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Internet et la pollution...aïeeee

Posté : 12 janvier 2009 19:22
par capitaine
Bon je vois pas pourquoi Google est pointé du goigt, mais force est de constater
que des installations de serveurs, routeurs, sont des gouffres à énergie
et d'autant plus grands que leur vitesse de réaction est grande.. :combat141 :combat141
Internet polluant de masse, Google pointé du doigt
Internet pollue, c'est un fait. Les ordinateurs et les réseaux numériques sont des gouffres à énergie, et Google n'échappe pas à la règle. Une étude du physicien Alex Wissner-Gross illustre la pollution générée par le premier acteur du Web. Le jeune chercheur de l'université américaine de Harvard prétend que deux recherches sur Google équivalent à une tasse de thé préparée à l'aide d'une bouilloire électrique.

La comparaison est un peu tirée par les cheveux, mais elle a le mérite de briser le mythe selon lequel Internet et l'informatique ne polluent pas. Pour animer les écrans et les réseaux, plusieurs dizaines de milliards de kilowattheures sont nécessaires. Les utilisateurs ignorent souvent l'impact que peut avoir l'informatique sur leur empreinte écologique et, évidemment, sur leur facture d'électricité.

Google proteste, rappelant que depuis 2007, le groupe a énormément investi pour réduire la consommation de ses installations. Mais les serveurs Web, utilisés par les entreprises pour diffuser du contenu sur Internet, consomment beaucoup d'énergie. Regroupés dans des Datacenters (centres de données), ils nécessitent des installations de climatisation et de sécurité elles aussi très gourmandes en énergie. De plus, afin de fournir des réponses quasi instantanées, les serveurs doivent être surdimensionnés : les utilisateurs, qui exigent un service immédiat et sans faille, sont aussi responsables.

L'étude précise par ailleurs qu'un internaute, par le simple fait de surfer sur Internet, générerait une pollution de 0,02 à 0,2 gramme de dioxyde de carbone par seconde, soit jusqu'à 720 grammes par heure. 720 grammes, c'est l'équivalent de la pollution générée par un automobiliste traversant Paris en voiture. Toutefois, le chercheur a étudié des pays dans lesquels l'électricité est produite avec des moyens polluants (avec des centrales thermiques par exemple). En France, les centrales nucléaires, qui restent controversées, ne génèrent pas de CO2.

Cette étude est publiée alors que les États font face à des pics de consommation électrique, notamment en France ( voir notre article ).

Re: Internet et la pollution...aïeeee

Posté : 12 janvier 2009 19:25
par Sov Strochnis
Quels autres chercheurs approuvent sa théorie ?

Re: Internet et la pollution...aïeeee

Posté : 12 janvier 2009 19:30
par capitaine
Sov Strochnis a écrit :Quels autres chercheurs approuvent sa théorie ?
je ne sais pas, c'est juste le sujet consommation du net qui m'a attiré,
ce qui est sur c'est une énorme consommation d'un point de vue électrique pur..
par tous les serveurs, routeurs etc..j'en avait connaisance, mais là un "chercheur" l'a "quantifié"...
la vitesse des proceseurs, a eu pour défaut l'augmentation de chaleur à dissiper, ce qui a induit quand un grand besoin
en climatisation ..je vois çà tous les jours..

Re: Internet et la pollution...aïeeee

Posté : 12 janvier 2009 19:44
par Sov Strochnis
C'est assez hallucinant si sa quantification est juste.

Re: Internet et la pollution...aïeeee

Posté : 12 janvier 2009 20:06
par capitaine
Sov Strochnis a écrit :C'est assez hallucinant si sa quantification est juste.
Un exemple : depuis pas mal de temps, la vitesse des processeurs de PC "stagne" autour de 3 gHz...
plus l'horloge est rapide, plus il y a de transitions qui sont consommatrices d'énergie et génératrices de chaleur
et les processeurs actuels ne peuvent plus dissiper plus de flux thermique
si l'on multiplie cela par des dizaines de millions de cas..ca fait froid dans le dos..

Re: Internet et la pollution...aïeeee

Posté : 12 janvier 2009 21:22
par Barbapoutre
Un écolo qui respire ça produit combien de gaz carbonique?
Bon je veux bien admettre que pour les autres ce soit le même chiffre, mais au moins ils n'em......t personne.

Re: Internet et la pollution...aïeeee

Posté : 17 janvier 2009 14:20
par Sov Strochnis

Par Jean Etienne

Il y a quelques jours paraissait un article dans le Times, affirmant que l’énergie consacrée à deux recherches sur Google rejetait 14 grammes de CO2 dans l’atmosphère, soit autant que pour faire chauffer une tasse de thé. L’auteur de cette étude accuse aujourd’hui le célèbre quotidien d’avoir inventé une bonne partie de ces affirmations.

Notons que selon les sources et au fil des traductions, cette tasse de thé chaud se transforme volontiers en bouilloire en ébullition, probablement pour rentabiliser l’énergie…

Alex Wissner-Gross, un jeune physicien de 27 ans de l’université de Harvard, à l’origine de l’étude, déclare ignorer où les deux journalistes du Times sont allés chercher cette information. « Le Times nous a attribué à tort le chiffre de 7 grammes de CO2 émis par requête Google, explique le chercheur. Dans notre étude, nous nous sommes concentrés exclusivement sur l'ensemble des sites Internet et nous avons constaté, qu'en moyenne, une visite sur un site traditionnel émet 20 grammes de CO2 par seconde ».

Or, on estime actuellement entre 200 et 500 millions le nombre de requêtes effectuées chaque jour sur le moteur de recherches, et bien que le chiffre exact soit tenu confidentiel par les dirigeants de la firme, on peut raisonnablement admettre une moyenne de 350 millions. Le calcul est dès lors rapide à faire : si l’on admet le chiffre de 7 grammes par requête, ainsi que l’affirme le Times, les serveurs de Google rejettent quotidiennement 2.450 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit autant que le Japon en six mois !

Réactions en chaîne

On le constate, ces chiffres relèvent de la plus haute fantaisie. Dès lors, il ne faut pas s’étonner de ce que le vice-président de Google, Urs Hölzle, soit monté au créneau dès dimanche matin en insistant sur les investissements entrepris par son entreprise pour limiter tout gaspillage d’énergie. « Nous avons développé et construit le meilleur serveur du monde pour l'efficacité énergétique », affirme-t-il. Selon lui, une recherche sur Google aboutit en moyenne en 0,2 seconde, ce qui entraîne la consommation de 0,0003 kWh d’énergie, ou une émission de 0,2 gramme de CO2, ou encore ce que le corps humain brûle en dix secondes.

Google, tout comme les acteurs principaux de l’informatique tels Microsoft ou Yahoo!, s'intéressent de près aux dépenses énergétiques de leurs équipement informatiques. La seule alimentation de leurs centres de données, répartis dans le monde entier, engendrent des factures d’énergie colossales dont elles tentent en permanence de maîtriser les coûts. Ainsi, Google a-t-il envisagé d'installer ses serveurs... dans l'océan pour les alimenter par l'énergie des vagues.

La raison de cette énormité est peut-être ailleurs. En effet, toujours selon Alex Wissner-Gross, « Pour une raison quelconque, dans leur récit de cette étude, le Times avait un différend à régler avec Google », explique-t-il dans une interview donnée à TechNewsWorld. Google a demandé au jeune chercheur de lui fournir une copie de ses travaux, ce qu’il a fait volontiers.

David Kessler, porte-parole de Greenpeace, reconnaît que les efforts entrepris par le moteur de recherche en matière d’économie d’énergie sont à saluer. « Dans l'ensemble du secteur des technologies de pointe, ils sont vraiment à l'avant-garde sur les mesures prises en faveur du climat », insiste-t-il.