Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
- Crapulax
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Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
L’inscription sur les différents réseaux sociaux est normalement interdite avant 13 ans. Pourtant, une large majorité d’enfants s’y connectent avant l’âge légal. Quelles sont leurs pratiques ?
Snapchat, Instagram, YouTube, Facebook… si vous souhaitez ouvrir un compte sur un réseau social, il faudra renseigner votre âge. Car les plateformes se rejoignent toutes sur un point : les utilisateurs doivent normalement avoir plus de 13 ans. Pourtant, de très nombreux enfants disposent déjà de profils personnels à 12, 11 voire 10 ou 9 ans.
Dès l’école primaire, une large majorité d’entre eux surfe à sa guise sur ces plateformes. A quelle fréquence ? Pour quelle utilisation ? Une récente étude de l’agence de communication digitale Heaven dresse un état des lieux de l’implication des (jeunes) ados sur les réseaux sociaux. En voici les principaux enseignements.
Près d’un enfant sur deux déjà inscrit à 11 ans:
Depuis de nombreuses années, l’entrée en sixième marque pour beaucoup d’élèves l’obtention d’un premier téléphone. Marque de notre époque, ce téléphone est désormais connecté à internet, et permet aux enfants d’acquérir par la même occasion un écran personnel pour se connecter seul à internet. Ainsi, 64% des 11–14 ans disposent aujourd’hui d’un smartphone, qu’ils utilisent notamment pour rejoindre les réseaux sociaux.
Selon Heaven, 62% des enfants de 12 ans (soit l’âge de l’entrée en cinquième) et 45,7% des enfants de 11 ans (entrée en sixième) possèdent au moins un compte sur un réseau social. Et le temps qu’ils y passent augmente d’année en année : de 5h25 par semaine en 2015 chez les 7–12 ans, la consommation internet est passée à 6h10 en 2017.
Sur le podium des sites plébiscités par ces enfants et préados : Snapchat (76,7% inscrits), Instagram (64%) et Facebook (47%)
Pourquoi un tel attrait ?
L’étude note un ensemble de différents facteurs influençant l’inscription des plus jeunes sur les réseaux sociaux. En premier lieu, l’accès y est grandement facilité par la présence dans la quasi-totalité des foyers français d’au moins un terminal relié à internet (ordinateur, smartphone ou tablette). 72% des 4–14 ans possèdent d’ailleurs au moins un écran personnel.
L’effet de groupe et d’entraînement est également primordial. Avec près de 2 élèves sur 3 inscrits dans une classe de sixième et plus de 8 élèves sur 10 dans une classe de troisième, la présence sur les réseaux sociaux semble être devenue une condition sine qua non pour intégrer les mêmes codes que le groupe et utiliser les canaux de communication qui permettent l’échange et le lien entre les membres.
Enfin, la présence et l’utilisation des réseaux sociaux par les parents eux-mêmes (mais aussi les grands frères et soeurs, cousins ou modèles familiaux plus âgés) incitent les plus jeunes à s’y connecter de plus en plus tôt, pour poursuivre l’exploration d’un espace occupé par leur entourage mais qui semble leur échapper.
Qu’y font-ils ?
Les jeunes utilisateurs ont un logique de publication différente en fonction des plateformes. Ainsi, Snapchat est largement plébiscité pour son aspect ludique : on y poste des photos de soi, plus ou moins avantageuses et agrémentées de filtres, à l’attention de ses amis proches ou d’un cercle de connaissances, dans le cadre privé.
A l’inverse, Instagram représente la première porte d’entrée sur les réseaux publics et généralistes, avec une "course à la popularité" et au nombre d’abonnés plus présente. S’y déroulent également de longues conversations entre amis ou la création de groupes d’intérêts.
Enfin, bien qu’encore utilisé par près d’un préado sur deux, Facebook semble connaître un net recul chez les nouvelles générations. Désormais associé à un réseau d"adulte", il correspond davantage à une page plus "sérieuse" que l’on se crée pour accepter ses parents (voire grands-parents) en amis. L’agence Heaven note également l’émergence des "Facebook nevers" ("Facebook jamais"), qui ont d’ores et déjà banni le réseau social de leurs centres d’intérêt.
Le cas YouTube:
En parallèle des réseaux sociaux d’échange de contenus, YouTube occupe une place prédominante chez les préados en terme de consommation de vidéos. La plateforme a même détrôné la télévision pour beaucoup d’entre eux.
Ici, moins de partage personnel de contenu (seule une minorité de jeunes adolescents se mettent eux-mêmes en scène dans des vidéos publiques), mais une consommation toujours plus grande des contenus produits par les YouTubeurs stars du moment.
Les codes sont précis, normés, et bien connus des adolescents. Ainsi on parle de "Challenges" (des défis populaires reproduits par de nombreux youtubeurs), de "unboxings" (lorsque les vidéastes se filment en train de déballer et commenter un colis envoyé par une marque) ou de "vlogs" (contraction de "vidéo" et "blog", sorte de journaux intimes filmés tout au long d’une journée, d’un voyage ou d’un événement, dans lesquels les Youtubeurs partagent anecdotes et ressentis).
Quel impact ?
Bien qu’étant considérés comme des utilisateurs "fantômes" ou "clandestins" du fait de leur jeune âge, les préadolescents inscrits sur les réseaux sociaux représentent une manne publicitaire non négligeable pour les marques : réceptifs, ils sont peu ou pas sensibilisés aux techniques marketing ou publicitaires et restent particulièrement influençables.
Si 20% d’entre eux utilisent un bloqueur de publicité, une majorité reste tout de même incapable de différencier une publication sponsorisée d’une publication classique sur Instagram. Ils identifient cependant davantage les publicités et contenus sponsorisés dans les vidéos YouTube, mais reconnaissent que leur adhésion ou leur confiance envers un YouTubeur ne sera pas ternie s’il est payé par une marque pour en faire la promotion.
Par ailleurs, par attrait personnel ou par recherche d’appartenance à un groupe, de nombreux jeunes adolescents s’abonnent eux-mêmes aux comptes de nombreuses marques, notamment de luxe, sur les réseaux sociaux.
Et les communicants ne s’y trompent pas : d’ici 2019, le marché publicitaire à destination des enfants sera occupé à 28% par la stratégie digitale. Le marché augmente actuellement de 25% par an et s’établit à 1,2 milliard d’euros.
Source:Sud-Ouest.
Snapchat, Instagram, YouTube, Facebook… si vous souhaitez ouvrir un compte sur un réseau social, il faudra renseigner votre âge. Car les plateformes se rejoignent toutes sur un point : les utilisateurs doivent normalement avoir plus de 13 ans. Pourtant, de très nombreux enfants disposent déjà de profils personnels à 12, 11 voire 10 ou 9 ans.
Dès l’école primaire, une large majorité d’entre eux surfe à sa guise sur ces plateformes. A quelle fréquence ? Pour quelle utilisation ? Une récente étude de l’agence de communication digitale Heaven dresse un état des lieux de l’implication des (jeunes) ados sur les réseaux sociaux. En voici les principaux enseignements.
Près d’un enfant sur deux déjà inscrit à 11 ans:
Depuis de nombreuses années, l’entrée en sixième marque pour beaucoup d’élèves l’obtention d’un premier téléphone. Marque de notre époque, ce téléphone est désormais connecté à internet, et permet aux enfants d’acquérir par la même occasion un écran personnel pour se connecter seul à internet. Ainsi, 64% des 11–14 ans disposent aujourd’hui d’un smartphone, qu’ils utilisent notamment pour rejoindre les réseaux sociaux.
Selon Heaven, 62% des enfants de 12 ans (soit l’âge de l’entrée en cinquième) et 45,7% des enfants de 11 ans (entrée en sixième) possèdent au moins un compte sur un réseau social. Et le temps qu’ils y passent augmente d’année en année : de 5h25 par semaine en 2015 chez les 7–12 ans, la consommation internet est passée à 6h10 en 2017.
Sur le podium des sites plébiscités par ces enfants et préados : Snapchat (76,7% inscrits), Instagram (64%) et Facebook (47%)
Pourquoi un tel attrait ?
L’étude note un ensemble de différents facteurs influençant l’inscription des plus jeunes sur les réseaux sociaux. En premier lieu, l’accès y est grandement facilité par la présence dans la quasi-totalité des foyers français d’au moins un terminal relié à internet (ordinateur, smartphone ou tablette). 72% des 4–14 ans possèdent d’ailleurs au moins un écran personnel.
L’effet de groupe et d’entraînement est également primordial. Avec près de 2 élèves sur 3 inscrits dans une classe de sixième et plus de 8 élèves sur 10 dans une classe de troisième, la présence sur les réseaux sociaux semble être devenue une condition sine qua non pour intégrer les mêmes codes que le groupe et utiliser les canaux de communication qui permettent l’échange et le lien entre les membres.
Enfin, la présence et l’utilisation des réseaux sociaux par les parents eux-mêmes (mais aussi les grands frères et soeurs, cousins ou modèles familiaux plus âgés) incitent les plus jeunes à s’y connecter de plus en plus tôt, pour poursuivre l’exploration d’un espace occupé par leur entourage mais qui semble leur échapper.
Qu’y font-ils ?
Les jeunes utilisateurs ont un logique de publication différente en fonction des plateformes. Ainsi, Snapchat est largement plébiscité pour son aspect ludique : on y poste des photos de soi, plus ou moins avantageuses et agrémentées de filtres, à l’attention de ses amis proches ou d’un cercle de connaissances, dans le cadre privé.
A l’inverse, Instagram représente la première porte d’entrée sur les réseaux publics et généralistes, avec une "course à la popularité" et au nombre d’abonnés plus présente. S’y déroulent également de longues conversations entre amis ou la création de groupes d’intérêts.
Enfin, bien qu’encore utilisé par près d’un préado sur deux, Facebook semble connaître un net recul chez les nouvelles générations. Désormais associé à un réseau d"adulte", il correspond davantage à une page plus "sérieuse" que l’on se crée pour accepter ses parents (voire grands-parents) en amis. L’agence Heaven note également l’émergence des "Facebook nevers" ("Facebook jamais"), qui ont d’ores et déjà banni le réseau social de leurs centres d’intérêt.
Le cas YouTube:
En parallèle des réseaux sociaux d’échange de contenus, YouTube occupe une place prédominante chez les préados en terme de consommation de vidéos. La plateforme a même détrôné la télévision pour beaucoup d’entre eux.
Ici, moins de partage personnel de contenu (seule une minorité de jeunes adolescents se mettent eux-mêmes en scène dans des vidéos publiques), mais une consommation toujours plus grande des contenus produits par les YouTubeurs stars du moment.
Les codes sont précis, normés, et bien connus des adolescents. Ainsi on parle de "Challenges" (des défis populaires reproduits par de nombreux youtubeurs), de "unboxings" (lorsque les vidéastes se filment en train de déballer et commenter un colis envoyé par une marque) ou de "vlogs" (contraction de "vidéo" et "blog", sorte de journaux intimes filmés tout au long d’une journée, d’un voyage ou d’un événement, dans lesquels les Youtubeurs partagent anecdotes et ressentis).
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Bien qu’étant considérés comme des utilisateurs "fantômes" ou "clandestins" du fait de leur jeune âge, les préadolescents inscrits sur les réseaux sociaux représentent une manne publicitaire non négligeable pour les marques : réceptifs, ils sont peu ou pas sensibilisés aux techniques marketing ou publicitaires et restent particulièrement influençables.
Si 20% d’entre eux utilisent un bloqueur de publicité, une majorité reste tout de même incapable de différencier une publication sponsorisée d’une publication classique sur Instagram. Ils identifient cependant davantage les publicités et contenus sponsorisés dans les vidéos YouTube, mais reconnaissent que leur adhésion ou leur confiance envers un YouTubeur ne sera pas ternie s’il est payé par une marque pour en faire la promotion.
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Et les communicants ne s’y trompent pas : d’ici 2019, le marché publicitaire à destination des enfants sera occupé à 28% par la stratégie digitale. Le marché augmente actuellement de 25% par an et s’établit à 1,2 milliard d’euros.
Source:Sud-Ouest.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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LOFOTEN
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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
Pas facile d’être parent de nos jours....
- Lion blanc
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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
Mais si, y'a k pas acheter ces conneries de smartphone aux gosses, voilà tout.LOFOTEN a écrit :![]()
Pas facile d’être parent de nos jours....
Lion a écrit :
- Stounk
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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
Jusqu'à quel âge?Lion blanc a écrit :Mais si, y'a k pas acheter ces conneries de smartphone aux gosses, voilà tout.LOFOTEN a écrit :![]()
Pas facile d’être parent de nos jours....
- Crapulax
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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
Bonjour Lofoten.LOFOTEN a écrit :![]()
Pas facile d’être parent de nos jours....
Je me suis directement dit la même chose..."Mais tout de même..Les parents n'ont pas un rôle à jouer avec les écrans?"
Et qui leur achète les appareils nécessaires pour se connecter?
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- Lion blanc
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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
L'âge de raison...Stounk a écrit :Jusqu'à quel âge?Lion blanc a écrit :
Mais si, y'a k pas acheter ces conneries de smartphone aux gosses, voilà tout.
Mais c'est quand ?
Lion a écrit :
-
evariste
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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
il n'y a qu'à regarder les gamins qui attendent le car ils ont presque tous des smartphones , et particulièrement les filles ! on les voit chez eux le téléphone à la main sans arrêt alors ils regardent ce qu'ils veulent peut être est ce un bien au moins ils pourront pa dire on ne m'a pas mis au courant ils savent tout ce n'est pas la peine de le faire croire que les enfants naissent dans les choux ce temps là est terminé faut faire avec !
- Mickey
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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
J'adore, ceux qui critique l'accès à Internet sont connecté H24 sur ce forum.

- Lion blanc
- Rang Tisiphonesque

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Re: Les enfants connectés aux réseaux sociaux avant l'âge légal.
Il devrait y avoir un permis pour aller sur le net..Mickey a écrit : J'adore, ceux qui critique l'accès à Internet sont connecté H24 sur ce forum.![]()
Lion a écrit :