
Cinq jours plus tôt,une mutinerie sanglante avait coûté la vie à 56 prisonniers à Manaus, en Amazonie, selon les autorités locales.
Selon le gouvernement de Roraima, ce nouveau massacre n'a pas été perpétré dans le cadre d'une mutinerie, mais lors d'une action rapide d'un groupe de détenus, qui a duré moins d'une heure. Aucune arme à feu n'a été retrouvée à l´intérieur de la prison. Les meurtres ont pour la plupart été commis à l'arme blanche.
Un lien avec le massacre de Manaus ?
Le gouvernement de l'Etat de Roraima a ajouté que la situation dans l'établissement pénitentiaire était à nouveau "sous contrôle". La police est sur place pour faire les premières constatations et le bilan pourrait encore s'alourdir.
Cette prison regroupe des membres du Comando Vermelho (CV), originaire de Rio de Janeiro, allié de la FDN (Familia do Norte), considérée par la police comme responsable du massacre de Manaus, dans la nuit de dimanche à lundi. La plupart des détenus tués à Manaus étaient des membres présumés du puissant PCC (Premier commando de la capitale), de Sao Paulo, grand rival du CV.
Jeudi, le gouvernement brésilien a annoncé les grandes lignes de son nouveau Plan national de sécurité, avec notamment la construction de nouvelles prisons dans chacun des 27 États du pays.
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Une révolte sanglante. Une mutinerie dans une prison de Manaus, dans le nord du Brésil, a fait au moins 60 morts dans la nuit du dimanche 1er janvier au lundi 2 janvier, a annoncé le responsable de l'administration pénitentiaire locale. "Il s'agit du plus grand massacre commis dans une prison en Amazonie", a souligné le secrétaire de l'Etat d'Amazonie à la Sécurité publique.
La mutinerie, pendant laquelle douze surveillants ont été pris en otage, a duré dix-sept heures entre dimanche après-midi et lundi matin. Elle a été provoquée par un affrontement entre détenus appartenant à deux organisations criminelles, le groupe local FDN (Familia do Norte) et le PCC (Premier commando de la capitale), fondé à Sao Paulo.
Des mutineries fréquentes
"Pendant les négociations, les prisonniers n'ont pratiquement rien exigé, juste qu'il n'y ait pas d'excès quand la police entrerait, a déclaré le secrétaire de l'Etat d'Amazonie à la Sécurité publique. Nous croyons qu'ils ont fait ce qu'ils voulaient : tuer ces membres de l'organisation rivale et obtenir la garantie qu'ils ne seraient pas agressés par la police. La FDN a massacré les membres présumés du PCC et d'autres rivaux."
Les mutineries sont fréquentes dans les prisons surpeuplées du Brésil, qui sont contrôlées en interne par les factions criminelles se disputant la mainmise sur le trafic de drogue.
source <> RFI
