NKM veut vendre l'UMP !
Posté : 10 juin 2014 06:56
Personnellement l'UMP n'est pas mon souci premier, mais il faut bien le dire, dans cette guerre des chefs qui démarre un peu tôt, certains montrent plus de mordant que d'autres (qui commencent peut-être à perdre leurs crocs) cherchant une place de leader aujourd'hui disponible. Parmi ceux-ci Nathalie Kosciusko-Morizet me semble être la plus présidentiable. Etant une des seule de la direction de l'UMP à ne pas avoir de "casseroles", proposant une solution de blanchiment forte mais nécessaire de son parti, elle va naturellement se positionner comme seul recours pour 2017. Si Sarkozy devait se représenter dans ce contexte il faudrait qu'il le fasse sous une autre étiquette, ce qu'il a peut-être prévu du reste.NKM appelle à changer le nom de l'UMP et retrouver son « ADN »
La présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, dit souhaiter un changement de nom et la vente du siège de l'UMP, dans un entretien avec Le Parisien/Aujourd'hui en France(1) publié mardi 10 juin, le jour où se tient un bureau politique à haut risque.
« L'UMP d'aujourd'hui a déçu. Le congrès de l'automne doit être celui de la refondation, déclare l'ancienne porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy. Je suis favorable à des actes symboliques forts comme le changement de nom de l'UMP. Je souhaite aussi que l'on vende notre siège, rue de Vaugirard. Il est froid, glacial, à présent il rappelle de mauvais souvenirs et nous avons de toute façon besoin d'argent. »
« TOURNER LA PAGE »
La députée de l'Essonne appelle également à « retrouver l'ADN de l'UMP, c'est à dire privilégier l'alliance entre la droite et le centre pour une alternative majoritaire et une alternative gagnante ». « Nous n'avons plus le droit à l'erreur, martèle NKM. Il faut tourner la page et ne pas laisser l'UMP aux mains de ceux qui l'ont abîmée. »
Le parti, déstabilisé par le scandale de l'affaire Bygmalion et en proie à une véritable guerre des chefs, doit tâcher de panser ses blessures, lors d'un bureau politique à haut risque aujourd'hui qui doit fixer la date du prochain congrès et désigner une direction intérimaire. Derrière les divergences politico-juridiques entre sarkozystes, copéistes, fillonistes, juppéistes ou non-alignés autour de la future direction du mouvement, se profile le véritable enjeu de la bataille : le nom du candidat UMP à la présidentielle de 2017. Le sujet est particulièrement sensible dans un parti meurtri en 2012 par deux défaites (présidentielle et législatives) et la guerre Copé/Fillon, puis dépassé par le Front national aux européennes.
Le Monde.fr avec AFP | 10.06.2014