jabar a écrit : 29 mars 2021 14:55
toutvenant a écrit : 29 mars 2021 14:14
J’y pense...Dans une réunion d’alcooliques, les malades viennent pour guérir d’une addiction, et il est salutaire qu’au sein de ces huis-clos, des gens sobres ne viennent pas interférer dans la prise de conscience de cette impulsion à boire plus que de raison.
On peut comprendre que ce bilan d'une descente en enfer soit de l’ordre du privé et que récupérer une dignité perdue doit passer
par l’exclusion de toute personne qui serait le témoin gênant d’une telle déchéance.
Cependant qu’il est nécessaire qu’un intervenant sain ou devenu sain ait les compétences pour apprendre à ces souffrants comment se détacher d'un comportement de dépendance.
Dans ces assemblées non mixtes, en est-il de même ? Y a-t-il aussi un interlocuteur neutre, ancien discriminé ou pas, qui ait assez d’autorité pour être en capacité d’expliquer comment dépasser ce penchant victimaire dont une communauté restreinte se croit affreusement affectée et qui cultive cette posture comme une obsession à la différence....
A noter que cette soi-disante singularité, parce qu’elle est minoritaire, se donne le droit d’accuser les autres sans remettre en question sa propre complaisance à des récriminations perpétuelles et dont on sait qu’aucun des « souffre-douleur » engagés dans ces partouzes geignardes, ne sortira guéri d'un travers raciste, sexiste où autre distorsion malsaine censée contaminer une société jugée mauvaise dans sa majorité.
Cette société-là les aura démasqués et reconnus pour ce qui sont...Des semeurs de merde.
Ils auront de la peine à se reproduire, et dès lors qu’ils auront réussi leur vie grâce aux études qu’ils ont la liberté de suivre, ils
s’intègreront et s’embourgeoiseront comme l’a fait Audrey Pulvar en profitant de tous les avantages et privilèges au coeur d'une grande communauté française sur laquelle ils auront craché sans vergogne...Et ils deviendront ces tiédasses bon chic bon genre voulant tellement ménager toutes les susceptibilités et les indifférences, qu’on leur demandera de se taire à leur tour. L’ingratitude étant un vilain défaut.
En l’occurence, n’est pas Rosa Parks qui veut...
Je ne pense pas qu'on puisse comprendre les luttes spécifiques dans la vie d'un individu de couleur. Les blocages, les frustrations, les refus, pour des choses qui paraissent très anodines pour la plupart des gens. Comme de trouver un appart ou un emploi. J'étais pas mal impliqué dans ce milieu à une époque. L'idée n'est pas de se lamenter collectivement en se tordant les mains. C'est d'avoir des actions très concrètes, souvent à un petit niveau. Par exemple organiser une aide juridique lorsqu'un propriétaire veut cesser le bail d'une famille à cause de sa couleur, c'est un cas qui arrive lorsqu'une location passe par une agence. Parfois c'est organiser des évènements culturels, car on a pas idée combien sont destructeurs les mots du racisme chez les jeunes, quel impact cela donne sur la perception qu'ils ont d'eux mêmes. Ce sont aussi des actions pour l'emploi ou l'éducation.
Ces luttes discrètes et nombreuses existent depuis des décennies. Les choses s'améliorent, mais tu ne peux pas balayer de la main la réalité des difficultés rencontrées par certains. L'inaction aurait été pire, l'inaction est même impossible car elle est une question de survie. Tout cela est l'inverse de la victimisation, c'est au contraire prendre en main sa destinée et lutter.
J'entends bien l'allusion. Je ne crache pas sur la soupe, je fais partie de ceux qui la cuisinent. J'ai personnellement réussi. Je ne suis pas pessimiste. La France est un pays que j'aime même si j'ai vécu la majeure partie de ma vie à l'étranger, je ne dresse pas un portrait noir de ce pays. Mais je reste sensible à la question car j'ai aussi connu ces problèmes. Je serai le premier avec toi à me plaindre de ces initiatives sur le racisme quand ces maux auront disparu.
Je n’ai jamais nié la réalité du racisme en France, mais c’est de ce racisme ordinaire dont se nourrissent certains.
Et il n’est pas partagé par une majorité de Français, comme on a eu tendance à l’entendre depuis des décennies, histoire d’en culpabiliser le plus grand nombre pour faire émerger une idéologie politique nauséabonde dont on sait désormais qu’elle est vouée à l’échec.
Elle pue vraiment et ceux qui s’obstinent à vouloir encore la propager et la perpétuer en salissant tout un peuple
discriminé à son tour pour des raisons strictement électoralistes, sont devenus les mal-pensants d’une société qui en a marre
de subir également la petite haine tenace de groupes de parole ou de comités soit-disants anti racistes alors qu'ils s’appuient eux-même sur leur propre racisme anti-blanc pour exister en dehors et dans la société française.
Et bien sûr qu’il faut le combattre ce racisme. Chacun à son niveau. Même parmi son entourage lorsque quelques-uns se permettent aussi d’essentialiser une ethnie ou une race avec le mot qui tue sans autre forme de procès. Je me suis même fâché avec certains d’entre eux. Des cons.
Je me rappelle encore dans les années 50 de quelle manière ma famille et moi-même avons été traités « de sales Italiens »...
Grande humiliation que cette insulte, parmi d’autres.
Je me souviens aussi des reportages sur les USA où la discrimination raciale était pratiquée ouvertement jusque sur des écriteaux...Les bus, les chiottes publics et autres places interdites aux noirs.
Les Blacks Panthers et Angela Davis étaient mes idoles.
Mais il faut s’attaquer également à toute forme de subversion susceptible de mettre en danger une société entière parce que les politiques, encore eux, ont trouvé jusqu’à présent leur compte en fermant les yeux sur des doctrines et des théories délétères et surtout minoritaires pour sauver les meubles d’une paix sociale mal en point aujourd’hui.
Cela dit, chacun est capable de prendre son destin en main et de trouver où il vit, un art de vivre à partir d'un contrat social qui autorise les compromis avec une majorité de citoyens consentants et dans le cadre de lois qui respectent les droits et les devoirs de chacun. Et sans ressentiment éprouvé parce que la couleur n’arriverait pas à la cheville de la valeur. Et inversement.
Sachant qu’une société idéale n’étant qu’une vue de l’esprit, elle est néanmoins capable d’accréditer que toute cette mauvaise humeur dégurgitée par une poignée d’agitateurs, ne sont que des sursauts miasmatiques d’un autre âge et sans avenir.
La France est de celle-là si l’on ne se trompe pas de cible... Mais la majorité des Français sont des gens bien parce que pas rancuniers.
