Jean-Marie Bockel paye-t-il ses propos sur la «Françafrique»
Posté : 21 mars 2008 08:27
Début de polémique au sujet de Jean-Marie Bockel. La nomination de l'ex-socialiste, qui avait le portefeuille de la Coopération, au secrétariat d'Etat aux Anciens combattants suscite des interrogations: ses déclarations sur la «Françafrique», ce système de connivences entre la France et ses anciennes colonies, lui ont-elles coûté sa place?
Se disant «passionné» par les questions de défense, Bockel a déclaré à l'AFP être «très heureux de travailler avec Hervé Morin» dans ce «ministère régalien». «Ce serait faire de la langue de bois que de vous dire que je ne regrette pas un peu le travail passionnant que j'ai fait ici», a-t-il néanmoins concédé, le secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants n'étant pas exactement le poste le plus convoité du gouvernement.
Sarkozy au premier degré
Un ministre, anonyme, cité par l'AFP, croit savoir les raisons du départ de Bockel : Kouchner «voulait l'éjecter» du Quai d'Orsay. Pour lui, le secrétaire d'Etat, pourfendeur de la «Françafrique», «a eu le tort d'appliquer au premier degré les critiques de Sarkozy» sur les relations controversées entretenues par la France avec ses anciennes colonies.
Lors de sa passation de pouvoir, Bockel a démenti cette hostilité: «Je n'ai cessé d'avoir de très bonnes relations à la fois amicales et de confiance avec Bernard Kouchner.»
«La Françafrique est moribonde»
Le trouble est renforcé par les déclarations du porte-parole du gouvernement gabonais, René Ndemezo Obiang: «Pour nous, c'est un signe intéressant. M. Bockel avait pris des positions assez particulières, c'est le moins que l'on puisse dire». «Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération», relate à l'AFP une source proche du pouvoir gabonais.
Jean-Marie Bockel avait déclaré lors de ses vÅ“ux à la presse, le 15 janvier, que «l'un des premiers freins au développement, c'est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l'incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants». Des propos qui étaient très mal passés au Gabon, directement visé par Bockel. Avant de déclarer dans «Le Monde» que la «Françafrique» était «moribonde»: «Je veux signer son acte de décès», avait-il poursuivi.
Se disant «passionné» par les questions de défense, Bockel a déclaré à l'AFP être «très heureux de travailler avec Hervé Morin» dans ce «ministère régalien». «Ce serait faire de la langue de bois que de vous dire que je ne regrette pas un peu le travail passionnant que j'ai fait ici», a-t-il néanmoins concédé, le secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants n'étant pas exactement le poste le plus convoité du gouvernement.
Sarkozy au premier degré
Un ministre, anonyme, cité par l'AFP, croit savoir les raisons du départ de Bockel : Kouchner «voulait l'éjecter» du Quai d'Orsay. Pour lui, le secrétaire d'Etat, pourfendeur de la «Françafrique», «a eu le tort d'appliquer au premier degré les critiques de Sarkozy» sur les relations controversées entretenues par la France avec ses anciennes colonies.
Lors de sa passation de pouvoir, Bockel a démenti cette hostilité: «Je n'ai cessé d'avoir de très bonnes relations à la fois amicales et de confiance avec Bernard Kouchner.»
«La Françafrique est moribonde»
Le trouble est renforcé par les déclarations du porte-parole du gouvernement gabonais, René Ndemezo Obiang: «Pour nous, c'est un signe intéressant. M. Bockel avait pris des positions assez particulières, c'est le moins que l'on puisse dire». «Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération», relate à l'AFP une source proche du pouvoir gabonais.
Jean-Marie Bockel avait déclaré lors de ses vÅ“ux à la presse, le 15 janvier, que «l'un des premiers freins au développement, c'est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l'incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants». Des propos qui étaient très mal passés au Gabon, directement visé par Bockel. Avant de déclarer dans «Le Monde» que la «Françafrique» était «moribonde»: «Je veux signer son acte de décès», avait-il poursuivi.