crepenutella a écrit : Fonck1 a écrit :
non, c'est totalement faux, sans l'argent produit par le privé qui est plus que largement prélevé et à forte dose, tu n'aurais aucun fonctionnaire !
Sans fonctionnaire il n’y aurait pas d’argent privé. C’est l’oeuf Ou la poule là.
pas beaucoup de bon sens , ni de connaissances de l' histoire , il y avait de l' argent sans fonctionnaires autrefois , et plus il y a de fonctionnaire , et moins il y a de l' argent pour vivre
La fonction publique française telle qu’elle existe aujourd’hui est l’héritière de plusieurs siècles d’histoire, faits de réformes, de luttes et d’évolutions statutaires.
Le Moyen-Âge et l’Ancien régime : les lointaines origines de la fonction publique
Au Moyen-Âge, le besoin d’une administration et d’agents à son service – ancêtre de la fonction publique – commence à se manifester avec l’affirmation de la mainmise du roi sur le territoire, au détriment des seigneurs, et la progression de la construction de l’État monarchique. Ce mouvement s’accélère sous le règne de Philippe le Bel (1285 - 1314). Les légistes du roi, formés au droit romain, jouent un rôle central dans cette administration.
Sous l’Ancien Régime, le nombre des agents augmente, mais cette « fonction publique » demeure très hétérogène et il n’existe pas de statut. Il faut néanmoins distinguer deux groupes au sein de ces agents publics : les officiers et les commissaires.
L’office, à l’origine, désigne toute fonction confiée par le roi à un particulier rémunéré par des gages et des taxations attachées à chacune des opérations qu’il accomplit. Mais à la fin du XVe siècle/début du XVIe, il devient un objet de commerce entre particuliers : c’est la vénalité des offices. En 1604, l’édit de la paulette consacre le caractère patrimonial et héréditaire des offices contre le versement d’un droit annuel et d’un droit de mutation à l’État. Pour renflouer ses caisses, le roi multiplie alors les offices, mais perd du même coup le contrôle sur ces officiers.
La création des commissaires, dont les intendants de justice, police et finances font partie, a donc eu pour but de rétablir la pleine autorité du roi sur ses agents. Le roi dispose en effet d’un pouvoir discrétionnaire de nomination et de révocation sur les commissaires, qui ne sont pas propriétaires de leur charge. Leur fonction est temporaire et limitée. Les intendants occupent une place croissante dans l’administration du royaume aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Enfin, les agents publics de l’Ancien Régime connaissent déjà une hiérarchisation entre une « haute fonction publique » et une fonction publique d’exécution.