A Fréjus le Maire FN veut fermer le Centre social...
Posté : 11 septembre 2014 05:52
L’un des centres sociaux de Fréjus, ville dirigée par le Front national, risque de fermer. Déjà, avant l’été, le maire, David Rachline, avait baissé les subventions des trois centres sociaux de la ville, en rappelant la «situation financière catastrophique» de Fréjus, commune de 52 000 habitants. «Cette baisse des subventions a des conséquences dramatiques, cela peut mettre en péril l’existence des centres sociaux. Une partie de l’électorat FN est là aussi, dans ces quartiers»,expliquait alors dans Libération Sandrine Montagard, la directrice du centre social de Villeneuve.
Si, à l’époque, le maire reconnaissait que le «bilan des centres sociaux n’est pas mauvais», les choses se sont envenimées depuis… David Rachline reproche dorénavant à l’association qui gère le centre des «positions à caractère politique contre l’équipe municipale», comme on peut lire dans une lettre recommandée, publiée par Mediapart. Sandrine Montagard craint maintenant la fermeture de ce centre qui compte 1 080 adhérents, soit près de 400 familles. Elle revient sur ses relations avec la mairie.
Que s’est-il passé depuis cet été ?
Après l’annonce de la baisse des subventions cet été, les trois centres sociaux de Fréjus ont demandé à rencontrer le maire, David Rachline. Nous l’avons vu le 28 juillet et avons proposé de travailler en concertation pour revoir la convention, et travailler sur une convention pluriannuelle et le budget prévisionnel. Nous ne voulions pas subir des coupes sombres, comme celles annoncées à l’été, mais nous étions d’accord pour faire des efforts car la ville est très endettée. Nous voulions le faire de concert avec la mairie. Il nous a reçus et nous a dit qu’il nous recontacterait à la rentrée, en septembre. La même semaine, le vendredi 1er août, il publie sur Facebook un texte où il parle du centre social de Villeneuve comme d’un «faux centre social». Ce sont ses premières attaques.
Comment expliquez-vous ce changement de position ?
Ce qui a déclenché sa colère, c’est que j’ai répondu à des journalistes, notamment dans Libération, sur les conséquences de la baisse des subventions. Ces attaques ne tiennent pas, car je n’ai pas été la seule à donner des interviews. Je pense que c’est un faux prétexte. Mais à ce moment-là, je ne voulais pas engager de bras de fer avec la mairie.
Et puis, à la rentrée, le 4 septembre, encore sur Facebook, nous apprenons que David Rachline dénonce la convention qui lie le centre social et la mairie : cela remet en cause les subventions et la mise à disposition des locaux. La date fixée est le 31 décembre 2014. On croyait qu’il voulait discuter mais en fait il avait déjà fait une croix sur le centre social. On se doutait que ça finirait mal, mais peut-être pas si vite…
Source:Libération.
Si, à l’époque, le maire reconnaissait que le «bilan des centres sociaux n’est pas mauvais», les choses se sont envenimées depuis… David Rachline reproche dorénavant à l’association qui gère le centre des «positions à caractère politique contre l’équipe municipale», comme on peut lire dans une lettre recommandée, publiée par Mediapart. Sandrine Montagard craint maintenant la fermeture de ce centre qui compte 1 080 adhérents, soit près de 400 familles. Elle revient sur ses relations avec la mairie.
Que s’est-il passé depuis cet été ?
Après l’annonce de la baisse des subventions cet été, les trois centres sociaux de Fréjus ont demandé à rencontrer le maire, David Rachline. Nous l’avons vu le 28 juillet et avons proposé de travailler en concertation pour revoir la convention, et travailler sur une convention pluriannuelle et le budget prévisionnel. Nous ne voulions pas subir des coupes sombres, comme celles annoncées à l’été, mais nous étions d’accord pour faire des efforts car la ville est très endettée. Nous voulions le faire de concert avec la mairie. Il nous a reçus et nous a dit qu’il nous recontacterait à la rentrée, en septembre. La même semaine, le vendredi 1er août, il publie sur Facebook un texte où il parle du centre social de Villeneuve comme d’un «faux centre social». Ce sont ses premières attaques.
Comment expliquez-vous ce changement de position ?
Ce qui a déclenché sa colère, c’est que j’ai répondu à des journalistes, notamment dans Libération, sur les conséquences de la baisse des subventions. Ces attaques ne tiennent pas, car je n’ai pas été la seule à donner des interviews. Je pense que c’est un faux prétexte. Mais à ce moment-là, je ne voulais pas engager de bras de fer avec la mairie.
Et puis, à la rentrée, le 4 septembre, encore sur Facebook, nous apprenons que David Rachline dénonce la convention qui lie le centre social et la mairie : cela remet en cause les subventions et la mise à disposition des locaux. La date fixée est le 31 décembre 2014. On croyait qu’il voulait discuter mais en fait il avait déjà fait une croix sur le centre social. On se doutait que ça finirait mal, mais peut-être pas si vite…
Source:Libération.