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Cancer, la double peine

Posté : 11 juin 2014 16:36
par scorpion3917
Source Le Nouvel Observateur

Douleurs, fatigue, répercussions sur la vie professionnelle et familiale, discriminations : les personnes atteintes d'un cancer restent confrontées deux ans après à de nombreuses difficultés, aggravées par des disparités géographiques ou socioéconomiques, selon une étude de l'Institut national du cancer (INCa) publiée mardi 10 juin.
Le cancer reste une épreuve difficile au plan physique et psychologique. Les personnes doivent, plusieurs années après leur diagnostic, composer avec le risque de rechute, les effets secondaires de la maladie et de ses traitements, mais aussi la reprise de leur vie quotidienne", souligne l'Institut.

Si certains cancers restent de très mauvais pronostic, comme ceux du pancréas ou du poumon, d'autres ont largement bénéficié des progrès thérapeutiques enregistrés ces dernières années et contribué à augmenter les perspectives de guérison et de survie. Selon l'INCa, plus de 3 millions de personnes vivent aujourd'hui en France après un cancer.
Le cancer, manifestation des inégalités sociales

Les premières inégalités apparaissent dès que la maladie frappe, avec des retards au diagnostic plus importants chez les personnes âgées, celles vivant en milieu rural ou encore chez les travailleurs indépendants, note l'étude réalisée en 2012 auprès de 4.349 personnes atteintes d'un cancer depuis deux ans.

Ces retards sont associés à un taux de survie plus court et à une moins bonne qualité de vie physique mais aussi à un risque de rechute plus élevé.

Concernant l'annonce du diagnostic et les relations avec les soignants, L'INCa relève que des améliorations sont intervenues depuis la précédente étude (réalisée en 2004), mais souligne que les critiques proviennent surtout des femmes, des jeunes et des personnes les moins diplômées et disposant des plus faibles revenus.

C'est également le cas pour la qualité de vie après la phase aiguë des traitements, jugée globalement moins bonne par les personnes les moins aisées. La qualité de vie dépend également beaucoup de la localisation du cancer, avec des symptômes comme la fatigue ou la douleur, très variables selon le type de cancer.
Un quotidien douloureux et fatiguant

La fatigue touche 30% des patients atteints d'un cancer de la prostate ou d'un mélanome et jusqu'à 70% de ceux atteints d'un cancer du poumon, de la thyroïde ou du rein.

Deux malades sur trois, en majorité des femmes, des jeunes et des personnes en situation de précarité, rapportent avoir ressenti des douleurs localisées sur une ou plusieurs parties du corps au cours des 15 derniers jours. Mais seulement 60% d'entre elles disent avoir pris des médicaments pour les soulager.

Selon les données de l'Assurance maladie, 26% des malades ont bénéficié de traitements anti-douleurs opiacés (produits dérivés de l'opium) et 1,8% à des opiacés forts au cours des trois derniers mois, notamment en cas de cancers du poumon et des voies aéro-digestives supérieures.

Mais l'accès aux opiacés les plus puissants, comme la morphine, semble surtout réservé aux malades les plus jeunes et diminue progressivement avec l'âge, les plus de 70 ans étant de loin les plus mal lotis.
Quand le cancer va de paire avec perte d'emploi

Sans surprise, le cancer a un impact sur la situation professionnelle : deux après le diagnostic, seulement six personnes sur dix avaient encore un emploi contre huit sur 10 au moment du diagnostic.

Mais la perte touche davantage les moins diplômés, les plus jeunes et les plus âgés ainsi que les ouvriers et les employés et les précaires.

La gravité du cancer aggrave également les inégalités : pour un cancer de bon pronostic, le taux de maintien en emploi deux ans après le diagnostic est de 89% pour les cadres et 74% pour les ouvriers et employés, contre respectivement 48% et 28% pour les cancers de mauvais pronostic.

10% des personnes interrogées, en majorité des femmes et des jeunes, déclarent par ailleurs avoir fait l'objet d'attitudes de rejet ou de discriminations, et plus de la moitié (53,2%) se plaignent d'une diminution de leur libido, voire une disparition pour 22%, deux ans après le diagnostic de cancer.

Re: Cancer, la double peine

Posté : 11 juin 2014 17:18
par LOFOTEN
Juste un mot : la chimio a fait d'énormes progrès la radiothérapie aussi ...mais il faut que le corps encaisse ces "déboucheurs de tuyauterie" et c'est pas simple . Il faut bien deux ans pour refaire surface..et encore.
Ce qui est plus grave,peut être, c'est le "désert" qui s'installe autour de vous . Là je parle des "amis" pas de la famille.

Re: Cancer, la double peine

Posté : 11 juin 2014 17:31
par gemmill
LOFOTEN a écrit : Juste un mot : la chimio a fait d'énormes progrès la radiothérapie aussi ...mais il faut que le corps encaisse ces "déboucheurs de tuyauterie" et c'est pas simple . Il faut bien deux ans pour refaire surface..et encore.
Ce qui est plus grave,peut être, c'est le "désert" qui s'installe autour de vous . Là je parle des "amis" pas de la famille.
ma sœur ainée est décédée du cancer (en 2012).
2 années de traitement n'ont pu empécher la maladie d'étre la plus forte.

toute notre famille est restée proche d'elle , y compris dans sa lente agonie.

c'est pour elle , que 3 cierges ont été brulés la semaine derniére en l'église de Nort-sur-Erdre.

Re: Cancer, la double peine

Posté : 11 juin 2014 17:41
par scorpion3917
gemmill a écrit : ma sœur ainée est décédée du cancer (en 2012).
2 années de traitement n'ont pu empécher la maladie d'étre la plus forte.

toute notre famille est restée proche d'elle , y compris dans sa lente agonie.

c'est pour elle , que 3 cierges ont été brulés la semaine derniére en l'église de Nort-sur-Erdre.
Qui n'a pas dans sa famille, parmi ses amis un être cher disparu à cause de cette affreuse maladie. Le plus beau jour de ma vie sera celui où le cancer sera définitivement vaincu et je ne voudrais pas partir de cette terre sans connaître cette joie; Je penserai alors à mon grand père paternel, à mes tantes, à mes cousins, à mes amis. Oui je voudrais connaitre cette joie avant de m'en aller à mon tour. La recherche avance, c'est vrai mais le chemin reste terriblement long. On arrive à soulager du sida aux prix de grands sacrifices mais le cancer reste une maladie trop souvent associée à la mort et à la souffrance. Puissent nos chercheurs, médecins avoir l'illumination tant souhaitée depuis des générations; L'argent ne suffit pas, il faut l'intelligence, parfois le hasard. mais chaque jour qui passe nous rapproche de la victoire finale et il faut y croire.

Re: Cancer, la double peine

Posté : 11 juin 2014 18:04
par gemmill
le paradoxe , c'est que je ne pourrais méme pas dire que cette maladie est une fatalité , car j'ai connu autant de personnes qui en sont décédées que de personnes qui y ont survécu.

certains psychanalistes affirment que la cause premiére du cancer , se trouve en notre for intérieur , qu'il serait comme une partie dirigiste de notre personnalité.
une sorte d'aboutissement , une maniére de tirer le rideau.

Re: Cancer, la double peine

Posté : 11 juin 2014 18:10
par LOFOTEN
gemmill a écrit : le paradoxe , c'est que je ne pourrais méme pas dire que cette maladie est une fatalité , car j'ai connu autant de personnes qui en sont décédées que de personnes qui y ont survécu.

certains psychanalistes affirment que la cause premiére du cancer , se trouve en notre for intérieur , qu'il serait comme une partie dirigiste de notre personnalité.
une sorte d'aboutissement , une maniére de tirer le rideau.
Et pour les très jeunes enfants....??? c'est aussi un aboutissement ?

Re: Cancer, la double peine

Posté : 11 juin 2014 18:15
par gemmill
LOFOTEN a écrit : Et pour les très jeunes enfants....??? c'est aussi un aboutissement ?
la vie n'a aucune durée officielle.
seulement des présomptions.

Re: Cancer, la double peine

Posté : 12 juin 2014 10:43
par haluck-horth
On ne peut pas mettre tous les oeufs dans le même panier, mais il y a fort à parier que dans certains cas de cancers l'impact psychologique soit prépondérant.
Concernant les problèmes de réinsertion sociale et professionnelle des personnes après avoir survécu à un cancer, je dirais que c'est un aspect tout à fait superficiel qui mérite peu d'intérêt. L'important c'est que la personne soit vivante, et ça n'a pas de prix.