l'E.N n'aurait pas dû relayer la campagne de de Ligne Azur
Posté : 15 octobre 2014 20:49
Le partenariat entre l'éducation nationale et l'association Ligne azur, dont la mission est d'informer « toute personne qui se pose des questions sur son orientation sexuelle et/ou son identité de genre sur les questions d'orientation sexuelle », a du plomb dans l'aile. Le Conseil d'Etat a décidé, mercredi 15 octobre, d'annuler une décision du ministère de l'éducation datant de janvier 2013, qui invitait les recteurs à relayer la campagne de la Ligne Azur, pour cause de « non-respect de la neutralité du service public ».
Le Conseil d’État a relevé sur le site ligneazur.org plusieurs points contrevenant à cette neutralité. Ainsi, la plate-forme « présentait l'usage de drogues comme “susceptible de faire tomber les inhibitions” et comme “purement associé à des moments festifs” sans mentionner l'illégalité de cette pratique ».
La pédophilie y était, elle, définie comme une « attirance sexuelle pour les enfants », et ce « sans faire état du caractère pénalement répréhensible des atteintes ou agressions sur mineurs ». Enfin, le site « renvoyait à une brochure, intitulée Tomber la culotte, qui incitait à pratiquer l'insémination artificielle selon des modalités interdites » pénalement.
PASSAGES MODIFIÉS
Si une collaboration entre l'éducation nationale et Ligne azur existe depuis 2010, elle a été renforcée en janvier 2013. En plein débat sur le « mariage pour tous », Vincent Peillon, le ministre de l'époque, avait envoyé une lettre aux recteurs pour leur demander de « relayer avec la plus grande énergie (...) la campagne de communication relative à Ligne azur ». C'est sur la base de ce courrier que la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) avait saisi le Conseil d’État en juillet 2013.