changement d'heure, ça vous perturbe ??
Posté : 25 octobre 2014 21:00
Comme chaque dernier dimanche d’octobre, il va falloir régler vos réveils, horloges et montres pour le passage à l’heure d’hiver, ce dimanche 26 octobre : à 3h, il sera 2h. Sitôt passée la joie de rester une heure de plus sous la couette, place au blues des journées raccourcies. Et vous êtes une majorité à ne plus vouloir de ce changement. D'après un sondage pour OpinionWay publié jeudi, 54% des Français sont opposés au changement d'heure, 19% sont favorables et 27% s'en moquent.
Le changement d'heure d'hiver est en fait un retour à l'heure "normale", après son décalage en été. Le changement d'heure a été décidé en 1976 dans le but de réaliser des économies d'énergie en réduisant l'utilisation de l'éclairage le soir, l'été.
"C'est vraiment complètement dépassé"
Il existe même une association qui milite contre le changement d'heure, l'Association contre l'heure d'été double. Le Professeur Jean-Michel Lecerf, endocrinologue-nutritionniste à l’institut Pasteur de Lille, en fait partie. Selon lui "le changement d'heure ne sert à rien sur le plan énergétique. On économise les ampoules le soir, mais on n'économise pas le chauffage le matin. Avec les nouvelles lampes à économie d'énergie, tout cela est complètement périmé". "Si on met bout à bout les problèmes liés aux personnes diabétiques qui ont des changements pour leurs horaires d'injections, pour les personnes âgées qui ont des problèmes de rythmes, les enfants… Tout cela, c'est vraiment complètement dépassé".
"44.000 tonnes de CO2 économisés"
Des arguments balayés par Sandrine Rousseau, économiste et porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts. "Cela sert toujours à quelque chose, c'est une grosse économie d'énergie, assure-t-elle. L'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a calculé qu'en 2013, le changement d'heure avait permis d'économiser la consommation annuelle de 800.000 ménages. C'est également 44.000 tonnes de CO2 qui sont économisés. A l'heure où l'on cherche à lutter contre le réchauffement climatique, on ne peut pas abandonner cette mesure", pense-t-elle.