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Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 18 juin 2014 18:29
par Jarod1
La vice-présidente de la Région Ile-de-France, chargée des dossiers des demandeurs de HLM, occupe un 70m2 à Paris pour 1.218 euros, selon Marianne.
"C’est horrible de devoir se mettre à poil", concède Michèle Sabban. La vice-présidente socialiste de la Région Ile-de-France, poste qu'elle occupe depuis 2004, habite depuis dix ans un logement social de près de 70 m2, dans le XIIIe arrondissement de Paris, assure mercredi Marianne. Montant du loyer : 1.218 euro.
Selon le site de l'hebdomadaire, c'est Michèle Sabban, chargée du personnel, de l’administration et des marchés publics de la Région, qui transmet les dossiers des demandeurs de logements sociaux aux bailleurs franciliens. La Région possède en effet un droit réservataire sur 9.700 HLM.
L'intéressée se défend toutefois de tout passe-droit. Il y a dix ans, "j'étais en difficulté personnelle. Je n’ai demandé aucun passe-droit. Les élus doivent-ils être coupés de leur base ?", se demande-t-elle, interrogée par Marianne, qui rappelle que 500.000 dossiers pour une demande de HLM sont en attente en Ile-de-France. Pour l'anecdote, c'est Michèle Sabban qui avait déclaré à Canal + que l'écologiste Jean-Vincent Placé n’avait pas payé des milliers d’euros de PV.
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 18 juin 2014 18:30
par Jarod1
Bon, je sais, y a pas de crise non plus à l'UMP.

Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 18 juin 2014 18:48
par Invité
Jarod1 a écrit : Bon, je sais, y a pas de crise non plus à l'UMP. :lol:
Et en plus cette profiteuse se permet de faire de la délation ^^
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 18 juin 2014 18:50
par Kelenner
Même si c'est loin d'être le pire, et qu'en ce domaine l'UMP est imbattable, tous ces passe-droits donnent envie de gerber.
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 06:44
par bigboul
En même temps 1218€ de loyer pour un HLM ça commence à faire beaucoup. Ça signifie que le revenu mensuel du foyer est au minimum d'environ 3700€ mensuel. Il y a peu de famille en HLM à ce niveau de revenu. Mais si on lit tout l'article on découvre avec stupéfaction que ce n'est pas un HLM mais un PLI. Les conditions d'accès sont différentes et on peut constater une nouvelle fois un mensonge médiatique.
Donc voilà une femme qui a eu trois enfants et un mari, qu'à un moment de sa vie elle a pu faire une demande de logement social qui a abouti, alors qu'à l'époque elle n'avait pas les responsabilités qui sont les siennes aujourd'hui (10 ans plus tard) et que suite à sa dernière déclaration fiscale il s'avère que ses revenus dépasse de 16€ le plafond de ressources prévu pour ce type de logement. Qu'y a-t-il d'anormal là-dedans ? Maintenant si elle est obligée de quitter ce logement suite à cet article pour occuper un 25m2 à Vitry-sur-Seine pour 800€ est-ce que Pascale Tournier fera un article moins sensationnaliste sur les élus qui vivent chichement ? De plus cette jounaleuse oppose une décision stupide de la Maire de Paris vis-à-vis de ses conseillers municipaux au cas d'une responsable au Conseil Régional. Où est le rapport ? Cette journaliste valide le fait que des gens qui prennent des décision dans leur commune ne soient pas logés par celle-ci et que de ce fait ils appartiennent au minimum à la "classe moyenne" voire la classe aisée de cette ville ou vivent ailleurs. Et si l'on suit sa logique une élue régionale doit se trouver dans la même situation à se loger par ses propres moyens ou vivre en dehors de la Région ! Drôle de façon d'envisager la démocratie.
Bref, Marianne (le magazine) ne se glorifie pas à commettre ce genre d'article sans mettre en face de leur chiffres l'avenir du Grand Paris. Leur liberté intellectuelle est louable, ce qu'ils en font l'est moins.
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 12:52
par Jarod1
Le problème plus général, c'est que des gens continuent à occuper des logements sociaux à vie alors qu'ils ne correspondent plus du tout aux critères d'attribution.
Il ne s'agit pas de foutre les gens à la rue du jour au lendemain, mais il faut absolument se donner les moyens de résoudre ce problème.
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 17:47
par Kelenner
Jarod1 a écrit : Le problème plus général, c'est que des gens continuent à occuper des logements sociaux à vie alors qu'ils ne correspondent plus du tout aux critères d'attribution.
Il ne s'agit pas de foutre les gens à la rue du jour au lendemain, mais il faut absolument se donner les moyens de résoudre ce problème.
Là je suis bien d'accord. Dans les villes comme Paris, où le foncier est très rare et très cher, les mairies dépensent des fortunes pour "transformer" des logements privés en logements "sociaux". Le seul souci c'est qu'on ne peut pas foutre les gens dehors ! On se contente donc de claquer du fric pour permettre à des gens déjà confortablement logés de payer moins cher leur loyer... Cherchez l'erreur... De manière plus générale, quelqu'un qui a dépassé le plafond de revenus d'un logement HLM devrait être contraint de quitter les lieux, en lui laissant bien sûr un délai raisonnable.
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 18:12
par sacamalix
Pendant ce temps...
Un SDF sur deux de l'agglomération parisienne n'a jamais eu de logement personnel, mais un sur trois travaille, révèle jeudi une étude de l'Insee et l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur).
Selon ces résultats issus d'une enquête menée au niveau national auprès des utilisateurs des services d'hébergement et de distribution de repas en janvier et février 2012, la population d'adultes sans-domicile francophones dans l'agglomération parisienne s'établissait à 28.800 personnes, en hausse de 84% par rapport à 2001, date de la précédente enquête.
Ces 28.800 personnes étaient accompagnées de 6.250 enfants. «Les sans-domicile avec enfants sont de plus en plus nombreux, ils sont passés de 21% en 2001 contre 29% en 2012», contre 23% dans les autres agglomérations de plus de 200.000 habitants, a dit à l'AFP Patrick Hernandez, de l'Insee Ile-de-France.
Cette population est en majorité jeune, masculine et étrangère, même si en dix ans elle a vieilli et s'est féminisée -- le nombre de femmes a plus que doublé. La moitié des sans-domicile sont dans cette situation depuis au moins un an.
Un SDF sur deux affirme n'avoir jamais eu de logement personnel, depuis qu'il est adulte, contre 36% pour ceux des autres agglomérations de plus de 200.000 habitants. Cette différence s'explique en partie par le fait que les étrangers francophones, relativement plus nombreux dans l'agglomération parisienne, sont surreprésentés dans cette catégorie, a précisé M. Hernandez.
Pour ceux qui ont déjà eu un logement, la séparation familiale est la principale cause de sa perte, devant la perte d'un emploi (surtout pour les hommes), l'impossibilité de payer son loyer et l'expulsion locative.
Neuf mois sans domicile en moyenne, en 2011
Par ailleurs, si 36% sont au chômage et un tiers sont inactifs, 31% de ces sans-domicile ont un emploi (-4 points par rapport à 2001), contre 24% au niveau national. Mais il s'agit d'emplois peu qualifiés dans des conditions souvent précaires.
Parmi ceux qui travaillent, la moitié sont à temps partiel; environ 40% sont en CDI, un peu plus de 25% en CDD, 28% n'ont pas de contrat.
En moyenne, les SDF de l'agglomération parisienne interrogés sont restés pendant neuf mois sans domicile en 2011, dont 1,7 mois sans abri.
La moitié dorment en centre d'hébergement, 40 % occupent des chambres d'hôtel ou des logements mis à disposition par des associations, les autres sont sans abri. Depuis 2001, face à une demande d'hébergement en forte croissance, le nombre de chambres d'hôtel a plus que doublé, mais les autres types d'hébergement sont restés relativement stables.
http://www.20minutes.fr/societe/1406114 ... -travaille
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 18:23
par Jarod1
Kelenner a écrit :
Là je suis bien d'accord. Dans les villes comme Paris, où le foncier est très rare et très cher, les mairies dépensent des fortunes pour "transformer" des logements privés en logements "sociaux". Le seul souci c'est qu'on ne peut pas foutre les gens dehors ! On se contente donc de claquer du fric pour permettre à des gens déjà confortablement logés de payer moins cher leur loyer... Cherchez l'erreur... De manière plus générale, quelqu'un qui a dépassé le plafond de revenus d'un logement HLM devrait être contraint de quitter les lieux, en lui laissant bien sûr un délai raisonnable.
Mais ça arrange tellement tout le monde, les CAF économisent des aides, les sociétés d'HLM encaissent les loyers et les locataires sont en dessous du marché...
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 18:31
par bigboul
Comme quoi la loi DALO n'a rien résolu. Combien de communes sont en deçà des 25% de logements neufs ?
A notre époque où la colocation se développe il serait intéressant de rendre une partie du loyer en crédit d'impôt à ceux qui partagent leur logement avec un SDF. Cela permettrait à ces derniers de se resocialiser et d'attendre l'obtention d'un logement bien à eux. Cette solution serait, du reste, bien plus économique que les hôtels.
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 18:57
par tisiphoné
Jarod1 a écrit :
Mais ça arrange tellement tout le monde, les CAF économisent des aides, les sociétés d'HLM encaissent les loyers et les locataires sont en dessous du marché...
c'est déjà bien dérangeant quand il s'agit d'anonymes qui s'incrustent dans des logements sociaux, alors que leur niveau de vie s'est amélioré ou que leurs enfants ont quitté le foyer familial, mais lorsque sont des politiques, alors là, je trouve ça carrément honteux.
dans le cas présent, je trouve que ça fait bien moins la Une en comparaison, lorsque il s’agissait de du logement de Frigide Barjot.
Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 19 juin 2014 19:05
par bigboul
tisiphoné a écrit :
c'est déjà bien dérangeant quand il s'agit d'anonymes qui s'incrustent dans des logements sociaux, alors que leur niveau de vie s'est amélioré ou que leurs enfants ont quitté le foyer familial, mais lorsque sont des politiques, alors là, je trouve ça carrément honteux.
dans le cas présent, je trouve que ça fait bien moins la Une en comparaison, lorsque il s’agissait de du logement de Frigide Barjot.
C'est exactement ce que cette journaliste voulait te faire dire. Bravo ! Comme des milliers de gens tu es tombé dans le panneau. Ah cette pauvre Frigide Barjot et ses indemnités d'intermittente du spectacle...

Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 20 juin 2014 10:41
par avrilou
tisiphoné a écrit :
c'est déjà bien dérangeant quand il s'agit d'anonymes qui s'incrustent dans des logements sociaux, alors que leur niveau de vie s'est amélioré ou que leurs enfants ont quitté le foyer familial, mais lorsque sont des politiques, alors là, je trouve ça carrément honteux.
dans le cas présent, je trouve que ça fait bien moins la Une en comparaison, lorsque il s’agissait de du logement de Frigide Barjot.
Faire la Une avec ce genre de mensonge médiatique, ça c'est carrément honteux!

Re: Pas de crise de logements pour la gauche socialiste
Posté : 20 juin 2014 12:07
par Mister Polark