Kelenner a écrit : 09 septembre 2026 11:44
Les « petits « partis de gauche, parmi lesquels il faut inclure le PS, n’ont que des mauvaises options parce qu’ils se posent les mauvaises questions. Avant de chercher un candidat, il faudrait déjà bosser sur un vrai programme qui donne envie aux électeurs de gauche de les soutenir, ce à quoi ils ont renoncé depuis des années.
Du coup :
soit ils présentent chacun leur candidat qui fera entre 2 et 5% et ne pèsera pas sur l’élection
- soit ils font une primaire « entre eux « , et même en admettant qu’un candidat de consensus se dégage, ce qui semble mal barré, il fera au mieux un poussif 10% qui ne servira à rien
- soit ils regardent la réalité en face et ils soutiennent directement Mélenchon (ou ils l’incluent dans la primaire, ce qui revient au même) et dans ce cas ils actent leur vassalisation.
Quel que soit leur choix, il sera donc perdant.
Vous parlez de bosser sur un vrai programme, mais le principe d'une primaire, c'est que chaque candidat a son propre programme. À partir de là , deux solutions : ou bien on fait une primaire entre des gens qui ont peu ou prou le même programme, c'est-à -dire une primaire fermée ; ou bien on fait une primaire ouverte allant de Ruffin à Glucksmann, et alors il faut s'attendre à des programmes très différents. C'est le choix entre la cohérence idéologique et le rassemblement le plus large.
La difficulté d'une primaire large, c'est qu'on voit mal Ruffin soutenir Glucksmann si c'est lui qui gagne, et inversement, on voit mal Glucksmann soutenir Ruffin. Rappelez-vous la primaire de 2017 où le vainqueur Hamon n'a pas été soutenu par les autres candidats, voire a été carrément trahi par Valls.
Le PS ne peut pas soutenir Mélenchon, ni l'inclure dans la primaire (de toute façon , Mélenchon ne veut pas participer à une primaire). L'écart idéologique est trop important.