La palme revient au Danemark où, avec 42 euros par heure, le travail est le plus cher. Avec un coût horaire de 35,60 euros, la France est en cinquième position.
Le coût horaire de la main-d'œuvre - qui comprend les salaires et les traitements, auxquels s'ajoutent les coûts non salariaux, comme les cotisations sociales à la charge des employeurs - a atteint 29,8 euros dans la zone euro et 25,4 euros dans l'ensemble de l'Union européenne, selon des estimations pour l'année 2016 publiées jeudi par l'office européen des statistiques Eurostat. Mais ce n'est qu'une moyenne. Et le coût du travail illustre bien le besoin d'une harmonisation réclamée par de nombreux pays. Car, en réalité, ce coût varie de 1 à 10 dans l'Union européenne!
Il y a les États où la main-d'œuvre est extrêmement chère : en Belgique, il en coûtera à un employeur 39,20 euros de l'heure, en Suède 38 euros. Mais la palme revient au Danemark où, avec 42 euros par heure, le travail est le plus cher. Il est près de dix fois moindre en Bulgarie, à 4,40 euros de l'heure. La Roumanie (5,50 euros) et la Lituanie (7,30 euros) possèdent également des coûts de main-d'œuvre très faibles.
Avec un coût horaire de 35,60 euros, la France est en cinquième position, tandis que l'Allemagne est huitième, avec 33 euros. Ces dernières années, la France a réussi à réduire l'écart avec son voisin allemand. Entre 2012 et 2016, le coût horaire a progressé de 2,50 euros outre-Rhin, alors que la hausse a été contenue à 1,30 euro dans l'Hexagone. La mise en place du crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE) puis du pacte de responsabilité ont permis de baisser les charges des entreprises françaises, donc le coût du travail.
Selon Eurostat, la France demeure le pays où la part des coûts non salariaux - essentiellement constitués de cotisations sociales - est la plus importante, à 33,2 %, suivie par la Suède (32,5 %). La proportion atteint 22,4 % en Allemagne, un chiffre inférieur à la moyenne de l'Union européenne (23,9 %). Au vu de ces données, on comprend les tensions autour du coût du travail et des modèles sociaux en Europe…
Source:Le Figaro.
Le coût du travail varie de 1 à 10 en Europe.
- Crapulax
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Le coût du travail varie de 1 à 10 en Europe.
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- saint thomas
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Re: Le coût du travail varie de 1 à 10 en Europe.
C'est bien parce que le coût du travail était moins cher à l'est que l'UE s'est dépêché d'incorporer ces pays dans la zone euro
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Re: Le coût du travail varie de 1 à 10 en Europe.
Comme c'est curieux, on entend à longueur de journée que le coût du travail est démesurément haut en France et on constate qu'il est finalement très proche de celui de l'Allemagne et que nous ne sommes même pas premiers du classement.

- saint thomas
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Re: Le coût du travail varie de 1 à 10 en Europe.
Allemagne 2008 Le poids du «milieu» diminue dans la population, en raison notamment de la précarisation du travail.Stounk a écrit : Comme c'est curieux, on entend à longueur de journée que le coût du travail est démesurément haut en France et on constate qu'il est finalement très proche de celui de l'Allemagne et que nous ne sommes même pas premiers du classement.![]()
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En 2006, cette catégorie autrement dit les Allemands qui gagnent entre 70 % et 150 % du revenu médian était tombée à 54 %.
Où sont partis ses anciens membres ? Ils ont malheureusement surtout glissé dans la catégorie des revenus inférieurs à 70 % du revenu médian, soit 16 200 euros par an. Pour les experts, le phénomène s'explique par les risques liés au marché du travail. Le chômage dure souvent plus longtemps qu'avant. Les allocations ont été réduites par diverses mesures, comme la loi Hartz-IV introduite par le gouvernement de Gerhard Schröder. Et la flexibilité accrue du travail entraîne plus de précarité. Selon l'étude, alors que 64 % des actifs exerçaient une activité à plein-temps en 2000, ils n'étaient plus que 55 % en 2006.
http://www.lefigaro.fr/economie/2008/03 ... emagne.php
Allemagne 2017 :
http://www.boursorama.com/actualites/le ... f5fd4eaf2bLes riches en Allemagne sont de plus en plus riches mais les pauvres sont aussi de plus en plus pauvres, selon un rapport du ministère du Travail et des Affaires sociales. Le thème des inégalités apparaît de plus en plus dans la campagne en vue des élections législatives de septembre.
Une étude de l'Institut Leibniz de recherche économique RWI parue ce mois-ci montre que sur les 7,5 millions d'Allemands
ayant un emploi peu rémunéré - ce qu'on appelle les "mini-jobs" en Allemagne - environ 13% gagnent moins que le salaire minimum légal de 8,50 euros de l'heure.
Macron veut nous fourguer les réformes inégalitaires de Schröder alors que l'Allemagne fait campagne pour revenir dessus au vu des conséquences sur l'économie allemande
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