vincent a écrit :coincetabulle a écrit :
j'ignorait que le pays avait purgé ses dettes au FMI et l'avait quitté en 2007.
au final on a un pays indépendant du FMI dont les revenus sont basés à 96 % sur ses exportations de pétrole et les USA qui décident de bloquer et de commander à tous de bloquer l'achat du pétrole vénézuélien. c'est bien ça ?
et tout ça parce que le pouvoir en place est une dictature communiste ou apparentée.
non parce que si c'était le bien être de la population on est d'accord qu'ils seraient déjà intervenus dans les pires dictatures du monde avec le même zèle humanitaire.
si ils avaient accès à l'argent issue de leurs ressources naturelle selon toi ça irai mieux ou moins bien pour les vénézuéliens ?
Avec notre correspondant au Venezuela, Julien Gonzalez
Cette fois-ci, Bruxelles a décidé d'imposer, lundi 22 janvier, des sanctions financières à sept hauts responsables vénézuéliens.Certains sont accusés par l'UE d'être « responsables de graves violations des droits de l'homme » (les manifestations entre avril et juillet dernier à l'appel de l'opposition ont fait plus de 120 victimes), d'autres d'être « impliqués dans des atteintes à la démocratie et à l'Etat de droit au Venezuela ». Ces mesures impliquent le gel des avoirs et une interdiction de visas pour entrer sur le territoire de l'Union européenne.
De son côté, le ministre espagnol des Affaires étrangères a déclaré que « les sanctions sont une incitation pour aider aux négociations ». Depuis septembre dernier, des discussions entre le camp présidentiel et l'opposition vénézuélienne ont lieu, sous la médiation de la République dominicaine. Des négociations sans accord définitif pour le moment.
L'UE ne sait semble t il qu'être un des wagons du train US.
L'UE aurait surtout du demander des comptes aux USA pour toutes les mesures américaines hostiles qui ont entraîné l'instabilité
politique et économique au Vénézuéla. Mais comme les USA sont leurs maîtres aux Européens, ces derniers préfèrent
voir les conséquences plutôt que les causes...
La stratégie américaine vise en premier lieu à exercer une importante pression sur sa dette extérieure et faire en sorte que son accès au crédit international sur les marchés financiers devienne de plus en plus compliqué et coûteux.
Dans le capitalisme néolibéral contemporain, l'accès au crédit et la possibilité de s'endetter au-delà de ses capacités de remboursement immédiates sont devenus essentiels au bon fonctionnement d'un Etat.
Or, si l'on assistait à une augmentation importante des taux d'emprunt et à une augmentation corrélée des niveaux d'endettement, le pays se verrait contraint de faire défaut sur sa dette extérieure, propulsant ainsi les administrations d'état, les entreprises et les particuliers dans une situation chaotique.
La deuxième vague de sanctions de l'administration Trump vise explicitement à faire en sorte que les conditions de refinancement de l'Etat vénézuélien et de sa principale société PDVSA soient de plus en plus compliquées ; car la majorité des banques et des fonds de pension auprès desquels un Etat se finance est américaine.
Or, si un Etat voient ses conditions d'accès au crédit restreintes, ses taux d'emprunt vont mécaniquement augmenter, ce qui aura pour conséquence de dégrader davantage la situation économique du pays.
De plus, les grandes agences de notation, dont les trois principales sont américaines, en constatant cette situation, vont dégrader la note d'un pays, qui aura alors de plus en plus de mal à emprunter sur les marchés financiers et à faire face à ses obligations de remboursement. On se trouve alors face à une situation dans laquelle les taux d'emprunt augmentent, la confiance des investisseurs et les capacités d'emprunt du pays diminuent, ce qui fait mécaniquement augmenter le volume de la dette et les
taux d'emprunt et pousse le pays vers un défaut de paiement certain.
Cette pression économique et financière menée par les américains est, analogue à celle qui avait été imposée à Cuba en 1960.
Il semble clair que les sanctions de l'administration Trump visent à pousser le Venezuela vers le défaut de paiement et aggraver encore plus la situation économique du pays, pour alimenter les mouvements contestataires et d'opposition et ainsi
légitimer le renversement du gouvernement de Nicolas Maduro.
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