Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

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LOFOTEN
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Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

Message par LOFOTEN »

De Médiapart . Faut il y croire....?
Ce n'est pas le seul article de la presse ces derniers jours...et de certains participants a notre forum.....
force de la chercher en vain, j'aurais fini par douter de l’existence de cette circulaire du 19 mars qu’évoquait « Le Canard enchaîné » la semaine dernière et qui inciterait les médecins à limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles ». Et voilà que m’est parvenu ce message d’une personne active dans un hôpital.


Appelons-le Matthieu pour lui éviter un licenciement brutal. « La lecture de votre article “Euthanasie ? Non : Euthanasie !” m’a fait repenser – écrivait-il – à un document découvert sur le site de la SFAR portant sur les recommandations relatives à la “Décision d’admission des patients en unités de réanimation et unités de soins critiques dans un contexte d’épidémie à Covid-19”. En lisant ce document, j'ai ressenti un réel malaise avec l'impression que chacun ne pourrait effectivement pas accéder à la réanimation faute d'un “équilibre entre les besoins médicaux et les ressources disponibles” ... Je suppose, poursuit mon correspondant, « que vous avez déjà pu lire ce document, mais je vous en laisse le lien ci-contre : https://sfar.org/download/decision-dadm ... -covid-19/ Quand je l’ai lu, j'ai également pensé que devoir être confronté à un tel choix pour les soignants et accompagnants de personnes âgées n'était pas normal.. »

Publié par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, ce document, effectivement daté du 19 mars 2020, a été « rédigé collégialement par un groupe d’experts régional : Élie Azoulay, Sadel Belloucif, Benoît Vivien, Bertrand Guidet, Dominique Pateron et Matthieu Le Dorze ». Il est d’ailleurs cité comme référence par le ministère des Solidarités et de la Santé (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... ements.pdf).

Avant d’en venir au contenu de cette circulaire, je voudrais dissiper une confusion présente dans certains messages reçus sur ma page Facebook. Il y a, selon moi, deux situations différentes :

- celle du médecin qui décide du sort de son patient, en tenant compte l’avis dudit patient et de ses proches, mais en en assumant seul la responsabilité en son âme et conscience. Cela existe depuis la nuit des temps et ne pose de problème que si la décision est contestable et fait l’objet d’une plainte ;

- celle d‘un groupe de médecins qui, avec la caution d’un ministère, poussent vers la mort des milliers de personnes dites « fragiles » qu‘ils ne connaissent ni d’Ève ni d‘Adam, en incitant le personnel hospitalier à ne pas les admettre en réanimation. Ceux-là, à mon avis, relèvent du tribunal. D’autant que ce dernier disposera d’une preuve à charge : un texte qui, par moments, nous renvoie neuf décennies en arrière.

N’étant pas médecin, j’ai aussitôt consulté le docteur Pierre-Jacques Raybaud, très engagé dans le combat contre le Covid-19 et qui, dans sa pratique de généraliste, s’est heurté à plusieurs reprises, ces dernières semaines, à des responsables hospitaliers refusant d'admettre en réanimation des patients âgés malades du Codiv-19 : il peut en témoigner.

Selon lui, ce texte constitue un appel au « triage systématisé des patients ». Comment, poursuit-il, « peut-on prédire aussi facilement la fin de vie d’un patient ? Tout médecin a connu dans sa carrière des améliorations spectaculaires dans des situations extrêmes ». Raybaud s’étonne aussi de la formule « en raison du caractère extraordinaire, mais personnalisé ». Pour lui, « ce genre d’opposition, c’est le début de la fin. Ce n’est plus de la médecine. Dire une chose, puis son contraire, en dire une autre et l’atténuer par divers procédés n’est pas compatible avec la médecine." Les auteurs, souligne-t-il, parlent de « décision collégiale », mais plus loin ils écrivent que « la place laissée aux proches risque d’être limitée dans la décision du refus de réanimation ». Bref, conclut le docteur Raybaud, le document prétend se fonder sur « l’attitude individuelle de chaque médecin en son âme et conscience », mais en fait, « tout en prenant la précaution de peser chaque mot, il pousse à la roue d’un triage systématisé ».

C’est en effet l’impression qui ressort de tout le texte, mais en particulier du passage consacré, en page 6, à la « non-admission en soins critiques ». Les médecins évoquent quatre cas, que je cite ci-dessous in extenso :

i. Soit parce que refusé par le patient (et/ou la famille)

ii. Soit du fait d’une absence de signes de gravité pour la réanimation (avec poursuite de la prise en charge par exemple sous couvert d’une oxygénothérapie dans un service classique) ;

iii. Soit parce que l’admission en soins critiques relèverait d’une obstination déraisonnable, définie par des thérapeutiques ne bénéficiant pas au patient, disproportionnées par rapport au bénéfice attendu, qui n’auraient d’autre but qu’un maintien artificiel — et transitoire — de la vie au prix de souffrance pour le patient et ses proches, et d’une détresse des équipes. Une telle admission risquerait aussi de priver un autre patient d’une prise en charge en réanimation, alors qu’elle/il aurait plus de chance d’en bénéficier. Ainsi, nous considérons licite de ne pas admettre un patient en réanimation dès lors qu’il s’agit d’une obstination déraisonnable, y compris si une place de réanimation est disponible.

iiii. Chez ces patients non-admis en soins critiques, les soins ne sont pas interrompus, mais s’intègrent dans le cadre d’un accompagnement en collaboration avec les spécialistes d’une telle prise en charge palliative afin d’assurer une absence de souffrance et une fin de vie digne et apaisée, en présence de leurs proches. »

Vous avez bien lu ? Les signataires n’ont pas le moindre doute sur la destination vers laquelle ils envoient les patients qu’ils refusent en réanimation : « Les soins ne sont pas interrompus, mais s’intègrent dans le cadre d’un accompagnement en collaboration avec les spécialistes d’une telle prise en charge palliative afin d’assurer une absence de souffrance et une fin de vie digne et apaisée. »

Et il s’agit pas là de propos théoriques : selon Le Canard enchaîné, en quelques jours, « les patients de plus de 75 ans en réanimation sont passés de 19 % à 7 % et ceux de plus de 80 ans de 9 % à 2 %. »

On frémit à l’idée que des médecins, dans la France du début du XXIe siècle, se croient autorisés à accompagner vers la mort des milliers de personnes « fragiles ». Certains amis m’ont reproché d’avoir évoqué l’Allemagne nazie. C’est qu’ils m’ont mal compris : je ne pense évidemment pas à la Shoah, mais à la première étape du génocide : la liquidation des malades mentaux. Plus de 100 000 handicapés sacrifiés au nom de la liquidation des « bouches inutiles » et de la libération de lits pour les jeunes soldats blessés.

https://blogs.mediapart.fr/dominique-vi ... e-la-honte

:(
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Kelenner
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par Kelenner »

Ca n'a rien d'un scoop, et c'est la conséquence du manque de moyens matériels des hôpitaux, lui-même résultat de plus de 15 ans de casse des crédits.

Donc dans ces conditions hors normes, il est évident que les médecins n'ont d'autre choix que de faire un tri, et de réserver les lits de réa à ceux qui présentent les meilleures chances de s'en sortir. C'est horrible mais dans ce contexte il est tout simplement impossible de procéder autrement.
capochef99
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par capochef99 »

Vous vous rendez compte que vous êtes en train d'écrire, ce 01/05/2020, et à un moment ou des milliers de lits sont libérés, que les plus de 70 ans ne sont plus admissibles en réanimation afin d'avoir des lits prêts à recevoir une relance de pandémie ????!!!!!
Georges61
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par Georges61 »

Si je devais me retrouver en réanimation, nous avons déjà convenu avec ma femme et mes enfants, que si je me trouvais à ce moment là en France, ils me conduiraient dans un hôpital prévu à l'avance en Suisse.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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Mickey
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par Mickey »

A la décharge des "génocidaires" ,il convient de préciser qu'une personne d'un âge avancé, ne peut supporter une réanimation. Il est constater généralement dans ce cas, 100% de mortalité.
L'inacceptable se trouve plutôt dans les hôpitaux où l'on refuse la prise en charge d'une victime d'accident cardiaque sous prétexte qu'un lascar du 93 qui n'a pas respecté le confinement, occupe le dernier lit de réa.
Des situations comme celle ci se compté par centaine lors du pique épidémique en banlieue parisienne.
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Yann Begervil
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par Yann Begervil »

la réanimation est une ressource rare et coûteuse, qui nécessite un personnel nombreux et très hautement formé et du matériel sophistiqué. Il n'est donc pas concevable de mettre en route ces moyens thérapeutiques sans une justification sérieuse.
il y a bien sur un protocole a respecter ;
Décision de non admission des patients en unités de réanimation et unités de soins critiquesdans un contexte d’épidémie à Covid-1 ;
Soit parce que l’admission en soins critiques relèverait d’une obstination déraisonnable, définie par des thérapeutiques ne bénéficiant pas au patient, disproportionnées par rapport au bénéfice attendu, qui n’auraient d’autre but qu’un maintien artificiel —et transitoire—de la vie au prix de souffrance pour le patient et ses proches, et d’une détresse des équipes. Une telle admission risquerait aussi de priver un autre patient d’une prise en charge en réanimation, alors qu’elle/il aurait plus de chance d’en bénéficier. Ainsi, nous considérons licite de ne pas admettre un patient en réanimation dès lors qu’il s’agit d’une obstination déraisonnable, y compris si une place de réanimation est disponible.
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par Georges61 »

Mickey a écrit : 01 mai 2020 12:12 A la décharge des "génocidaires" ,il convient de préciser qu'une personne d'un âge avancé, ne peut supporter une réanimation. Il est constater généralement dans ce cas, 100% de mortalité.
L'inacceptable se trouve plutôt dans les hôpitaux où l'on refuse la prise en charge d'une victime d'accident cardiaque sous prétexte qu'un lascar du 93 qui n'a pas respecté le confinement, occupe le dernier lit de réa.
Des situations comme celle ci se compté par centaine lors du pique épidémique en banlieue parisienne.
C'est souvent vrai dans le cas de personnes intubées, (hier à la TV un médecin réanimateur parlait de 40% de décès dans les personnes âgées intubées) mais toutes les personnes en réa ne sont pas intubées.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
LOFOTEN
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Re: Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

Message par LOFOTEN »

Je pense que l'on se dirige tout droit vers l'étoile jaune ......pour les vieux de plus de 70
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Crapulax
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par Crapulax »

Kelenner a écrit : 01 mai 2020 11:46 Ca n'a rien d'un scoop, et c'est la conséquence du manque de moyens matériels des hôpitaux, lui-même résultat de plus de 15 ans de casse des crédits.

Donc dans ces conditions hors normes, il est évident que les médecins n'ont d'autre choix que de faire un tri, et de réserver les lits de réa à ceux qui présentent les meilleures chances de s'en sortir. C'est horrible mais dans ce contexte il est tout simplement impossible de procéder autrement.
Preuve qu'ils faisaient ce qu'ils pouvaient pour les plus touchés par le virus...Les transferts dans les hôpitaux ou les cliniques qui étaient "moins chargés"....

Lors du pic je pense effectivement que certains "choix" ont du se produire....Il en fut question dans les médias,notamment LCI ou des chefs de services confiaient devoir faire un tri si cela s'imposait...

Je n'en serais donc pas étonné.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
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Re: Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

Message par le cid »

je n'arrive plus à retrouver une video circulant sur facebook et qui était très claire sur ce sujet ;
on y voit un homme auquel l'infirmière annonce qu'il a le covid 19 puis cette dernière prend des instructions auprès de son chef et son visage se ferme ......
elle contacte un autre médecin et on comprend très bien ce qui se passe parce qu'elle signale aux autres infirmières que " c'est confirmé " on ne fera rien etc ...;

Toute la video montre que les chefs donnent l'ordre de ne pas soigner ce monsieur et de le laisser mourir .

Etant donné qu'elle est en français il m'a bien paru qu'elle ne venait pas d'un dispensaire de brousse du Zimbawe !
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Yann Begervil
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Re: Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

Message par Yann Begervil »

LOFOTEN a écrit : 01 mai 2020 12:30 Je pense que l'on se dirige tout droit vers l'étoile jaune ......pour les vieux de plus de 70
Apparemment, tu n'as pas tout a fait saisi le concepte d'obstination déraisonnable :content36
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Re: limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles

Message par oups »

Crapulax a écrit : 01 mai 2020 12:36
Kelenner a écrit : 01 mai 2020 11:46 Ca n'a rien d'un scoop, et c'est la conséquence du manque de moyens matériels des hôpitaux, lui-même résultat de plus de 15 ans de casse des crédits.

Donc dans ces conditions hors normes, il est évident que les médecins n'ont d'autre choix que de faire un tri, et de réserver les lits de réa à ceux qui présentent les meilleures chances de s'en sortir. C'est horrible mais dans ce contexte il est tout simplement impossible de procéder autrement.
Preuve qu'ils faisaient ce qu'ils pouvaient pour les plus touchés par le virus...Les transferts dans les hôpitaux ou les cliniques qui étaient "moins chargés"....

Lors du pic je pense effectivement que certains "choix" ont du se produire....Il en fut question dans les médias,notamment LCI ou des chefs de services confiaient devoir faire un tri si cela s'imposait...

Je n'en serais donc pas étonné.
Pourquoi donc devraient on s' en etonner ?
Ces choix sont faits dans le cadre de process tres rigoureux chaque jour de chaque semaine de chaque mois de chaque annee dans chaque hopital
Quand c'est plus possible , c'est plus possible :evil: Mde Vincent Lambert mere n'etait vraiment pas raisonnable .non de Dieu !
Tant qu'il restera un seul malade avec quelques decennies de vie"acceptable " possibles non/mal pris en charge pour des raisons budgetaires , acheter des trimestres de sursis ne ME parait pas pertinent .Faire de gros frais sur une caisse pourrave , c'est pas malin et tres onereux :gene3:
vincent
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Re: Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

Message par vincent »

LOFOTEN a écrit : 01 mai 2020 11:21 De Médiapart . Faut il y croire....?
Ce n'est pas le seul article de la presse ces derniers jours...et de certains participants a notre forum.....



https://blogs.mediapart.fr/dominique-vi ... e-la-honte

:(
voila la raison pour laquelle on évite de les envoyer en réa , tout simplement parce que le fait de les placer en coma artificiel afaiblit encore plus les personnes trés agées . C 'est la même raison pour laquelle ma compagne s' est battue contre la femme chef sce chirurgie qui voulait a tout prix opéré sa mére de 88 ans de mémoire d' un cancer du sein découvert par hasard lors d 'une hôspitalisation ......elle est morte 5 ans plus tard , sans avoir eu a subir une anesthésie .....sans avoir souffert .

Manque de "moyens" = tri des malades selon Médiapart.......c ' est plus compliqué que cela le métier de "journaliste"

Médiapart : Association a but destructif loi 1901 modifiée mai 68
l
Coronavirus: après avoir été intubé, une longue convalescence en perspective
La récupération après en passage en réanimation, longue, nécessite des soins pour reprendre une activité cardiaque et respiratoire normale.

Par Marie-Cécile Renault et Guillaume Mollaret
Publié le 1 avril 2020 à 19:21, mis à jour le 1 avril 2020 à 19:21

Du côté des services de réanimation, une attention particulière est portée sur les patients fraîchement extubés 206162674/sudok1 - stock.adobe.com

Un patient ne sort pas comme ça de réanimation sur ses deux jambes pour rentrer chez soi… La récupération est longue. Elle nécessite au moins des soins infirmiers et de la kinésithérapie pour reprendre une activité cardiaque et respiratoire normale. Après leur séjour en «réa», les patients sont ainsi orientés vers des centres de soins de suite et de réadaptation (SSR). «Au sortir des soins intensifs les patients arrivent avec des neuropathies “postréa”, car le corps a été longtemps immobilisé, sans mouvement et sous assistance», explique Renaud Coupry, directeur général de la Chataigneraie, centre privé non lucratif de SSR, qui accueille cinq premiers patients Covid-19 dans son établissement du Val-d’Oise. «En clair, le corps ne répond plus, les patients sortent épuisés, ils ont des difficultés à marcher, à manger, à déglutir, à parler, etc. On a alors besoin de tous les métiers de nos SSR: orthophonistes, ergothérapeutes, kiné, neuropsychiatres.» Les patients ont également

Coronavirus : l'intubation des patients en réanimation, un ...www.lci.fr › Santé
6 avr. 2020 - Mais être placé sous respirateur artificiel n'est pas anodin, et les conséquences nombreuses, notamment à la sortie de réanimation. 06 avr. 2020 ...


Pour avoir des informations scientifiques , économique , judiciaire ( voir affaire Dominique Baudis ) mieux vaut éviter ce genre de news ,a moins que l' on veuille trouver......ce qu' on est certain de trouver chez eux
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lotus95
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Re: Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

Message par lotus95 »

vincent a écrit : 01 mai 2020 15:06
Un patient ne sort pas comme ça de réanimation sur ses deux jambes pour rentrer chez soi… La récupération est longue. Elle nécessite au moins des soins infirmiers et de la kinésithérapie pour reprendre une activité cardiaque et respiratoire normale. Après leur séjour en «réa», les patients sont ainsi orientés vers des centres de soins de suite et de réadaptation (SSR). «Au sortir des soins intensifs les patients arrivent avec des neuropathies “postréa”, car le corps a été longtemps immobilisé, sans mouvement et sous assistance», explique Renaud Coupry, directeur général de la Chataigneraie, centre privé non lucratif de SSR, qui accueille cinq premiers patients Covid-19 dans son établissement du Val-d’Oise. «En clair, le corps ne répond plus, les patients sortent épuisés, ils ont des difficultés à marcher, à manger, à déglutir, à parler, etc. On a alors besoin de tous les métiers de nos SSR: orthophonistes, ergothérapeutes, kiné, neuropsychiatres.» Les patients ont également
autrement dit, coût élevé ... bande de baltringues qui ont tout fait pour laisser entrer le Covid très largement dans le pays et les Ehpad, ou rien fait pour l'éviter, qui ont tout fait pour diminuer les capacités et les moyens du système hospitalier, et qui cherchent à justifier l'euthanasie pure et simple des plus fragiles ...

Dans un fonctionnement "normal", le taux de mortalité du Covid19 pour les plus de 85 ans est de 15% .... et plus bas si on part des plus de 70 ans

ça ne veut pas dire 100% ... donc parler d'obstination déraisonnable et de soins palliatifs est une fumisterie ; il y a certainement d'autres options que ces directives criminelles
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: Limiter l’admission des personnes « fragiles » en réanimation?

Message par oups »

lotus95 a écrit : 04 mai 2020 09:08
vincent a écrit : 01 mai 2020 15:06
Un patient ne sort pas comme ça de réanimation sur ses deux jambes pour rentrer chez soi… La récupération est longue. Elle nécessite au moins des soins infirmiers et de la kinésithérapie pour reprendre une activité cardiaque et respiratoire normale. Après leur séjour en «réa», les patients sont ainsi orientés vers des centres de soins de suite et de réadaptation (SSR). «Au sortir des soins intensifs les patients arrivent avec des neuropathies “postréa”, car le corps a été longtemps immobilisé, sans mouvement et sous assistance», explique Renaud Coupry, directeur général de la Chataigneraie, centre privé non lucratif de SSR, qui accueille cinq premiers patients Covid-19 dans son établissement du Val-d’Oise. «En clair, le corps ne répond plus, les patients sortent épuisés, ils ont des difficultés à marcher, à manger, à déglutir, à parler, etc. On a alors besoin de tous les métiers de nos SSR: orthophonistes, ergothérapeutes, kiné, neuropsychiatres.» Les patients ont également
autrement dit, coût élevé ... bande de baltringues qui ont tout fait pour laisser entrer le Covid très largement dans le pays et les Ehpad, ou rien fait pour l'éviter, qui ont tout fait pour diminuer les capacités et les moyens du système hospitalier, et qui cherchent à justifier l'euthanasie pure et simple des plus fragiles ... u

Dans un fonctionnement "normal", le taux de mortalité du Covid19 pour les plus de 85 ans est de 15% .... et plus bas si on part des plus de 70 ans

ça ne veut pas dire 100% ... donc parler d'obstination déraisonnable et de soins palliatifs est une fumisterie ; il y a certainement d'autres options que ces directives criminelles
Lesquelles , l'eau de jouvence ?
Bref , j'vous laisse attaquer les medecins qui ne valident pas les transferts en rea ,c'est une decision medicale , un acte assumé, pas une lubie politicienne
En fait ca marche comme ca du 1 janvier au 31 decembre de n'importe quelle annee , celui qui a la légitimité a prendre une decision la prend
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