archange a écrit : Introduire la notion de rupture conventionnelle, de contractuels, de pilotage par l’Etat des ressources humaines ainsi que l’opportunité de pouvoir aller travailler dans une autre administration me semble une évolution qui tend à rapprocher le monde public/privé.
Je suis fonctionnaire, de l'état.
Il y a aujourd'hui des passerelles pour passer d'une administration à une autre, mais comme au sein de l'état et depuis la réforme Sarkozy de 2007 il y a eu beaucoup de suppression de postes, cela devient moins facile qu'auparavant où l'on pouvait, si l'on voulait, muter tous les 3 ans. On peut toujours postuler dans une collectivité locale, mais quand on a un parcours professionnel spécialisé, ce n'est pas non plus évident.
La rupture conventionnelle, ça ne se fait pas trop, mais c'est toujours possible de démissionner d'une administration, je l'ai fait il y a 30 ans, pour une autre.
Maintenant sur ceux qui en permanence crépissent les fonctionnaires, ces fainéants surpayés et nonchalants, sur-protégés par leur statut. Déjà, je les emmerde ! Il y a des concours d’entrée tous les ans, qu'ils tentent donc leurs chances. Et ce n'est pas parce qu'il y aura moins de fonctionnaires que l'état fera des économies énormes car le boulot qu'ils font, avec plus ou moins d'entrain, il serait fait par des boîtes privées. Et les boîtes privées, ou les prestataires de toutes sortes, pour en fréquenter beaucoup depuis 30 ans, ce ne sont pas les derniers à cracher sur l'argent public, et souvent sans trop de remords ; d'aucuns se gavent carrément. Si vous saviez le nombre de parasites du privé qui bourdonnent grassement autour de l'argent public, vous seriez, pour certains, nettement moins acrimonieux !
Le statut et les salaires. Perso, la réforme du statut, j'y suis plutôt favorable, même si je ne suis pas concerné. Pourquoi ? Car il existe, c'est vrai, et ceci dans tous les services que j'ai faits, environ 10% de branleurs qui seraient mieux chez eux à se tirer sur la colonne plutôt que le faire au boulot au vu et au su de tout le monde, et ceci depuis... des lustres. Et je mettrais encore 10 à 20% de personnes qui, une fois fonctionnaires, touchent leurs salaires, font leurs 35 heures et qui ne cherchent surtout pas à faire plus que ce qu'ils pourraient faire, ou même à prendre la moindre initiative. Ils ont un statut, un paie versée le 28 du mois, des horaires pas trop éprouvants : ils sont contents d'eux et ont atteint leur petit objectif de vie. L'ambition d'une mouche. Avoir un statut un peu plus flexible pourrait déjà permettre de se débarrasser des branleurs ! Encore que...
Et il y a les autres, dont je fais partie, sans être exceptionnel. Qui ne comptent pas leurs heures, qui aiment leur boulot, qui râlent après cette grosse machine molle qu'est l'administration, qui ne sont pas plus récompensés que ça (le mérite, c'est pipeau), qui estiment de pas être forcément malheureux même si à fonction égale ils seraient mieux payés dans le privé, qui estiment que nous n'avons pas à nous plaindre, qu'il y a pire ailleurs ; comme il y a mieux. Nous ne sommes pas malheureux, oui ! mais nous ne sommes pas les seuls.
Et des feignasses, des tire-au-flanc, je vous rassure, ça existe aussi dans le privé, dans à peu près les mêmes proportions que dans le public. Et pourtant, ils ne sont pas plus licenciés que les fonctionnaires qui glandent.
En conclusion, lâchez leur la grappe aux fonctionnaires, vous avez mieux à faire que regarder ce qu'untel a de mieux ou plus que vous, et ce n'est pas parce que vous leur enlèverez une tranche de jambon que c'est vous qui la boufferez !
Inutile de citer le message auquel vous répondez s'il est au-dessus du votre, vous encombrez le forum pour des prunes.