Alors on peut essayer de se rassurer en se disant qu'ailleurs aussi, le niveau baisse.
Il n'en demeure pas moins que la situation de notre pays est assez catastrophique, et que ce déclin éducatif est un signe supplémentaire du déclin global de notre pays.
Comme le pointe Fonck1, les parents ont aussi une grande part de responsabilité dans la baisse de niveau des élèves.
Quand on voit des parents qui n'hésitent pas à menacer le prof parce que leur gamin n'a pas eu un 20, qu'il ne méritait pas, cela ne rehausse pas le niveau, bien au contraire !
Et quand on voit des lycéens se plaindre parce que l'épreuve du BAC est trop dure, cela sous-entend qu'il faudrait rabaisser le niveau de cette épreuve pour la mettre à la leur, il y a un gros problème à quelque part.
Les gamins ne veulent plus se rehausser mais que l'on se rabaisse à eux.
Par ailleurs, un jeune obtenir le BAC alors qu'il ne maîtrise aucunement les règles du français, prouve qu'il y a un gros relâchement de ce côté-là, comme sur d'autres matières...
Et que dire de cette course au meilleur entre écoles qui n'hésitent pas à rehausser la note de ses élèves (qui ne le méritent pas) pour afficher le meilleur taux de réussite...
Le problème vient à tous les strates de l'éducation qu'il faudrait revoir en profondeur et impliquer les parents dans la réussite de leur progéniture.
"La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une sœur"
Sœur Emmanuelle
"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
Ce n'est pas se "rassurer" ou relativiser, mais même si la France était très légèrement au-dessus de la moyenne OCDE dans les années 2000 et qu'elle est passé très légèrement en-dessous de la moyenne OCDE aujourd'hui, l'essentiel de la chute du niveau des élèves dans certaines matières est néanmoins commun à l'ensemble des pays de l'OCDE quand on regarde les graphiques.
Il faut donc se demander ce qui est commun à tous les pays de l'OCDE depuis 20-25 ans pour analyser cette baisse qui n'est pas franco-française.
«Il n'y a rien de plus terrible qu'un pouvoir illimité dans les mains d'un être borné.» Vassyl Symonenko (1935-1963)
De plus en plus, les structures éducatives et sociales sont considérées comme des prestataires de service se substituant au rôle éducatif familial. malgré les journées a rallonge, l'aide au devoirs, les éducateurs toujours plus nombreux, le niveau scolaire diminue d'année en année car à mon sens la structure familiale n'est bien souvent plus le pilier central educatif.
B Lemaire propose de commencer l'école dès 1 ans, quelle blague! en Norvège, l'école commence à 6 ans, ils ont un niveau scolaire bien plus élevé...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne
Quand il suffit de posséder la moindre calculatrice pour faire de l'arithmétique basique que les enfants ne maîtrisent pas.
Quand il suffit de faire appel à l'IA pour faire une dissert de philo qui obtiendra mention TB au bac.
Quand les jeunes passent 3 ou 4 h par jour sur leur portable, mais surtout pas pour se cultiver mais regarder des vidéos souvent violentes d'ailleurs.
Quand des parents viennent engueuler le prof parce qu'il a osé punir le fiston ou mettre une banane méritée à la fifille. Et que certains élèves lèvent la voix voire la main sur l'enseignant.
Quand on se rappelle qu'en 1960 10% de la population obtenait le bac contre 75% aujourd'hui. Qu'à la même date il n'y avait que 0,3% d'élèves qui obtenaient une mention TB, contre 13,4% aujourd'hui. Donc, en clair que l'on a considérablement baissé les exigences.
Etc...
On doit comprendre que pour élever le niveau global de l'éducation pour que l'on s'approche de 100% d'une classe d'âge avec le bac, on a baissé considérablement le niveau, des élèves et même des profs ( car on ne les paye pas assez et que les meilleurs ne passent plus les concours).
On a voulu donner toutes leurs chances de promotion sociale aux classes défavorisées. Moralement ça se défend, mais les résultats sont là.. Donc on s'y est mal pris.