Lingerie :Depenses en baisse
Posté : 24 janvier 2010 14:59
Les Françaises restent les plus importantes consommatrices mondiales de petites culottes, soutiens-gorge et autres nuisettes, devant les Anglaises, les Italiennes, les Américaines ou les Allemandes. Mais au moment où s'ouvre à Paris, du samedi 23 au lundi 25 janvier, le Salon de la lingerie - le plus important au monde, qui rassemble quelque 500 marques venues d'une centaine de pays et plus de 20 000 visiteurs - les premières prévisions pour l'exercice 2009 sont moroses.
Selon l'Institut français de la mode (IFM), même si la lingerie se porte moins mal que le prêt-à-porter, le chiffre d'affaires du secteur devrait chuter de 4,5 %, à 2,5 milliards d'euros. Résultat : le budget moyen dépensé par les femmes de plus de 15 ans doit repasser sous les 100 euros, à 93 euros exactement.
Phénomène nouveau, avec 109 euros dépensés pour leurs dessous, les 45-54 ans ont détrôné pour la première fois en 2009 les plus jeunes femmes, les 15-34 ans, qui ont été les plus grosses consommatrices de lingerie durant de nombreuses années. Ces dernières ont davantage acheté en soldes et boudé les grandes enseignes comme Zara et H&M, pour dépenser au final 104 euros.
Les idées préconçues ont la vie dure : la lingerie n'est pas une idée de cadeau si répandue. Seuls 15 % des hommes déclarent acheter des ensembles de lingerie féminine, selon une étude TNS Worldpanel, les plus friands de ce type d'achats étant âgés de 25 à 49 ans. N'ayant pas forcément l'envie de franchir la porte d'une boutique, ils sont nombreux à se lancer dans ce type d'emplettes sur Internet (32 % de la lingerie est achetée sur la Toile).
En revanche, les femmes achètent sans hésiter en boutique ou sur le Net les caleçons, boxers, shorties et autres slips des messieurs. Quelle que soit la tranche d'âge de ces derniers. En 2008, 29,4 % de la lingerie masculine était ainsi achetée par des femmes. Parmi les nouveautés du salon figurent des soutiens-gorge qui chauffent au contact de la peau, des petites culottes aux protéines de lait censées favoriser l'hydratation de la peau ou encore, dans un registre fort peu sexy, un soutien-gorge anti-rides à porter la nuit.
Grande technicité :
"Dans un marché qui décline, les clientes plébiscitent à nouveau la qualité", assure Valérie Lemant, directrice de la division lingerie d'Eurovet, l'organisateur du salon. "Les industriels fabriquant désormais presque tous dans les pays méditerranéens ou en Asie, leur nouveau souci est de ne pas perdre leur savoir-faire", juge Pascale Briand, du bureau de tendance Carlin. Elle redoute notamment "la disparition de la dentelle et de la broderie française", pourtant largement utilisée cette année dans les défilés de prêt-à-porter. Dans la lingerie, la France a acquis une spécialité de confort et de grande technicité - il faut pas moins de 34 morceaux de tissus pour réaliser un soutien-gorge - alors que l'Italie a taillé sa réputation sur son style (La Perla, Ritratti..). Mais ces différences s'estompent peu à peu, chacun s'inspirant de l'autre.
Très concurrentiel et en mutation rapide, le marché français est investi par des groupes financiers. Aux grands fabricants internationaux comme l'allemand Triumph, l'autrichien Palmers (qui a racheté Lejaby) ou le suisse Calida (qui a repris Aubade) s'ajoutent des marques issues du prêt-à-porter ou du luxe... Si bien que le nombre de PME familiale françaises - comme Simone Pérèle, Chantelle ou Lise Charmel - diminue.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html
Selon l'Institut français de la mode (IFM), même si la lingerie se porte moins mal que le prêt-à-porter, le chiffre d'affaires du secteur devrait chuter de 4,5 %, à 2,5 milliards d'euros. Résultat : le budget moyen dépensé par les femmes de plus de 15 ans doit repasser sous les 100 euros, à 93 euros exactement.
Phénomène nouveau, avec 109 euros dépensés pour leurs dessous, les 45-54 ans ont détrôné pour la première fois en 2009 les plus jeunes femmes, les 15-34 ans, qui ont été les plus grosses consommatrices de lingerie durant de nombreuses années. Ces dernières ont davantage acheté en soldes et boudé les grandes enseignes comme Zara et H&M, pour dépenser au final 104 euros.
Les idées préconçues ont la vie dure : la lingerie n'est pas une idée de cadeau si répandue. Seuls 15 % des hommes déclarent acheter des ensembles de lingerie féminine, selon une étude TNS Worldpanel, les plus friands de ce type d'achats étant âgés de 25 à 49 ans. N'ayant pas forcément l'envie de franchir la porte d'une boutique, ils sont nombreux à se lancer dans ce type d'emplettes sur Internet (32 % de la lingerie est achetée sur la Toile).
En revanche, les femmes achètent sans hésiter en boutique ou sur le Net les caleçons, boxers, shorties et autres slips des messieurs. Quelle que soit la tranche d'âge de ces derniers. En 2008, 29,4 % de la lingerie masculine était ainsi achetée par des femmes. Parmi les nouveautés du salon figurent des soutiens-gorge qui chauffent au contact de la peau, des petites culottes aux protéines de lait censées favoriser l'hydratation de la peau ou encore, dans un registre fort peu sexy, un soutien-gorge anti-rides à porter la nuit.
Grande technicité :
"Dans un marché qui décline, les clientes plébiscitent à nouveau la qualité", assure Valérie Lemant, directrice de la division lingerie d'Eurovet, l'organisateur du salon. "Les industriels fabriquant désormais presque tous dans les pays méditerranéens ou en Asie, leur nouveau souci est de ne pas perdre leur savoir-faire", juge Pascale Briand, du bureau de tendance Carlin. Elle redoute notamment "la disparition de la dentelle et de la broderie française", pourtant largement utilisée cette année dans les défilés de prêt-à-porter. Dans la lingerie, la France a acquis une spécialité de confort et de grande technicité - il faut pas moins de 34 morceaux de tissus pour réaliser un soutien-gorge - alors que l'Italie a taillé sa réputation sur son style (La Perla, Ritratti..). Mais ces différences s'estompent peu à peu, chacun s'inspirant de l'autre.
Très concurrentiel et en mutation rapide, le marché français est investi par des groupes financiers. Aux grands fabricants internationaux comme l'allemand Triumph, l'autrichien Palmers (qui a racheté Lejaby) ou le suisse Calida (qui a repris Aubade) s'ajoutent des marques issues du prêt-à-porter ou du luxe... Si bien que le nombre de PME familiale françaises - comme Simone Pérèle, Chantelle ou Lise Charmel - diminue.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html