Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
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Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
Un « pur hasard », selon son entourage, un brin ironique. Dix jours avant un congrès de refondation du Front national, Jean-Marie Le Pen sort le premier tome de ses Mémoires, « Fils de la nation » (Ed. Muller).
A bientôt 90 ans, il revisite, à travers ses souvenirs, la période de son enfance jusqu’à la création du FN en 1972. Le Pen raconte sa vérité. Forcément partiale et partielle. En contant un bout de l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle, à travers ses multiples aventures.
TORTIONNAIRE ? «C’EST BIDON, ÉVIDEMMENT BIDON»
Tortionnaire quand il était para durant la guerre d’Algérie ? Le Pen tente d’y répondre, sans totalement lever le voile sur son degré d’implication : « On a parlé de torture. On a flétri ceux qui l’avaient pratiquée. Il serait bon de définir le mot. Qu’est-ce que la torture ? Où commence, où finit-elle ? Tordre un bras, est-ce torturer ? Et mettre la tête dans un seau d’eau ? L’armée française revenait d’Indochine. Là -bas, elle avait vu des violences horribles qui passent l’imagination et font paraître l’arrachage d’un ongle pour presque humain. (...) Cette horreur, notre mission était d’y mettre fin. Alors, oui, l’armée française a bien pratiqué la question pour obtenir des informations durant la bataille d’Alger, mais les moyens qu’elle y employa furent les moins violents possible. Y figuraient les coups, la gégène et la baignoire, mais nulle mutilation, rien qui touche à l’intégrité physique. (...) Il est plus que ridicule, il est pervers, il est profondément immoral, de jeter l’opprobre sur des hommes qui ont le courage d’utiliser sur ordre, pour obtenir le renseignement qui sauvera des civils, des méthodes brutales qui leur pèsent, qui leur coûtent », tranche-t-il, tout en dénonçant « une machination politique » de ceux qui l’ont personnellement accusé en 1985.
« Ni moi, ni mes camarades n’étions nullement chargés des interrogatoires spéciaux. (...) C’est du bidon, évidemment du bidon, qui ne résiste pas à la plus rapide des analyses », jure-t-il en démontant un par un les témoignages qui l’accusent : « J’ai ainsi été accusé de la même scène de torture le même jour, à la même heure, à plus de 100 km de distance. C’est horrible, l’ubiquité de la bête immonde ! »
«PÉTAIN N’A PAS MANQUÉ À L’HONNEUR»
Sa mise à l’écart du Front national fut notamment causée par ses propos réhabilitant le maréchal Pétain en 2015, dans l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol. Loin de les regretter, Le Pen persiste et signe : « Celui-ci était légal et légitime, il avait passé avec le Reich un acte régulier et contraignant », écrit-il à propos du gouvernement de Vichy et de « la draconienne convention d’armistice » à laquelle était liée la France.
« Le Maréchal avait l’écrasante responsabilité de s’en accommoder pour permettre à quarante millions de compatriotes de survivre. (...) Que l’on puisse discuter ensuite de la politique de collaboration, de ses fautes, de ses excès, à condition qu’on examine les fautes et les excès de tous, je le veux bien, mais cela ne remet pas en cause ce que je viens de décrire. En somme, l’histoire a avalisé le jugement militaire du général de Gaulle mais cela ne délégitime pas pour autant l’action politique du maréchal Pétain ni la position morale des Français qui l’ont suivi. Si de Gaulle a eu de la vista, Pétain n’a pas manqué à l’honneur en signant l’armistice. L’opinion majoritaire était d’ailleurs que la France avait besoin d’une épée et d’un bouclier contre les Allemands et je l’ai partagée longtemps, jusqu’au jour où l’écoute de la radio de Londres m’en détrompa. Il m’apparut vite que pour les gaullistes de micro, l’ennemi était à Vichy plus qu’à Berlin. Les Français parlaient aux Français pour leur enseigner plus la haine du Maréchal que celle d’Hitler. J’en fus atterré. Je ne comprenais pas pourquoi. La raison était pourtant simple : il fallait que de Gaulle abaissât Pétain pour monter lui-même. »
«DE GAULLE ÉTAIT LAID»
« De Gaulle reste pour moi une horrible source de souffrance pour la France. » Jean-Marie Le Pen a le mérite d’être constant. La première fois qu’il aperçoit le Général en 1945, dans son Morbihan natal, il a à peine 17 ans. Et, c’est... le désamour au premier regard : « J’allais voir le 23 juillet le général de Gaulle à Auray. Pour toucher le grand homme. Il n’avait pas encore acquis le métier des bains de foule et passait hiératique, un peu excédé, au milieu de la masse enthousiaste. Je serrais cette main indifférente. Il me parut laid et dit quelques banalités à la tribune tendue de tricolore. Il n’avait pas une tête de héros. Un héros doit être beau. Comme saint Michel ou le maréchal Pétain. J’étais à nouveau déçu », se souvient-il.
Cette mauvaise première impression ne se dissipera jamais. Aux yeux de Le Pen, de Gaulle n’est pas le sauveur de la France en 1944 dépeint par les livres d’histoire. Mais surtout, il ne lui pardonnera jamais d’avoir « trahi » l’Algérie Française. « En apparence il y a deux de Gaulle, le rebelle de 1940 et le chasseur de rebelles de 1961. Mais tous les deux, ensemble, forment pour moi un faux grand homme dont le destin fut d’aider la France à devenir petite. »
COMMENT IL A PERDU UN Å’IL:
Un simple accident. Jean-Marie Le Pen a perdu son œil gauche dans des circonstances on ne peut plus banales : point de bagarre homérique, ni de maladie... C’est tout simplement en montant un chapiteau pour un meeting de Jean-Louis Tixier-Vignancourt - le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle de 1965 - qu’il en perd l’usage.
«A Hyères, en maniant le maillet pour enfoncer une sardine où l’on attache les cordes de tension, j’ai un choc à l’œil, on doit m’hospitaliser. Décollement de la rétine. La tuile. Je dois quitter la caravane avant Nice, remonter en train les deux yeux bandés, appuyé sur le bras de Pierrette (NDLR : sa première épouse). A Lyon, je consulte un grand ponte, le professeur Paufique. Son diagnostic est sans espoir : hémorragie dans le vitré. Il m’opère, mais je perds la vue d’un œil qui restera sensible à la douleur qu’elle lui cause. C’est pourquoi je porterai un bandeau, d’abord pour me protéger contre les batteries de projecteurs que l’on affronte sur scène. Paufique m’a recommandé de faire particulièrement attention, je risque de perdre l’autre, par un phénomène qu’il nomme pathologie sympathique. »
«MARINE : J’AI PITIÉ D’ELLE»
Si le premier tome de ses Mémoires évoque finalement peu ses filles, Jean-Marie Le Pen n’en est pas moins sévère, voire brutal, quand il glisse quelques lignes sur elles à la fin de l’ouvrage, notamment s’agissant de Marine Le Pen : « Il est trop tôt pour parler de mes filles. Je pourrais en dire du mal, je le fais parfois quand on m’y provoque. Je ne comprends pas tous leurs actes, ni tous les reproches qu’elles me font. Elles peuvent changer, et moi aussi (...) Marine vient de subir une présidentielle et des législatives décevantes. Philippot et les siens l’ont quittée, elle peine à faire sa rentrée. Le prochain congrès du FN s’annonce houleux. Elle est assez punie comme cela pour qu’on ne l’accable pas. Un sentiment me domine quand j’y pense : j’ai pitié d’elle. Je crois à la justice immanente (...) Sa stratégie et son stratège se sont plantés (...). En s’appliquant à me rendre ringard, elle s’est éclaboussée dans la manoeuvre par son échec, et sans doute le Front national aussi, ce qui est plus grave. »
Puis revenant sur le départ de sa fille de Montretout, en septembre 2014, après que sa chatte fût tuée par les deux chiens du domaine de Saint-Cloud, et qui marqua symboliquement leur rupture politique : « Cette histoire n’était qu’un prétexte pour rompre. Qui veut tuer son père accuse ses chiens de la rage. Chez les oiseaux, les parents chassent les oisillons du nid pour qu’ils volent de leurs propres ailes ; dans la famille Le Pen, c’est l’inverse, l’oiselle a viré l’aigle de son aire pour devenir adulte. »
LES INSOLITES:
De Céline Dion à la Wehrmacht. «Je chante partout. (...). Et de tout. Des berceuses apprises de ma mère, des cantiques de ma grand-mère, des chants de marin de mon père, de la variété française de Tino Rossi à Céline Dion, (...), de tout vraiment, (...) des chants de la légion dont certains viennent de la Wehrmacht, les chansons de la Commune de Paris ou des républicains espagnols, d’autres anarchistes, quelques-uns fascistes et monarchistes. »
Dépucelage à Carnac en août 1944. « Ce mois d’août me laisse un goût bizarre. L’été fut chaud sous les maillots cette année-là . Carnac avait été une des premières plages déminées. Les touristes s’y pressaient, surtout des femmes que leurs maris retrouvaient certains week-ends par le train des cocus. Je perds mon pucelage avec une voisine et n’en suis pas peu fier, je suis le plus bruyant des petits coqs. »
Si Tabarly l’avait écouté... «Tabarly et moi sommes devenus copains (...) Une fois nous avons eu un petit accrochage. Il ne voulait pas porter de harnais de sécurité à la mer. Je lui en fis le reproche : - Eric tu es un modèle pour les jeunes marins. Si tu n’en portes pas, ils n’en porteront pas. Tu dois montrer l’exemple. Mais il avait son idée et n’en a pas changé. Il est mort beaucoup plus tard, dans une croisière à l’est de l’Irlande, sans harnais, par gros temps.
Nu en Grèce. Lors de son premier voyage en Grèce, alors qu’il est encore étudiant : « J’arrivais au temple de Zeus seul. (...) Je me dirigeais vers le stade (...) je me déshabillais et me mis dans la position du départ, comme les athlètes deux-mille ans plus tôt, nu comme il convenait. Le spectacle était interdit aux femmes mariées mais conseillés aux jeunes filles pour qu’elles y contractent l’envie d’enfanter. Je n’en vis aucune ce jour-là . »
Son divorce avec la religion. « Nous avons rompu l’Eglise et moi quand j’avais 16 ans (...) C’était après l’été 44 (...) les prêtres du collège peinaient à me tenir, je ne supportais plus la discipline bras croisés. Bref, ils ont décidé de me virer et, comme j’étais à la fois costaud et rebelle, ils ont trouvé un stratagème ignoble. J’étais alors, rappelons-le, déjà orphelin de père. Ils me convoquent : « Mon enfant, une terrible nouvelle, votre maman est morte. Rentrez chez vous ». Je prends mon vélo et je pédale aussi vite que je peux, à travers mes larmes dont je n’imaginais pas qu’elles pouvaient couler autant. Maman. Morte. J’arrive à la maison, et je la vois qui bine son potager. »
Source:Le Parisien.
A bientôt 90 ans, il revisite, à travers ses souvenirs, la période de son enfance jusqu’à la création du FN en 1972. Le Pen raconte sa vérité. Forcément partiale et partielle. En contant un bout de l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle, à travers ses multiples aventures.
TORTIONNAIRE ? «C’EST BIDON, ÉVIDEMMENT BIDON»
Tortionnaire quand il était para durant la guerre d’Algérie ? Le Pen tente d’y répondre, sans totalement lever le voile sur son degré d’implication : « On a parlé de torture. On a flétri ceux qui l’avaient pratiquée. Il serait bon de définir le mot. Qu’est-ce que la torture ? Où commence, où finit-elle ? Tordre un bras, est-ce torturer ? Et mettre la tête dans un seau d’eau ? L’armée française revenait d’Indochine. Là -bas, elle avait vu des violences horribles qui passent l’imagination et font paraître l’arrachage d’un ongle pour presque humain. (...) Cette horreur, notre mission était d’y mettre fin. Alors, oui, l’armée française a bien pratiqué la question pour obtenir des informations durant la bataille d’Alger, mais les moyens qu’elle y employa furent les moins violents possible. Y figuraient les coups, la gégène et la baignoire, mais nulle mutilation, rien qui touche à l’intégrité physique. (...) Il est plus que ridicule, il est pervers, il est profondément immoral, de jeter l’opprobre sur des hommes qui ont le courage d’utiliser sur ordre, pour obtenir le renseignement qui sauvera des civils, des méthodes brutales qui leur pèsent, qui leur coûtent », tranche-t-il, tout en dénonçant « une machination politique » de ceux qui l’ont personnellement accusé en 1985.
« Ni moi, ni mes camarades n’étions nullement chargés des interrogatoires spéciaux. (...) C’est du bidon, évidemment du bidon, qui ne résiste pas à la plus rapide des analyses », jure-t-il en démontant un par un les témoignages qui l’accusent : « J’ai ainsi été accusé de la même scène de torture le même jour, à la même heure, à plus de 100 km de distance. C’est horrible, l’ubiquité de la bête immonde ! »
«PÉTAIN N’A PAS MANQUÉ À L’HONNEUR»
Sa mise à l’écart du Front national fut notamment causée par ses propos réhabilitant le maréchal Pétain en 2015, dans l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol. Loin de les regretter, Le Pen persiste et signe : « Celui-ci était légal et légitime, il avait passé avec le Reich un acte régulier et contraignant », écrit-il à propos du gouvernement de Vichy et de « la draconienne convention d’armistice » à laquelle était liée la France.
« Le Maréchal avait l’écrasante responsabilité de s’en accommoder pour permettre à quarante millions de compatriotes de survivre. (...) Que l’on puisse discuter ensuite de la politique de collaboration, de ses fautes, de ses excès, à condition qu’on examine les fautes et les excès de tous, je le veux bien, mais cela ne remet pas en cause ce que je viens de décrire. En somme, l’histoire a avalisé le jugement militaire du général de Gaulle mais cela ne délégitime pas pour autant l’action politique du maréchal Pétain ni la position morale des Français qui l’ont suivi. Si de Gaulle a eu de la vista, Pétain n’a pas manqué à l’honneur en signant l’armistice. L’opinion majoritaire était d’ailleurs que la France avait besoin d’une épée et d’un bouclier contre les Allemands et je l’ai partagée longtemps, jusqu’au jour où l’écoute de la radio de Londres m’en détrompa. Il m’apparut vite que pour les gaullistes de micro, l’ennemi était à Vichy plus qu’à Berlin. Les Français parlaient aux Français pour leur enseigner plus la haine du Maréchal que celle d’Hitler. J’en fus atterré. Je ne comprenais pas pourquoi. La raison était pourtant simple : il fallait que de Gaulle abaissât Pétain pour monter lui-même. »
«DE GAULLE ÉTAIT LAID»
« De Gaulle reste pour moi une horrible source de souffrance pour la France. » Jean-Marie Le Pen a le mérite d’être constant. La première fois qu’il aperçoit le Général en 1945, dans son Morbihan natal, il a à peine 17 ans. Et, c’est... le désamour au premier regard : « J’allais voir le 23 juillet le général de Gaulle à Auray. Pour toucher le grand homme. Il n’avait pas encore acquis le métier des bains de foule et passait hiératique, un peu excédé, au milieu de la masse enthousiaste. Je serrais cette main indifférente. Il me parut laid et dit quelques banalités à la tribune tendue de tricolore. Il n’avait pas une tête de héros. Un héros doit être beau. Comme saint Michel ou le maréchal Pétain. J’étais à nouveau déçu », se souvient-il.
Cette mauvaise première impression ne se dissipera jamais. Aux yeux de Le Pen, de Gaulle n’est pas le sauveur de la France en 1944 dépeint par les livres d’histoire. Mais surtout, il ne lui pardonnera jamais d’avoir « trahi » l’Algérie Française. « En apparence il y a deux de Gaulle, le rebelle de 1940 et le chasseur de rebelles de 1961. Mais tous les deux, ensemble, forment pour moi un faux grand homme dont le destin fut d’aider la France à devenir petite. »
COMMENT IL A PERDU UN Å’IL:
Un simple accident. Jean-Marie Le Pen a perdu son œil gauche dans des circonstances on ne peut plus banales : point de bagarre homérique, ni de maladie... C’est tout simplement en montant un chapiteau pour un meeting de Jean-Louis Tixier-Vignancourt - le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle de 1965 - qu’il en perd l’usage.
«A Hyères, en maniant le maillet pour enfoncer une sardine où l’on attache les cordes de tension, j’ai un choc à l’œil, on doit m’hospitaliser. Décollement de la rétine. La tuile. Je dois quitter la caravane avant Nice, remonter en train les deux yeux bandés, appuyé sur le bras de Pierrette (NDLR : sa première épouse). A Lyon, je consulte un grand ponte, le professeur Paufique. Son diagnostic est sans espoir : hémorragie dans le vitré. Il m’opère, mais je perds la vue d’un œil qui restera sensible à la douleur qu’elle lui cause. C’est pourquoi je porterai un bandeau, d’abord pour me protéger contre les batteries de projecteurs que l’on affronte sur scène. Paufique m’a recommandé de faire particulièrement attention, je risque de perdre l’autre, par un phénomène qu’il nomme pathologie sympathique. »
«MARINE : J’AI PITIÉ D’ELLE»
Si le premier tome de ses Mémoires évoque finalement peu ses filles, Jean-Marie Le Pen n’en est pas moins sévère, voire brutal, quand il glisse quelques lignes sur elles à la fin de l’ouvrage, notamment s’agissant de Marine Le Pen : « Il est trop tôt pour parler de mes filles. Je pourrais en dire du mal, je le fais parfois quand on m’y provoque. Je ne comprends pas tous leurs actes, ni tous les reproches qu’elles me font. Elles peuvent changer, et moi aussi (...) Marine vient de subir une présidentielle et des législatives décevantes. Philippot et les siens l’ont quittée, elle peine à faire sa rentrée. Le prochain congrès du FN s’annonce houleux. Elle est assez punie comme cela pour qu’on ne l’accable pas. Un sentiment me domine quand j’y pense : j’ai pitié d’elle. Je crois à la justice immanente (...) Sa stratégie et son stratège se sont plantés (...). En s’appliquant à me rendre ringard, elle s’est éclaboussée dans la manoeuvre par son échec, et sans doute le Front national aussi, ce qui est plus grave. »
Puis revenant sur le départ de sa fille de Montretout, en septembre 2014, après que sa chatte fût tuée par les deux chiens du domaine de Saint-Cloud, et qui marqua symboliquement leur rupture politique : « Cette histoire n’était qu’un prétexte pour rompre. Qui veut tuer son père accuse ses chiens de la rage. Chez les oiseaux, les parents chassent les oisillons du nid pour qu’ils volent de leurs propres ailes ; dans la famille Le Pen, c’est l’inverse, l’oiselle a viré l’aigle de son aire pour devenir adulte. »
LES INSOLITES:
De Céline Dion à la Wehrmacht. «Je chante partout. (...). Et de tout. Des berceuses apprises de ma mère, des cantiques de ma grand-mère, des chants de marin de mon père, de la variété française de Tino Rossi à Céline Dion, (...), de tout vraiment, (...) des chants de la légion dont certains viennent de la Wehrmacht, les chansons de la Commune de Paris ou des républicains espagnols, d’autres anarchistes, quelques-uns fascistes et monarchistes. »
Dépucelage à Carnac en août 1944. « Ce mois d’août me laisse un goût bizarre. L’été fut chaud sous les maillots cette année-là . Carnac avait été une des premières plages déminées. Les touristes s’y pressaient, surtout des femmes que leurs maris retrouvaient certains week-ends par le train des cocus. Je perds mon pucelage avec une voisine et n’en suis pas peu fier, je suis le plus bruyant des petits coqs. »
Si Tabarly l’avait écouté... «Tabarly et moi sommes devenus copains (...) Une fois nous avons eu un petit accrochage. Il ne voulait pas porter de harnais de sécurité à la mer. Je lui en fis le reproche : - Eric tu es un modèle pour les jeunes marins. Si tu n’en portes pas, ils n’en porteront pas. Tu dois montrer l’exemple. Mais il avait son idée et n’en a pas changé. Il est mort beaucoup plus tard, dans une croisière à l’est de l’Irlande, sans harnais, par gros temps.
Nu en Grèce. Lors de son premier voyage en Grèce, alors qu’il est encore étudiant : « J’arrivais au temple de Zeus seul. (...) Je me dirigeais vers le stade (...) je me déshabillais et me mis dans la position du départ, comme les athlètes deux-mille ans plus tôt, nu comme il convenait. Le spectacle était interdit aux femmes mariées mais conseillés aux jeunes filles pour qu’elles y contractent l’envie d’enfanter. Je n’en vis aucune ce jour-là . »
Son divorce avec la religion. « Nous avons rompu l’Eglise et moi quand j’avais 16 ans (...) C’était après l’été 44 (...) les prêtres du collège peinaient à me tenir, je ne supportais plus la discipline bras croisés. Bref, ils ont décidé de me virer et, comme j’étais à la fois costaud et rebelle, ils ont trouvé un stratagème ignoble. J’étais alors, rappelons-le, déjà orphelin de père. Ils me convoquent : « Mon enfant, une terrible nouvelle, votre maman est morte. Rentrez chez vous ». Je prends mon vélo et je pédale aussi vite que je peux, à travers mes larmes dont je n’imaginais pas qu’elles pouvaient couler autant. Maman. Morte. J’arrive à la maison, et je la vois qui bine son potager. »
Source:Le Parisien.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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- Crapulax
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
Sacré Jean-Marie le Pen...........En d'autres mots les Collabos étaient de bons Français.....l’histoire a avalisé le jugement militaire du général de Gaulle mais cela ne délégitime pas pour autant l’action politique du maréchal Pétain ni la position morale des Français qui l’ont suivi.
......La Révolution Nationale n'était qu'un dîner de Gala......
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
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véra
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UBUROI
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
véra a écrit : c'est pas moi qui va acheter son livre.... beurk![]()
Oais, mais on a la fille et la nièce de La Marine, plus radicale, tu meurs!
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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véra
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
UBUROI a écrit :véra a écrit : c'est pas moi qui va acheter son livre.... beurk![]()
Oais, mais on a la fille et la nièce de La Marine, plus radicale, tu meurs!
beurk! beurk! aussi !!
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
Crapulax a écrit :Sacré Jean-Marie le Pen...........En d'autres mots les Collabos étaient de bons Français.....l’histoire a avalisé le jugement militaire du général de Gaulle mais cela ne délégitime pas pour autant l’action politique du maréchal Pétain ni la position morale des Français qui l’ont suivi.
......La Révolution Nationale n'était qu'un dîner de Gala......
Crapu, je compte sur toi pour nous mettre d'autres passages de son livre..
Je n'ai aucun atome crochu avec les Le Pen mais j'aime bien les aventuriers..
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
LePen est plus con que la moyenne .. ou il est plus franc ...mic43121 a écrit :Crapulax a écrit :
Sacré Jean-Marie le Pen...........En d'autres mots les Collabos étaient de bons Français.....
......La Révolution Nationale n'était qu'un dîner de Gala......
Crapu, je compte sur toi pour nous mettre d'autres passages de son livre..
Je n'ai aucun atome crochu avec les Le Pen mais j'aime bien les aventuriers..
Il ne conteste pas son passé ....
Contrairement à d'autres qui ont commencé leur grande carrière à l'extrème droite et l'ont fini au PS ...
D'autres qui eux aussi faisaient parti des connards qui ont condamné à mort Degaulle ..
Et qui ont continué à le faire ch.. au niveau politique après guerre ....
Quant à Marie Le pen , je ne les vois pas entrain de torturer Ramadan dans sa petite cellule ...
Ce qu'il y a de bien chez ces femmes , c'est que ça ne va pas tarder à se créper le chignon , moi , j'y vois comme ça ..
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
le chimple a écrit :LePen est plus con que la moyenne .. ou il est plus franc ...mic43121 a écrit :
Crapu, je compte sur toi pour nous mettre d'autres passages de son livre..
Je n'ai aucun atome crochu avec les Le Pen mais j'aime bien les aventuriers..
Il ne conteste pas son passé ....![]()
Contrairement à d'autres qui ont commencé leur grande carrière à l'extrème droite et l'ont fini au PS …
D'autres qui eux aussi faisaient parti des connards qui ont condamné à mort Degaulle ..
Et qui ont continué à le faire ch.. au niveau politique après guerre ....
Quant à Marie Le pen , je ne les vois pas entrain de torturer Ramadan dans sa petite cellule ...
Ce qu'il y a de bien chez ces femmes , c'est que ça ne va pas tarder à se créper le chignon , moi , j'y vois comme ça ..
Chouette ..un combat de blondes …
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
a t-il mit dans son livre toutes ses comparutions dans les tribunaux ? LÃ y'a un chapitre tout entier. 
Lion a écrit :
- mic43121
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
Lion blanc a écrit : a t-il mit dans son livre toutes ses comparutions dans les tribunaux ? Là y'a un chapitre tout entier.
Si il dit tout ..c'est possible..
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
J'imagine que ses mémoires vont devenir un Best-seller.
Je vais certainement les acheter. Son point de vue sur l'histoire récente de la France est certainement très intéressant et loin de l'histoire officielle servie et resservie jusqu'à plus soif.
Je vais certainement les acheter. Son point de vue sur l'histoire récente de la France est certainement très intéressant et loin de l'histoire officielle servie et resservie jusqu'à plus soif.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
Elles feraient mieux de s'entendre et que Marion en soit à la tête, Marine s'entête et n'a pas la moindre chance d'aboutirle chimple a écrit :LePen est plus con que la moyenne .. ou il est plus franc ...mic43121 a écrit :
Crapu, je compte sur toi pour nous mettre d'autres passages de son livre..
Je n'ai aucun atome crochu avec les Le Pen mais j'aime bien les aventuriers..
Il ne conteste pas son passé ....![]()
Contrairement à d'autres qui ont commencé leur grande carrière à l'extrème droite et l'ont fini au PS ...
D'autres qui eux aussi faisaient parti des connards qui ont condamné à mort Degaulle ..
Et qui ont continué à le faire ch.. au niveau politique après guerre ....
Quant à Marie Le pen , je ne les vois pas entrain de torturer Ramadan dans sa petite cellule ...
Ce qu'il y a de bien chez ces femmes , c'est que ça ne va pas tarder à se créper le chignon , moi , j'y vois comme ça ..
Bousculeur des vérités établies
Politiquement incorrect
Un con narcissique dérangé ose tout, on le reconnait à cela
Les gens font de la jalousie aux allocations,jusqu'à ce que ça s'applique à eux même toutefois
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- mic43121
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
Victor a écrit : J'imagine que ses mémoires vont devenir un Best-seller.
Je vais certainement les acheter. Son point de vue sur l'histoire récente de la France est certainement très intéressant et loin de l'histoire officielle servie et resservie jusqu'à plus soif.
Pensiez vous un seul instant que totor allait (comme le commun du forum) dire je ne lirai pas ce brulot de le pen..
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
On connais tes amours cachés pour le Pen mon Victor..Victor a écrit : J'imagine que ses mémoires vont devenir un Best-seller.
Je vais certainement les acheter. Son point de vue sur l'histoire récente de la France est certainement très intéressant et loin de l'histoire officielle servie et resservie jusqu'à plus soif.
Enfin il est vrai que le témoignage du sieur le Pen sur la chronologie des 6o dernières années peut, peut-être, avoir un certain intérêt pour ceux qui s'y intéresse..
Lion a écrit :
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Re: Les Mémoires de Jean-Marie le Pen.
Moi oui, il va être en bonne place entre "Mein Kampf " et Céline.véra a écrit :c'est pas moi qui va acheter son livre.... beurk![]()