Ce dimanche après-midi quatre ou cinq hommes ont frappé la victime qui aurait également reçu au moins un coup de machette. Une agression qui survient au lendemain d’une première affaire, dans un autre quartier de la ville.
.......C’est le silence qui frappe à l’approche de la scène, pourtant scrutée par beaucoup de gens.
Source:Le Parisien.Il est 16h30 à Champigny ce dimanche après-midi, et cela fait deux heures qu’une couverture dorée de survie couvre le corps d’un homme de 20 ans. Le silence du moment contraste avec ces quelques secondes filmées par au moins un passant en début d’après-midi. Une scène d’une rare violence, un mélange de cris, de klaxons et de bruits de circulation.
On voit un groupe d’hommes, cinq ou six personnes, en attaquer un autre à l’angle de l’avenue du 11 Novembre 1918 et de l’avenue du 8 Mai 45. Vêtus de noir, de cagoules, ils sont munis d’au moins une machette, de bâtons et de gaz lacrymogène et en rouent un autre de coups.
Déjà au sol, celui-ci semble s’écrouler pour de bon à quelques mètres d’une automobiliste qui descend de sa voiture et s’approche de lui en courant. Les secouristes ont prodigué des massages cardiaques pour tenter de la ranimer. En vain.
L’agression a eu lieu sous les yeux de badauds dans le quartier populaire des Mordacs.
« Il faut que l’escalade cesse », implore cette maman. Elle ne sait pas précisément ce qui s’est passé. Mais elle a une certitude : « Rien ne peut valoir de mourir comme ça. Regardez-le là où il est, par terre. Vous imaginez ce que ça représente pour ses parents ? ».
Des policiers arrivent, d’autres s’en vont. Deux femmes en pleurs montent dans une camionnette des pompiers. Des habitants, perchés sur les fameuses maisons sur les toits du quartier, observent la scène. La victime se trouve toujours sous la couverture de survie.
Ce décès survient au lendemain des coups de couteau infligés à un jeune de 18 ans avenue de la République, dans le centre-ville, près du quartier des Boullereaux. Touchée à trois reprises, la victime, qui était poursuivie par quatre hommes toujours en fuite, avait été hospitalisée à la Salpêtrière alors que son pronostic vital était engagé. Ce dimanche matin, son état de santé n’inspirait plus d’inquiétude.
Une rivalité entre les cités des Boullereaux et des Mordacs ?
On ne sait pas encore si les deux affaires sont liées. « Les deux quartiers sont assez éloignés, analyse une source proche de l’enquête. Mais c’est assez probable qu’il s’agisse d’un match retour. »
« Je n’ai pas eu ces derniers jours de remontées particulières faisant état d’une rivalité entre quartiers », assure le maire (Libres !), Laurent Jeanne. « A ce stade, aucun lien certain ne peut être fait entre les deux affaires », indiquait le parquet de Créteil ce dimanche soir.
Il y a un peu plus d’un an, en mars 2021, un affrontement très violent impliquant une quinzaine de personnes avait fait deux blessés graves. Un adolescent de 15 ans avait notamment dû être placé dans le coma. À l’époque, la rivalité entre la cité des Mordacs et celle des Boullereaux était déjà évoquée.
« Elle existe depuis des années, contextualisait un grand frère. Les gamins en parlent tout le temps. Comme ils parlent de rivalité avec d’autres villes. C’est un peu comme partout. Mais cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu de rixe entre les deux cités. »
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