La journaliste de l'Obs,Il n’y a jamais eu autant de murs dans le monde. Et l’Europe voit à son tour quelques-uns de ses pays ériger des barrières à leurs frontières pour freiner l’arrivée de migrants. Après la Hongrie, l’Autriche a ainsi décidé de renforcer sa frontière avec la Slovénie. Une réponse pourtant coûteuse et inefficace, rappelle Elisabeth Vallet, professeure à l’université du Québec à Montréal (UQAM).
La construction de murs aux frontières n’est pas en soi un phénomène totalement nouveau. Depuis 1945, on observe même une croissance continue et régulière du nombre de ce type d’infrastructures, un peu partout dans le monde.
En revanche, ce phénomène a pris une tout autre proportion depuis 2001 environ. La courbe est depuis cette date exponentielle, comme si nous étions entrés dans une nouvelle ère, une ère de fermeture, de fortification, de repli sur soi.
Asie, Afrique, Moyen-Orient... 40.000 kilomètres de murs
On dénombrait en 1945, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, onze murs internationaux. Aujourd’hui, on compte 66 murs construits ou en passe de l'être pour un total de près de 40.000 kilomètres. C’est presque la distance de la circonférence de la Terre au niveau de l’Équateur…
Ce qui interpelle, c’est le rythme de cette progression. En dehors de l’Amérique du Sud, plus aucune région du monde n’échappe vraiment à ce phénomène.
Le Moyen-Orient se caractérise ainsi par une véritable culture de l’emmurement : entre l’Irak et le Koweit, entre l’Irak et l’Arabie saoudite, entre les Emirats arabes unis et Oman, et bientôt entre la Turquie et la Syrie (il s'agit d'un mur discontinu dont une portion est déjà construite). En Asie et en Afrique aussi, le phénomène est manifeste : l’Inde et la Birmanie sont littéralement en train d’emmurer le Bangladesh.
Le fait que des pays européens aient désormais eux aussi recours à ce type de réponses montre bien que nous sommes face à une tendance lourde. Voir des murs ou des barrières être érigés sur un continent qui avait pour projet un espace sans frontière est loin d’être anodin.
http://leplus.nouvelobs.com/contributio ... gique.html
Elisabeth Vallet, déclare de manière péremptoire que l'édification de ces murs est inefficace.
Alors que le nombre de ces murs dans le monde suit une croissance exponentielle. On voit bien là , tous l'illogisme de la pensée de gauche.
Comment un système inefficace pourrait connaître une telle croissance dans le monde entier ?
Mon avis, c'est qu'avec la croissance démographique exponentielle dans les régions les plus pauvres (Afrique) associée à la crise climatique et aux conflits religieux, nous allons être continuellement confrontés à des migrations de population.
Ce que nous vivons n'est qu'un début.
La France est donc en retard dans sa protection et dans la construction de murs et d'autres dispositifs pour :
1- se protéger de ces migrations
2 - pouvoir renvoyer systématiquement dans leur pays d'origine tous migrants ayant réussi à rentrer sur le territoire national.
La situation de Calais prouve, s'il le fallait, qu'il faut arriver à bloquer les migrants, car une fois sur place, il est encore plus difficile et surtout plus coûteux de les expulser.


