvel accord sur le nucléaire signé hier conjointement par Trump et l'Iran ? Y a t il une avancée par rapport à l'accord de 2015, ou bien un recul ou bien en est-on au même point ?
À ce stade, il faut distinguer deux choses importantes :
. Ce qui a effectivement été signé hier ;
. Le futur accord nucléaire qui reste encore à négocier.
Le document signé n'est pas un nouveau JCPOA complet comparable à celui de 2015. Il s'agit d'un protocole d'accord (Memorandum of Understanding, MoU) de 14 points qui vise principalement à mettre fin aux hostilités et à créer un cadre pour des négociations sur le nucléaire et les sanctions.
Que prévoit ce protocole ?
Les principaux éléments rendus publics sont :
. prolongation d'un cessez-le-feu de 60 jours ;
. réouverture du détroit d'Ormuz à la navigation commerciale ;
. engagement américain d'entamer la levée de certaines sanctions et de débloquer une partie des avoirs iraniens gelés ;
. engagement iranien à ne pas développer ni acquérir d'arme nucléaire ;
. ouverture de négociations techniques avec l'AIEA pour définir les modalités de vérification.
Est-ce plus ambitieux que le JCPOA de 2015 ?
Pour l'instant, non.
En réalité, sur le volet nucléaire pur, le texte public est beaucoup moins précis que le JCPOA.
Le JCPOA de 2015 comportait des dispositions extrêmement détaillées :
. plafond d'enrichissement à 3,67 % ;
. limite de 300 kg d'uranium enrichi ;
. nombre maximal de centrifugeuses ;
. transformation du site de Fordow ;
. modification du réacteur d'Arak ;
. calendrier précis des inspections ;
. mécanisme de rétablissement automatique ("snapback") des sanctions.
Le protocole signé cette semaine ne contient pas encore ce niveau de détail. Il affirme surtout un principe : l'Iran renonce à l'arme nucléaire, mais les paramètres techniques doivent être négociés dans les semaines qui viennent.
Y a-t-il malgré tout des avancées par rapport à 2015 ?
Potentiellement, oui.
Les négociations annoncées devraient porter sur plusieurs sujets qui n'étaient pas (ou très peu) couverts par le JCPOA :
. le niveau maximal d'enrichissement autorisé à long terme ;
. le devenir du stock actuel d'uranium enrichi à 60 % ;
. les inspections de l'AIEA après la suspension de leur coopération en 2025 ;
. les garanties contre une reprise rapide du programme nucléaire ;
. le calendrier de levée des sanctions américaines.
En revanche, les informations publiques ne montrent pas encore que le futur accord inclurait des contraintes nouvelles sur les missiles balistiques ou sur la politique régionale iranienne, deux points qui avaient motivé le retrait américain du JCPOA en 2018.
Conclusion
À ce jour, je ne dirais ni qu'il s'agit d'une avancée ni d'un recul par rapport au JCPOA sur le plan nucléaire.
. Comme accord de paix et de désescalade, c'est une avancée diplomatique importante : il met fin aux hostilités et relance le dialogue.
. Comme accord nucléaire, il est pour l'instant moins complet et moins contraignant que le JCPOA de 2015. Il fixe un objectif politique, mais pas encore les mécanismes techniques qui faisaient la force de l'accord de 2015. La véritable comparaison ne pourra être faite qu'une fois les négociations techniques abouties.
Source : IA
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Mon point de vue : quand on voit le sacré boulot qui a été effectué durant plus d'une décennie, je me demande si ça valait le coup de tout déchirer en quelques minutes par Trump en 2018. Qui plus est : en obligeant les autres signataires de l'accord à obtempérer à la suite de Trump au risque de menaces de sanctions ! Et il y a eu des sanctions de Trump (contre BNP Paribas, entre autres). = "Je me retire mais, les autres signataires, je vous oblige à faire de même."
Il aurait été plus simple et judicieux de compléter l'accord sur les aspects qui avaient été mis de côté à l'époque (comme tout ce qui concernait les missiles balistiques et les menées nuisibles de l'Iran avec ses proxys contre Israël)
Autre gros problème : quelle crédibilité accorder à un pays comme les Etats-Unis qui se dégagent unilatéralement d'un accord que l'Iran avait respecté ?
Et quelle crédibilité lui accorder aujourd'hui avec un nouveau protocole d'accord qui paraît bien fragile et rédigé à la hâte à la suite d'une guerre d'agression terrible menée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël ? Tout en devant retenir qu'Israël n'est pas partie prenante de cet accord et qu'il est clairement laissé de côté ?
Trump ne fait qu'ajouter du bordel à du bordel ! Un éléphant dans un jeu de quilles...
Question : "Quel était le contenu exact et détaillé de l'accord sur le nucléaire signé en 2015 avec l'Iran ?"
Réponse :
"L'accord signé le 14 juillet 2015 avec l'Iran s'appelle officiellement le Plan d'action global commun (en anglais Joint Comprehensive Plan of Action, ou JCPOA). Il a été conclu entre l'Iran et les P5+1 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne), avec la coordination de l'Union européenne. Il a ensuite été entériné par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies.
L'idée centrale était un échange :
. L'Iran accepte des restrictions très importantes et vérifiables sur son programme nucléaire.
. En contrepartie, les sanctions internationales liées au nucléaire sont progressivement levées.
Voici le contenu détaillé.
1. Les engagements de l'Iran
A. Limitation de l'enrichissement de l'uranium
L'Iran pouvait continuer à enrichir de l'uranium, mais sous des limites très strictes.
Taux maximal d'enrichissement
Pendant 15 ans :
enrichissement limité à 3,67 % d'uranium-235.
À titre de comparaison :
combustible civil : environ 3–5 % ;
recherche : 20 % ;
arme nucléaire : environ 90 %.
Autrement dit, le JCPOA interdisait toute production d'uranium proche du niveau militaire.
Stock maximal
L'Iran ne pouvait conserver que :
300 kg d'uranium faiblement enrichi.
Avant l'accord :
environ 10 tonnes.
Cela représentait une réduction d'environ 98 % du stock.
B. Réduction des centrifugeuses
Avant le JCPOA :
environ 19 000 centrifugeuses.
Après :
seulement 6 104 conservées ;
seulement 5 060 autorisées à enrichir de l'uranium.
Et uniquement :
. sur le site de Natanz Nuclear Facility.
Les autres étaient démontées et placées sous surveillance.
C. Le site souterrain de Fordow
Le site de Fordow Fuel Enrichment Plant, profondément enfoui sous une montagne, inquiétait particulièrement les Occidentaux.
Pendant 15 ans :
. aucun enrichissement d'uranium ;
. aucune matière fissile.
Le site devenait essentiellement un centre de recherche scientifique.
D. Le réacteur d'Arak
Le réacteur à eau lourde d'Arak Heavy Water Reactor pouvait produire du plutonium utilisable dans une arme nucléaire.
Le JCPOA imposait :
. une refonte complète du cœur du réacteur ;
. l'exportation du combustible usé ;
. l'interdiction de produire du plutonium de qualité militaire.
Aucun nouveau réacteur de ce type ne pouvait être construit pendant 15 ans.
E. Recherche sur les centrifugeuses
L'Iran pouvait poursuivre certaines recherches.
En revanche :
. développement très encadré ;
. interdiction de déployer massivement des centrifugeuses avancées avant plusieurs années.
L'objectif était d'éviter une montée rapide des capacités industrielles
2. Les inspections
C'était probablement l'aspect le plus novateur.
L'Agence internationale de l'énergie atomique obtenait des pouvoirs de contrôle très étendus.
Elle pouvait :
. inspecter les installations nucléaires ;
. surveiller les stocks d'uranium ;
. contrôler les centrifugeuses ;
. suivre la production d'équipements nucléaires ;
. utiliser des caméras, scellés électroniques et capteurs.
Certaines obligations de transparence devaient durer 20 à 25 ans, voire indéfiniment dans le cadre des garanties de l'AIEA
3. Les sites militaires
Question très sensible.
Les inspecteurs ne pouvaient pas entrer librement sur une base militaire.
En revanche :
s'ils soupçonnaient une activité nucléaire clandestine,ils pouvaient demander l'accès.
En cas de refus :
. une commission mixte statuait ;
. l'Iran pouvait être contraint d'autoriser l'inspection dans un délai maximal d'environ 24 jours.
Les critiques du texte estimaient que ce délai permettait de masquer des traces ; les défenseurs répondaient que certaines preuves nucléaires restent détectables bien au-delà de ce délai.
4. Les sanctions levées
En échange, une grande partie des sanctions liées au nucléaire était suspendue.
Étaient concernées notamment :
. exportations de pétrole ;
. banques ;
. assurance ;
. transport maritime ;
. commerce international ;
. investissements étrangers ;
. accès au système financier international.
Certaines entreprises et personnes iraniennes étaient retirées des listes de sanctions.
Mais certaines sanctions restaient
Le JCPOA ne supprimait pas :
.les sanctions liées au terrorisme ;
. les sanctions liées aux droits humains ;
. les sanctions concernant les missiles balistiques.
Ces régimes de sanctions continuaient d'exister séparément.
5. Le mécanisme de « snapback »
C'était une garantie essentielle pour les puissances occidentales.
Si l'Iran violait gravement l'accord :
. n'importe quel participant pouvait saisir le Conseil de sécurité de l'ONU ;
. sauf décision contraire du Conseil, les anciennes sanctions de l'ONU étaient automatiquement rétablies.
Autrement dit :
aucun veto russe ou chinois ne pouvait empêcher le retour des sanctions.
C'était une innovation juridique importante.
6. Les « clauses de temporisation » (sunset clauses)
L'accord n'était pas permanent.
Les principales échéances étaient :
Durée Mesure
8 ans assouplissement de certaines restrictions sur la R&D des centrifugeuses
10 ans limitation du nombre de centrifugeuses principales
15 ans fin des plafonds de 3,67 % d'enrichissement et de 300 kg de stock, ainsi que des restrictions sur Fordow
20–25 ans certaines obligations de surveillance spécifiques
Permanente application des garanties nucléaires de l'AIEA et engagement de ne pas rechercher l'arme nucléaire
Ces « clauses de temporisation » ont été l'un des principaux points de critique de l'accord.
7. Ce que l'accord ne couvrait pas
Le JCPOA ne traitait pas :
. le programme de missiles balistiques iranien ;
. l'influence régionale de l'Iran (Syrie, Irak, Liban, Yémen) ;
. le soutien à des groupes armés ;
. les droits de l'homme.
Il portait exclusivement sur le risque de prolifération nucléaire
En résumé
Le JCPOA reposait sur un compromis :
L'Iran acceptait de réduire fortement ses capacités nucléaires, de limiter l'enrichissement de l'uranium, de diminuer son stock, de transformer certaines installations et de se soumettre à des inspections renforcées.
Les autres signataires levaient progressivement les sanctions économiques liées au nucléaire et permettaient à l'Iran de réintégrer les échanges commerciaux internationaux.
L'objectif était de porter à environ un an le temps théorique dont l'Iran aurait eu besoin pour produire suffisamment de matière fissile pour une arme nucléaire (« breakout time »), contre seulement quelques mois auparavant.
---------
Question : Combien d'années de négociations ont elles été nécessaires pour en arriver à l'accord de 2015 ?
Au total
On peut distinguer plusieurs durées selon le point de départ retenu :
2003 → 2015 : environ 12 ans de négociations diplomatiques.
2013 → 2015 : environ 2 ans de négociations intensives ayant directement conduit au texte final.
2014 → juillet 2015 : environ 18 mois de négociations techniques extrêmement détaillées.
En pratique, les historiens considèrent que le JCPOA est l'aboutissement d'un processus de plus d'une décennie, rendu possible par la combinaison de fortes sanctions économiques, d'un changement politique en Iran et d'un engagement diplomatique soutenu des grandes puissances.
---------
Question : L'Iran a t il respecté le JCPOA depuis 2015 jusqu'à 2018 (l'année où Trump a mis fin à l'accord) ?
Oui, selon l'évaluation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran a globalement respecté les obligations nucléaires du JCPOA entre sa mise en œuvre (janvier 2016) et le retrait des États-Unis en mai 2018. Cette conclusion faisait alors largement consensus parmi les autres signataires de l'accord (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine et Union européenne.
Il existe toutefois des nuances importantes.
Ce que l'AIEA a constaté
Entre 2016 et mai 2018, les rapports trimestriels de l'AIEA ont confirmé que l'Iran respectait les principales limites imposées par le JCPOA :
. enrichissement limité à 3,67 % ;
. stock d'uranium enrichi maintenu sous le plafond autorisé ;
. nombre de centrifugeuses conforme aux limites ;
. réacteur d'Arak modifié conformément à l'accord ;
. inspections menées avec accès aux installations nucléaires prévues.
En mai 2018, quelques semaines après l'annonce du retrait américain, l'AIEA indiquait encore que :
. le stock d'uranium enrichi était d'environ 124 kg, bien en dessous de la limite de 300 kg ;
. le nombre de centrifugeuses en fonctionnement restait conforme ;
. les stocks d'eau lourde restaient sous le plafond autorisé
Y a-t-il eu des incidents ?
Oui, mais ils ont été jugés mineurs.
Par exemple :
. à deux reprises (2016 et 2017), l'Iran a dépassé très légèrement la limite de stockage d'eau lourde ;
. ces excédents ont rapidement été exportés ou corrigés, et ils n'ont pas été considérés comme des violations substantielles du JCPOA.
------
Question : Pourquoi les États-Unis se sont-ils retirés si l'Iran respectait l'accord ?
C'est un point souvent mal compris.
Lorsque le président américain de l'époque, Donald Trump, a annoncé le retrait des États-Unis le 8 mai 2018, il n'a pas affirmé que l'AIEA avait conclu à une violation technique majeure du JCPOA.
Son administration estimait plutôt que l'accord était insuffisant parce qu'il :
. comportait des clauses temporaires ("sunset clauses") ;
. ne couvrait pas le programme de missiles balistiques iranien ;
. ne traitait pas du soutien de l'Iran à des groupes armés dans la région ;
. permettrait, à terme, à l'Iran de reprendre légalement certaines activités nucléaires une fois les restrictions expirées.
Autrement dit, le retrait américain reposait principalement sur une critique de la conception de l'accord, plus que sur l'idée que l'Iran le violait déjà .
------
Question : Quand l'Iran a-t-il commencé à ne plus respecter le JCPOA ?
Après le retrait américain et le rétablissement des sanctions.
. L'Iran est resté dans les limites de l'accord pendant environ un an encore, puis, à partir de mai-juillet 2019, il a commencé à dépasser progressivement les plafonds :
. stock d'uranium supérieur à 300 kg ;
. enrichissement au-delà de 3,67 % ;
. installation de centrifugeuses plus avancées ;
. puis, dans les années suivantes, enrichissement jusqu'à 20 %, puis 60 %
--------
Question : Où en est-on avec le nouvel accord sur le nucléaire signé hier conjointement par Trump et l'Iran ? Y a t il une avancée par rapport à l'accord de 2015, ou bien un recul ou bien en est-on au même point ?
À ce stade, il faut distinguer deux choses importantes :
. Ce qui a effectivement été signé hier ;
. Le futur accord nucléaire qui reste encore à négocier.
Le document signé n'est pas un nouveau JCPOA complet comparable à celui de 2015. Il s'agit d'un protocole d'accord (Memorandum of Understanding, MoU) de 14 points qui vise principalement à mettre fin aux hostilités et à créer un cadre pour des négociations sur le nucléaire et les sanctions.
Que prévoit ce protocole ?
Les principaux éléments rendus publics sont :
. prolongation d'un cessez-le-feu de 60 jours ;
. réouverture du détroit d'Ormuz à la navigation commerciale ;
. engagement américain d'entamer la levée de certaines sanctions et de débloquer une partie des avoirs iraniens gelés ;
. engagement iranien à ne pas développer ni acquérir d'arme nucléaire ;
. ouverture de négociations techniques avec l'AIEA pour définir les modalités de vérification.
Est-ce plus ambitieux que le JCPOA de 2015 ?
Pour l'instant, non.
En réalité, sur le volet nucléaire pur, le texte public est beaucoup moins précis que le JCPOA.
Le JCPOA de 2015 comportait des dispositions extrêmement détaillées :
. plafond d'enrichissement à 3,67 % ;
. limite de 300 kg d'uranium enrichi ;
. nombre maximal de centrifugeuses ;
. transformation du site de Fordow ;
. modification du réacteur d'Arak ;
. calendrier précis des inspections ;
. mécanisme de rétablissement automatique ("snapback") des sanctions.
Le protocole signé cette semaine ne contient pas encore ce niveau de détail. Il affirme surtout un principe : l'Iran renonce à l'arme nucléaire, mais les paramètres techniques doivent être négociés dans les semaines qui viennent.
Y a-t-il malgré tout des avancées par rapport à 2015 ?
Potentiellement, oui.
Les négociations annoncées devraient porter sur plusieurs sujets qui n'étaient pas (ou très peu) couverts par le JCPOA :
. le niveau maximal d'enrichissement autorisé à long terme ;
. le devenir du stock actuel d'uranium enrichi à 60 % ;
. les inspections de l'AIEA après la suspension de leur coopération en 2025 ;
. les garanties contre une reprise rapide du programme nucléaire ;
. le calendrier de levée des sanctions américaines.
En revanche, les informations publiques ne montrent pas encore que le futur accord inclurait des contraintes nouvelles sur les missiles balistiques ou sur la politique régionale iranienne, deux points qui avaient motivé le retrait américain du JCPOA en 2018.
Conclusion
À ce jour, je ne dirais ni qu'il s'agit d'une avancée ni d'un recul par rapport au JCPOA sur le plan nucléaire.
. Comme accord de paix et de désescalade, c'est une avancée diplomatique importante : il met fin aux hostilités et relance le dialogue.
. Comme accord nucléaire, il est pour l'instant moins complet et moins contraignant que le JCPOA de 2015. Il fixe un objectif politique, mais pas encore les mécanismes techniques qui faisaient la force de l'accord de 2015. La véritable comparaison ne pourra être faite qu'une fois les négociations techniques abouties.
Source : IA
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Mon point de vue : quand on voit le sacré boulot qui a été effectué durant plus d'une décennie, je me demande si ça valait le coup de tout déchirer en quelques minutes par Trump en 2018. Qui plus est : en obligeant les autres signataires de l'accord à obtempérer à la suite de Trump au risque de menaces de sanctions ! Et il y a eu des sanctions de Trump (contre BNP Paribas, entre autres). = "Je me retire mais, les autres signataires, je vous oblige à faire de même."
Il aurait été plus simple et judicieux de compléter l'accord sur les aspects qui avaient été mis de côté à l'époque (comme tout ce qui concernait les missiles balistiques et les menées nuisibles de l'Iran avec ses proxys contre Israël)
Autre gros problème : quelle crédibilité accorder à un pays comme les Etats-Unis qui se dégagent unilatéralement d'un accord que l'Iran avait respecté ?
Et quelle crédibilité lui accorder aujourd'hui avec un nouveau protocole d'accord qui paraît bien fragile et rédigé à la hâte à la suite d'une guerre d'agression terrible menée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël ? Tout en devant retenir qu'Israël n'est pas partie prenante de cet accord et qu'il est clairement laissé de côté ?
Trump ne fait qu'ajouter du bordel à du bordel ! Un éléphant dans un jeu de quilles...
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Trump est vraiment un génie politique qui ne s'est pas fait piéger dans des guerres sans fin (avec beaucoup de GI morts) comme ses prédécesseurs.
De plus avec son plan de paix et les investissements qu'il comprend pour l'Iran (une sorte de plan Marshall) il ne gagne pas seulement la guerre mais aussi la paix.
Chapeau bas, l'artiste.
De plus avec son plan de paix et les investissements qu'il comprend pour l'Iran (une sorte de plan Marshall) il ne gagne pas seulement la guerre mais aussi la paix.
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Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
La principal enseignement de cette pantalonnade c’est qu’à part pour engraisser quelques industriels véreux et leurs actionnaires, il est complètement inutile de dépenser des centaines de milliards dans des armements sophistiqués. Les américains avec tout leur matos sont incapables de faire plier une puissance de second plan, déjà parce qu’ils ne veulent pas se battre, et plus fondamentalement parce que la guerre se joue désormais ailleurs. L’urgence est donc de laisser tomber les investissements ruineux et parfaitement inutiles engagés par Macron, notamment un porte avion totalement dispensable, et se concentrer sur la production de drones, les menaces numériques et les déstabilisations politiques.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Un truc en passant : les 300 milliards de dollars promis dans le plan pour la reconstruction de l'Iran, savez vous qui devra les payer ? Les monarchies du Golfe ! Alors qu'elles ne voulaient pas de cette guerre ! Il paraît que l' Arabie saoudite est furieuse et elle aurait annoncé qu'elle ne participera à ce financement. Donc, déjà un truc qui va foirer.
Israël aussi est furieux puisqu'il a été tenu à l'écart de ce plan. Et il poursuit ses bombardements contre le Hezbollah au Liban comme si de rien n'était alors que Trump ne veut pas de ça puisqu' il a laissé l'Iran associer sa survie à celle du Hezbollah au Liban. Donc un deuxième truc qui est mal embringué.
Sinon, une anecdote qui montre le culot de Trump : il a dit en conférence de presse qu'à présent c'est JD Vance qui devra entamer le premier cycle de négociations sérieuses dans quelques jours en Suisse. Mais il s'est empressé de préciser : " si la suite de l'accord ne fonctionne pas, et bien ce sera la faute de JD Vance ! "
Et ce, alors que JD Vance ne voulait pas de cette guerre !
Bref : j'ai comme l'impression que ce protocole d'accord en 14 points est déjà très mal barré.
En tout cas, la presse et les médias américains sont sur quasiment unanimes : Trump a baissé sa culotte devant l' Iran. Et même dans son camp, certains lui reprochent de ne pas être allé jusqu'au bout pour faire capituler l'Iran.
" Trump, always chickens out ! " = " Trump se dégonfle toujours !"
Israël aussi est furieux puisqu'il a été tenu à l'écart de ce plan. Et il poursuit ses bombardements contre le Hezbollah au Liban comme si de rien n'était alors que Trump ne veut pas de ça puisqu' il a laissé l'Iran associer sa survie à celle du Hezbollah au Liban. Donc un deuxième truc qui est mal embringué.
Sinon, une anecdote qui montre le culot de Trump : il a dit en conférence de presse qu'à présent c'est JD Vance qui devra entamer le premier cycle de négociations sérieuses dans quelques jours en Suisse. Mais il s'est empressé de préciser : " si la suite de l'accord ne fonctionne pas, et bien ce sera la faute de JD Vance ! "
Et ce, alors que JD Vance ne voulait pas de cette guerre !
Bref : j'ai comme l'impression que ce protocole d'accord en 14 points est déjà très mal barré.
En tout cas, la presse et les médias américains sont sur quasiment unanimes : Trump a baissé sa culotte devant l' Iran. Et même dans son camp, certains lui reprochent de ne pas être allé jusqu'au bout pour faire capituler l'Iran.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Et voilà , que les choses commencent déjà à se corser...
Ça va emmerder Trump, parce qu'il voulait se retirer de ce bourbier qu'il a lui-même créé avec Netanyahou...
L'Iran annonce son intention d'introduire des frais maritimes pour le détroit d'Ormuz
Téhéran affirme que les frais de couverture du coût de la gestion des voies navigables entreront en vigueur à la fin de la période de négociation de 60 jours.
L'Iran a annoncé son intention d'introduire un système de redevances maritimes dans le détroit d'Ormuz dans deux mois, après la période de négociation de 60 jours qui a été déclenchée par la signature du protocole d'accord.
Téhéran, revendiquant une victoire historique sur les États-Unis, a déclaré que le détroit était sous son contrôle et qu’un plan européen pour une mission navale d’escorte des navires, bien que le détroit ne serait pas le bienvenu.
L’avertissement est intervenu alors que le journal israélien Yedioth Ahronoth a rapporté que Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, avait déclaré qu’Israël « maintiendrait la zone de sécurité dans le sud du Liban tant que nos besoins en matière de sécurité l’exigeraient », faisant référence aux plus de 600 km2 de territoire libanais occupé par les troupes israéliennes le long de la frontière.
Sur l’Iran, Netanyahu a déclaré qu’Israël continuerait à « adhérer à l’objectif suprême » de ne pas permettre à Téhéran d’acquérir des armes nucléaires.
L’Iran insiste sur le fait que l’accord faisant référence à l’intégrité territoriale du Liban nécessite un retrait israélien complet, rendant Donald Trump responsable du retrait d’Israël.
Les attaques de drones israéliens et les bombardements d'artillerie se sont poursuivis jeudi matin. Le Hezbollah a revendiqué une série d’attaques contre les forces israéliennes dans la région de Kfar Tebnit-Ali al-Taher ces derniers jours.
Les menaces qui pèsent sur l’accord ont fait qu’une cérémonie officielle prévue vendredi, marquant la signature du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, a été annulée.
Trump et son homologue iranien, Masoud Pezeshkian, ont déjà signé personnellement le document, traduit en anglais et en farsi.
L’annulation de la cérémonie officielle signifie que le médiateur en chef, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, ne se rendra plus en Suisse, un coup porté au Pakistan qui aurait accueilli un moment sous les projecteurs mondiaux.
Le vice-président américain, JD Vance, a déclaré qu'il avait toujours l'intention de se rendre en Suisse, mais a admis qu'il ne savait pas ce qui se passerait.
...
https://www.theguardian.com/world/2026/ ... -of-hormuz
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Je regarde LCI en ce moment : l'Iran menace de refrapper Israël qui poursuit son offensive au Liban ( une quarantaine de morts aujourd'hui). Mais aussi de refermer le détroit d'Ormuz parce que les États Unis n'arrivent pas à contraindre Israël de cesser ses bombardements au Liban.
Bref : le bordel est en train de reprendre.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Il est clair qu'Israël n'aura jamais la paix avec un Iran qui a juré sa perte.Once a écrit : 19 juin 2026 17:57 Je regarde LCI en ce moment : l'Iran menace de refrapper Israël qui poursuit son offensive au Liban ( une quarantaine de morts aujourd'hui). Mais aussi de refermer le détroit d'Ormuz parce que les États Unis n'arrivent pas à contraindre Israël de cesser ses bombardements au Liban.
Bref : le bordel est en train de reprendre.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Certains exultent sur des ouïes dire alors que le match n'est pas encore terminé
Déjà l'Iran ont différé la signature de l'accord qui devait être fait dimanche en suisse
Et dont personne ne peut dire quel en est exactement le contenu
à force de vouloir trop prendre les américains pour des imbéciles ; la cruche va finir par casser
L'Allemagne ne l'avaient pas compris par 2 fois lors des 2 guerres mondiales à ses dépends
Déjà l'Iran ont différé la signature de l'accord qui devait être fait dimanche en suisse
Et dont personne ne peut dire quel en est exactement le contenu
à force de vouloir trop prendre les américains pour des imbéciles ; la cruche va finir par casser
L'Allemagne ne l'avaient pas compris par 2 fois lors des 2 guerres mondiales à ses dépends
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
J'ai entendu le contraire sur une chaîne d'info .. Il semble que l'AS a encouragé Trump à attaquer l'Iran.Once a écrit : 18 juin 2026 20:35 Un truc en passant : les 300 milliards de dollars promis dans le plan pour la reconstruction de l'Iran, savez vous qui devra les payer ? Les monarchies du Golfe ! Alors qu'elles ne voulaient pas de cette guerre ! Il paraît que l' Arabie saoudite est furieuse et elle aurait annoncé qu'elle ne participera à ce financement. Donc, déjà un truc qui va foirer.
Mais peut-être pas les autres monarchies du Golfe.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Je suis d'accord qu'il y a beaucoup d'enseignements militaires à tirer de ce conflit.Kelenner a écrit : 18 juin 2026 20:10 La principal enseignement de cette pantalonnade c’est qu’à part pour engraisser quelques industriels véreux et leurs actionnaires, il est complètement inutile de dépenser des centaines de milliards dans des armements sophistiqués. Les américains avec tout leur matos sont incapables de faire plier une puissance de second plan, déjà parce qu’ils ne veulent pas se battre, et plus fondamentalement parce que la guerre se joue désormais ailleurs. L’urgence est donc de laisser tomber les investissements ruineux et parfaitement inutiles engagés par Macron, notamment un porte avion totalement dispensable, et se concentrer sur la production de drones, les menaces numériques et les déstabilisations politiques.
Comme aussi du conflit en Ukraine, d'ailleurs.
Et je suis comme vous, circonspect sur la nécessité d'un porte-avions pour la France.
Il me semble que plus de frégates lance-missiles nous apporterait une bien plus grande flexibilité et disponibilité qu'un unique porte-avion.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
Néanmoins, savoir arrêter un conflit qui ne débouche pas sur les résultats escomptés, c'est une grande preuve d'intelligence.
Quand on compare Trump qui décide d'arrêter les frais et le bourbier avec l'entêtement meurtrier et criminel de Poutine en Ukraine, il n'y a vraiment pas photo.
J'aimerais bien que Trump appelle Poutine et lui dise :"Tu vois, ma guerre ne donnait pas tous les résultats escomptés, et bien avant d'avoir des milliers de morts de soldats américains, j'arrête les frais. Tu devrais faire comme moi, arrêter les frais et arrêter de massacrer la jeunesse russe en Ukraine dans ta guerre qui n'en finit pas."
Mais je rêve tout éveillé, probablement.
Quand on compare Trump qui décide d'arrêter les frais et le bourbier avec l'entêtement meurtrier et criminel de Poutine en Ukraine, il n'y a vraiment pas photo.
J'aimerais bien que Trump appelle Poutine et lui dise :"Tu vois, ma guerre ne donnait pas tous les résultats escomptés, et bien avant d'avoir des milliers de morts de soldats américains, j'arrête les frais. Tu devrais faire comme moi, arrêter les frais et arrêter de massacrer la jeunesse russe en Ukraine dans ta guerre qui n'en finit pas."
Mais je rêve tout éveillé, probablement.
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Re: Protocole d’accord au Moyen-Orient : Donald Trump, le dindon de sa force
et demain ,il dira le contraire ,,, c'est typique des fachosVictor a écrit : 19 juin 2026 19:23 Néanmoins, savoir arrêter un conflit qui ne débouche pas sur les résultats escomptés, c'est une grande preuve d'intelligence.
Quand on compare Trump qui décide d'arrêter les frais et le bourbier avec l'entêtement meurtrier et criminel de Poutine en Ukraine, il n'y a vraiment pas photo.
J'aimerais bien que Trump appelle Poutine et lui dise :"Tu vois, ma guerre ne donnait pas tous les résultats escomptés, et bien avant d'avoir des milliers de morts de soldats américains, j'arrête les frais. Tu devrais faire comme moi, arrêter les frais et arrêter de massacrer la jeunesse russe en Ukraine dans ta guerre qui n'en finit pas."
Mais je rêve tout éveillé, probablement.