28,8 % des sondés se disent prêts à passer ou à revenir au diesel à cause de leur consommation excessive de carburant.
Source:Ouest-France.Une grande partie des propriétaires de véhicules roulant à l’essence déplorent un passage à la pompe de plus en plus fréquent. Un constat qui amène un tiers d’entre eux à envisager un retour aux véhicules diesel, selon une étude menée par L'Argus.
À l’heure où les prix des carburants poursuivent leur augmentation, des automobilistes roulant au sans plomb envisagent un retour au diesel, selon une étude publiée par L’Argus, mercredi 22 mai. La désaffection pour l’essence est telle qu’un peu moins d’un tiers des Français envisage de se tourner vers le diesel pour son prochain achat.
Regain d’attraction pour le diesel:
Pointé du doigt lors de l’éclatement de l’affaire du Dieselgate, le diesel n’est plus perçu aujourd’hui comme un repoussoir par les automobilistes français. À tel point que près de 30 % des Français récemment convertis à l'essence songeraient à abandonner leur véhicule pour acheter un modèle fonctionnant au diesel, selon cette étude menée auprès de 931 visiteurs du site largus.fr entre le 3 et le 20 mai 2019.
Le diesel représente aujourd’hui 34,5 % du mix de ventes de véhicules neufs au premier trimestre 2019.
La moitié des Français ayant acquis un véhicule essence ces trois dernières années envisagerait de conserver à l'avenir un véhicule fonctionnant à l’essence. En parallèle, un automobiliste sur cinq veut délaisser son modèle essence pour se tourner vers des modèles électriques ou hybrides.
Surconsommation de carburant:
Ce phénomène s’explique par une expérience décevante avec les voitures essence. Malgré les progrès effectués par l’industrie automobile, les véhicules diesel consomment toujours moins que les moteurs essence. Aussi, une large majorité de Français (près de sept sur dix) propriétaires d’un véhicule essence estime que sa consommation de carburant est excessive.
« Un litre de sans plomb contient moins d’énergie qu’un litre de diesel donc vous consommerez plus en essence », a indiqué Franck Thibaut, de L’Argus, au micro de RTL. « Sur une berline, les écarts seraient de l’ordre de 15 à 20 % », a-t-il précisé. Un écart pouvant atteindre les 30 % pour les modèles SUV.
Néanmoins, Franck Thibaut rappelle que le diesel n’est rentable que pour les SUV ou les personnes effectuant plus de 20 000 kilomètres par an. À l’inverse, une citadine roulant à l’essence est plus rentable, l’achat d’une voiture diesel coûtant en moyenne 1 500 euros de plus que les voitures essence.
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