gobsec a écrit : Cécile Duflot avait fait augmenter le nombre de chômeurs dans le bâtiment .
FAUX, elle a voulu faire baisser les prix mais les lobbies ont mis la pression pour que le niveau stratosphérique des prix soit maintenu à l'aide des finances publiques, autrement dit leurs profits.
Ca a été un bras de fer de chantage à l'emploi.
Je dis que Duflot a fait augmenter le chômage , vous dites " non elle a voulu faire baisser les prix " ......
je parle chômage ,vous répondez prix .....profil GJ garanti 100 % vous avez le niveau
L’effondrement est daté
Certes la crise du logement est ancienne en France, aussi ancienne que la préférence marquée par les pouvoirs publics qui ont toujours proclamé que la solution était dans le logement social. Mais l’aggravation est spectaculaire depuis l’annonce, dès juillet 2013, des dispositions prévues par la loi Duflot qui sera finalement adoptée par le Parlement le 20 février 2014. [size=
150]En un an, on a enregistré 22 000 faillites d’entreprises du bâtiment, le nombre de chantiers ouverts a chuté de 20 % et le chômage total ou partiel a augmenté d’autant.[/size]
Tous les professionnels ont immédiatement dénoncé les méfaits de la loi et aujourd’hui c’est le gouvernement lui-même qui les évoque. Tout se passe comme si on avait voulu assassiner l’immobilier locatif. Parmi les dispositions les plus calamiteuses on aura relevé :
1° L’aggravation de la fiscalité sur la propriété immobilière : les maigres aménagements concédés par le dispositif Scellier en faveur des particuliers qui font construire pour louer sont supprimés (on estime que le Scellier avait permis la mise en chantier de 70.000 logements). Les plus-values sont lourdement taxées si les propriétaires n’offrent pas leur logement à la location pendant 22 ans.
2° L’encadrement des loyers : en cas de « tensions anormales du marché locatif », la hausse des loyers sera interdite ou réglée en fonction de l’indice de référence des loyers (IRL). Un propriétaire qui veut apporter la preuve que les loyers qu’il exige ne sont pas « anormaux » doit trouver 6 références dans la zone considérée pour justifier une hausse.
3° Une « garantie universelle de logement » (GUL) prend le relais de la défunte GRL (Garantie des risques locatifs) qui indemnisait le bailleur au cas où le locataire faisait défaut. La garantie n’a jamais fonctionné, vu le nombre de locataires défaillants.
Mais si la GUL prévoit une indemnisation (théorique), elle annihile les possibilités d’expulsion. Cette disposition avait été saluée comme un grand progrès social par la majorité.
L’encadrement des loyers : de Duflot à Pinel
duflot rené le honzecL’Université d’Été du PS a été l’occasion pour Martine Aubry, Maire de Lille, d’attaquer de front le Premier Ministre et le conflit est appelé à s’enfler. Manuel Valls a « détricoté » (comme on dit) la loi Duflot 2013 pour lui substituer la loi Duflot 2014, encore appelée loi Pinel, du nom de Madame le Ministre du Logement dans le gouvernement Valls II. On revient à ce qui avait été prévu en 2012 : l’encadrement des loyers n’est appliqué qu’à titre expérimental à Paris.
Ce changement déchaîne la fureur de Martine Aubry, des frondeurs et des Verts, qui veulent étendre l’encadrement à toutes les villes qui le souhaiteraient.
Il faut rappeler que cet « encadrement » est une double atteinte : au marché de l’immobilier et au droit de propriété. Elle se joue de la loi de l’offre et de la demande qui fait que le prix augmente en cas de pénurie. C’est l’autorité administrative qui décrète que le marché locatif subit une « tension anormale » qui justifierait le blocage de toute hausse des loyers. Or, le blocage est une des causes de la pénurie, car les investisseurs refusent de s’engager dans une activité qui ne leur apporte aucun profit et beaucoup de tracas (avec la réglementation et la dégradation des rapports locatifs). D’autre part c’est une « nationalisation du droit de propriété » comme l’a dit le sénateur Daniel Dubois. La liberté de gérer son patrimoine disparaît, l’État interdit de louer et de vendre en organisant un tir de barrage fiscal contre les successions et les plus-values.