encore une affaire de viols dans le milieu du tennis
Posté : 07 mai 2014 12:35
Un coach de tennis de Levallois-Perret est accusé par trois anciennes élèves de les avoir violées alors qu'elles étaient mineures, entre 1999 et 2005. Le suspect, entraîneur à Sarcelles au moment des faits qui lui sont reprochés, affirme que les relations sexuelles étaient "consenties".
Il est décrit comme un "prédateur sexuel": un entraîneur du club de tennis de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, est "soupçonné de nombreux viols sur d'anciennes élèves" âgées de 12 à 17 ans, selon RTL. Les faits se seraient déroulés entre 1999 et 2005, époque à laquelle il entraînait un autre club, à Sarcelles. L'homme de 48 ans est en garde à vue depuis lundi et doit être déféré devant le parquet de Nanterre ce mercredi matin.
Une information judiciaire avait été ouverte à la suite d'une première plainte, déposée en début d'année. Deux autres témoignages se sont ensuite ajoutés à ce premier signalement, mais le nombre total de victimes pourrait être supérieur, d'après les sources policières de la radio.
Le suspect, présenté comme un "manipulateur", nie les viols et assure que les relations sexuelles avec ses anciennes élèves étaient "consenties" car elles "n'auraient pas pu résister à ses charmes", ajoute RTL.
Henri Leconte entendu comme témoin
L'ancien joueur Henri Leconte a été interrogé comme témoin dans cette affaire. Il dirige actuellement la section tennis du Levallois Sporting Club. Le Club a d'ailleurs publié un communiqué dans la matinée pour préciser que les faits reprochés à son entraîneur "sont antérieurs à 2008, année de son arrivée à Levallois". Il a été "suspendu de ses fonctions, à titre conservatoire", mais "son comportement n'a jusqu'alors suscité aucune réclamation ni signalement", ajoute ce texte.
L'affaire débouchera-t-elle sur un scandale de la même ampleur que l'affaire Camaret? L'ancien entraîneur de tennis Régis de Camaret a écopé en février de 10 ans de prison pour les viols aggravés de deux anciennes élèves mineures, dont Isabelle Demongeot. Au fil du procès, une dizaine d'autres femmes entendues comme témoin ont raconté des viols ou des tentatives de viols, ainsi que des attouchements sexuels.