Kelenner a écrit : En fait, le redoublement n'a jamais été interdit, et encore aujourd'hui des élèves redoublent, simplement ils doivent désormais bénéficier d'un suivi particulier.
Donc, en fait, Blanquer propose de mettre en place... exactement ce qui existe déjà; on est uniquement dans l'effet d'annonce pur et simple, à destination des gogos.
Suffit de lire les réactions pour constater que l'entourloupe marche : la plupart des gens s'en contentent, ça conforte leurs a priori, ils ne cherchent pas à en savoir plus. De ce point de vue, bien joué; côté "réalité du terrain", l'effet sera nul. Du macronisme, quoi.
Ouf, merci, enfin un peu d'air pur.
Généralement, les ardents partisans du redoublement semblent ignorer qu'un gamin peut avoir une image extrêmement négative de lui-même après un "simple" redoublement et qu'il se peut qu'il ne s'en débarrasse jamais, sans même penser au fait qu'il y a d'autres solutions viables et efficaces en-dehors du redoublement pour permettre à un élève en difficulté de rattraper le niveau, plutôt que d'en faire un paria.
Généralement, les ardents partisans du redoublement à la dure essaient de négocier et d'utiliser tous les moyens possibles pour que leur chère progéniture y échappe, notamment à la fin du collège, car hors de question de louper l'entrée en lycée général.
Généralement, les ardents partisans du redoublement pensent que c'est une bonne chose tout simplement parce que ça fait le tri, l'élimination de quelques-uns permettrait progressivement de dégager une élite. Pour eux, l'Education est une compétition et doit commencer dès le plus jeune âge.
Pour rappel, en France environ 25% des jeunes âgés de 15 ans ont redoublé au moins une fois, alors qu'en Suède (mais pas seulement), c'est 4%.
