Ca c'est le fait traité, mais il y a encore mieuxParis : un camp de migrants violemment évacué par les forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur dénonce des images "choquantes"
Gérald Darmanin a demandé un "rapport circonstancié" au préfet de police alors que plusieurs centaines de migrants ont été évacués par les forces de l'ordre, lundi soir, place de la République.
Un nouveau campement de plusieurs centaines de migrants, installé place de la République, à Paris, lundi 23 novembre, a été rapidement démantelé dans la soirée par les forces de l'ordre. Les migrants étaient en errance depuis l'évacuation d'un important camp d'exilés la semaine dernière à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Une partie des quelque 500 tentes bleues a commencé à être enlevée, parfois avec des exilés encore à l'intérieur, sous les cris et huées de militants et de migrants, à peine une heure après leur installation.
Donc Darmanin vient nous vanter les mérites de sa loi de sécurité globale qui interdit de publier des images d'actions policières dans lesquelles le policer est identifiable, mais en même temps il salue la publication de ces images d'action policières violentes, si elles n'avaient pas été publiées suite a cette loi le grand public n'en aurait pas eu le témoignage.Le ministre de l'Intérieur évoque des images "choquantes"
"Toutes les personnes en besoin d'hébergement sont invitées à se présenter dans les accueils de jour où des orientations vers des solutions d'hébergement adaptées à leur situation sont proposées très régulièrement aux migrants", a ajouté la Prif. "On ne répond pas à la misère par la matraque. La mise à l'abri des migrants du campement de Saint-Denis restés à la rue est urgente, indispensable, indiscutable", a réagi Delphine Rouilleault, directrice générale de France terre d'asile, association et opérateur de l'Etat sur la gestion des campements.
"L'Etat donne de lui-même un spectacle lamentable" en apportant "une réponse policière à une situation sociale", a commenté auprès de l'AFP Ian Brossat, adjoint de la mairie de Paris en charge notamment de l'accueil des réfugiés."La seule réponse des autorités, c'est la force. Et la force, en période de crise sanitaire, ce n'est pas acceptable", ajoute Corinne Torre, responsable de Médecins sans frontières en France. Cette dernière réclame elle aussi un hébergement pour ces migrants.
Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a assuré que certaines images de la dispersion du campement étaient "choquantes". Il a demandé "un rapport circonstancié" au préfet de police.
Les fans du gouvernement qui ont commenté le sujet pour justifier la loi de sécurité globale, Vincent, Corvo et autres encartés LREM, que vont ils nous expliquer pour justifier la schizophrénie de notre actuel ( mais pas pour longtemps visiblement) ministre de l'intérieur?

