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Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 27 octobre 2014 05:18
par Crapulax
La candidate du parti des Travailleurs a remporté l'élection avec 51,52% des suffrages contre 48,48% pour son adversaire de droite, Aécio ­Neves. Elle hérite d'un pays divisé où l'économie est en panne.

Le passage à l'heure d'été d'une bonne partie du Brésil aura joué avec les nerfs de la population. Dimanche soir, il a fallu attendre 20 h 30 (heure locale) pour avoir la confirmation de la réélection de la présidente Dilma Rousseff, du parti des Travailleurs (PT), avec 51,52% des suffrages contre 48,48% contre son adversaire de droite, Aécio Neves, représentant du Parti de la Sociale-Démocratie Brésilienne (PSDB).
C'est le résultat le plus serré depuis 1989, quand Luiz Inacio Lula da Silva avait perdu sur le fil contre Fernando Collor. Il révèle une profonde division du pays, entre un sud riche favorable à Aécio Neves, en particulier dans l'état de Sao Paulo, le premier collège électoral du pays, où il a rassemblé 65% des électeurs. Dilma Rousseff s'est en revanche largement imposée dans le Nordeste, et le Nord du pays, avec plus de 70 % des électeurs. Rio de Janeiro lui a également été plus favorable, tout comme Minas Gerais, l'état qu'Aécio Neves a pourtant gouverné pendant huit ans.
Si le climat était à la fête dans le Palais présidentiel du Planalto, à Brasilia, Dilma Rousseff sait qu'elle ne peut pas compter sur plus d'une semaine de vacances. Car pour convaincre les indécis, elle a multiplié les promesses, alors que le Brésil devrait achever l'année avec une croissance de son produit intérieur brut (PIB) oscillant entre 0 et 1%. L'emploi a beau être au plus bas - il a atteint 4,9% en septembre, un record - beaucoup d'autres indicateurs ont basculé dans le rouge. Les exportations ont diminué, et devraient souffrir, l'année prochaine, de la baisse des cours des matières premières, alors que l'industrie peine à retrouver un nouveau souffle. Même si l'inflation est maîtrisée, le coût de la vie est de plus en plus élevé, en particulier dans les grands centres urbains où les loyers se sont envolés.

Un Brésil profondément divisé:
«Ces douze dernières années, nous avons assisté à une nette hausse du niveau de vie, mais pour une grande partie de la population, on partait de tellement bas qu'il reste énormément à faire», explique André Singer, professeur de sciences politiques à l'Université de Sao Paulo. Il fait référence aux quelque 100 millions de Brésiliens qui constituent aujourd'hui la classe moyenne, grâce à la sortie de la pauvreté de 40 millions de personnes. «Au Brésil, on ne gagne pas une élection sans être majoritaire dans cette classe sociale, qui exige désormais une amélioration des services publics comme l'ont montré les manifestations de l'année dernière», poursuit-il.
Sans se préoccuper des marges de manœuvre budgétaires réduites, la majorité demande une amélioration de l'enseignement public, qui passe notamment par un relèvement du salaire des professeurs, souvent ridicule, selon les États de la fédération. Idem pour la santé: tous les spécialistes concordent sur la nécessité d'augmenter l'investissement public dans le Système Unique de Santé (SUS), le seul au monde à offrir un accès universel aux soins dans un pays de plus de 100 millions d'habitants, mais qui, dans la pratique, ne fonctionne pas.

La tolérance à l'égard de la violence semble également avoir atteint ses limites. Plus de 50.000 personnes ont été tuées l'année dernière, soit 29 homicides pour 100.000 personnes. Les fonds injectés ne sont pas seuls en cause, c'est la répartition des responsabilités entre l'Union et les États fédérés qui doit être repensée pour faire baisser ces chiffres dignes d'un pays en guerre. Dilma Rousseff peut souffler, elle a obtenu sa réélection, mais elle sait déjà que dans un Brésil profondément divisé, elle n'aura aucune lune de miel.

Source:Le Figaro.

Re: Dilam Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 27 octobre 2014 12:48
par tisiphoné
ça va pas être facile pour elle, elle devra écouter son opposition, plus précisément le peuple.

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 02:58
par chazette
gros problème de corruption généralisé au brésil du petit fonctionnaire aux patrons en passant par les politiques , gouverneurs d'etats et grands propriétaires ( fazenderos ) dont certains ont des terres de superficie égale à un pays comme la suisse ! qui peuvent décidé de la mort d'un individu génant contrariant leurs intérets , c'est bien ancré dans leur mentalité.. quand un petit devient important il prend ce mode de fonctionnement et regarde de haut le petit de classe inférieure :( . idem pour le pt de dilma rousseff qui n'a aucun respect pour l'environnement , la foret amazonienne est rasée plus que jamais , les sols gorgés de pesticides et des projets de barrages immenses sont en oeuvre , noyant la terre du chef raoni par exemple .. que pena.. ! o brasil e tao bonito con natureza linda ! mulheres tambem.. :lol:

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 16:37
par GEORGES
Dimanche 26 octobre 2014, Dilma Rousseff a été réélue présidente du Brésil avec avec 51,64% des suffrages contre 48,36% à son concurrent Aecio Neves (chiffres donnés ce matin, lundi 27 octobre, par nos « grands » médias en ligne. Ils peuvent varier à la marge dans la journée).

Les Echos : « Dilma Rousseff, réélue de justesse »… « score étriqué »…
Le Monde nous parle d’un « résultat serré ». « La candidate du Parti des travailleurs a battu d'une courte tête son adversaire de centre droit, Aecio Neve ».
La Dépêche : « Brésil : Dilma Rousseff réélue présidente de justesse avec une courte avance… ».
L’Obs : « La présidente sortante a devancé avec une courte avance… » (passons sur la beauté de la phrase où l'on apprend que si la candidate devance c'est qu'elle est devant).
L’Express : « Dilma Rousseff, réélue de peu… ». La plupart ont repris une dépêche de l'AFP, qui donne l'information ET son avis.

Notons les mots suivants : de justesse, résultat serré, score étriqué, courte tête, courte avance, réélue de peu. On pourrait dire que l'écart n'est pas énorme (moins de 2,5 %), mais aussi que les élections présidentielles nous ont habitués à ça. Or, justement...
Petit retour en arrière : Le 5 mai 2012, François Hollande est élu président de la République avec 51,64 % des suffrages exprimés, contre 48,36 % à son adversaire.

QUI est Dilma ?
C’est la fille d’une enseignante et d’un cadre du privé. Ils lui font apprendre le piano et le français : elle lit Proust, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Certainement beaucoup ^lus cultivée que bon nombre de nos politicards véreux.

Pendant la dictature (1964 à 1985), elle entre dans la résistance armée et dans la clandestinité qui durera deux ans avant son arrestation. Qualifiée de « papesse de la subversion » par la dictature, elle est torturée, mais ne lâche aucun nom de ses camarades. Traduite en Justice, elle fera baisser les yeux à ses juges.

On comprend pourquoi France Inter, radio publique que nous finançons tous, nous a expliqué qu’il fallait, pour le bien du Brésil, la virer de la présidence. Et pour qu’on en soit persuadés, Nicolas Demorand avait donné le micro, le 29 septembre, à Arnaud Leparmentier, directeur-adjoint de la direction du Monde qui nous a dit sa volonté de « sortir le Parti des Travailleurs ». Et d’insister : « Oui, notre choix est fait pour dimanche prochain, nous voulons que la présidente sortante s’en aille… »

Hélas, comme de plus en plus de Français orphelins d’un « journal de référence », les Brésiliens ne lisent pas Le Monde. Par conséquent, ils ont reconduit pour la quatrième fois le Parti des Travailleurs qui a fait baisser spectaculairement le chômage, qui a augmenté les allocations familiales, multiplié les logements sociaux, amélioré la Santé et réduit la misère à 1,7 % de la population, selon des chiffres confirmés par l’ONU.
Le PT et Dilma désespèrent le FMI , les USA et leurs valets français. Ainsi que la presse de bon aloi.
Il y a sans doute pas mal de choses à dire (et à redire) sur le Brésil. Mais ces vérités-là devaient être dites sans attendre.

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 17:07
par tisiphoné
GEORGES a écrit : Dimanche 26 octobre 2014, Dilma Rousseff a été réélue présidente du Brésil avec avec 51,64% des suffrages contre 48,36% à son concurrent Aecio Neves (chiffres donnés ce matin, lundi 27 octobre, par nos « grands » médias en ligne. Ils peuvent varier à la marge dans la journée).

Les Echos : « Dilma Rousseff, réélue de justesse »… « score étriqué »…
Le Monde nous parle d’un « résultat serré ». « La candidate du Parti des travailleurs a battu d'une courte tête son adversaire de centre droit, Aecio Neve ».
La Dépêche : « Brésil : Dilma Rousseff réélue présidente de justesse avec une courte avance… ».
L’Obs : « La présidente sortante a devancé avec une courte avance… » (passons sur la beauté de la phrase où l'on apprend que si la candidate devance c'est qu'elle est devant).
L’Express : « Dilma Rousseff, réélue de peu… ». La plupart ont repris une dépêche de l'AFP, qui donne l'information ET son avis.

Notons les mots suivants : de justesse, résultat serré, score étriqué, courte tête, courte avance, réélue de peu. On pourrait dire que l'écart n'est pas énorme (moins de 2,5 %), mais aussi que les élections présidentielles nous ont habitués à ça. Or, justement...
Petit retour en arrière : Le 5 mai 2012, François Hollande est élu président de la République avec 51,64 % des suffrages exprimés, contre 48,36 % à son adversaire.

QUI est Dilma ?
C’est la fille d’une enseignante et d’un cadre du privé. Ils lui font apprendre le piano et le français : elle lit Proust, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Certainement beaucoup ^lus cultivée que bon nombre de nos politicards véreux.

Pendant la dictature (1964 à 1985), elle entre dans la résistance armée et dans la clandestinité qui durera deux ans avant son arrestation. Qualifiée de « papesse de la subversion » par la dictature, elle est torturée, mais ne lâche aucun nom de ses camarades. Traduite en Justice, elle fera baisser les yeux à ses juges.

On comprend pourquoi France Inter, radio publique que nous finançons tous, nous a expliqué qu’il fallait, pour le bien du Brésil, la virer de la présidence. Et pour qu’on en soit persuadés, Nicolas Demorand avait donné le micro, le 29 septembre, à Arnaud Leparmentier, directeur-adjoint de la direction du Monde qui nous a dit sa volonté de « sortir le Parti des Travailleurs ». Et d’insister : « Oui, notre choix est fait pour dimanche prochain, nous voulons que la présidente sortante s’en aille… »

Hélas, comme de plus en plus de Français orphelins d’un « journal de référence », les Brésiliens ne lisent pas Le Monde. Par conséquent, ils ont reconduit pour la quatrième fois le Parti des Travailleurs qui a fait baisser spectaculairement le chômage, qui a augmenté les allocations familiales, multiplié les logements sociaux, amélioré la Santé et réduit la misère à 1,7 % de la population, selon des chiffres confirmés par l’ONU.
Le PT et Dilma désespèrent le FMI , les USA et leurs valets français. Ainsi que la presse de bon aloi.
Il y a sans doute pas mal de choses à dire (et à redire) sur le Brésil. Mais ces vérités-là devaient être dites sans attendre.
ben oui Hollande a été élu de justesse :XD:

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 17:12
par sacamalix
tisiphoné a écrit : ben oui Hollande a été élu de justesse :XD:
Et il sera réélu d'injustice ? :roll: :roll:
dejadehors

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 19:08
par Victor
Mauvaise nouvelle pour le Brésil. Mauvaise nouvelle pour le monde. Victoire de la démagogie. Ca craint.

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 19:59
par GEORGES
Victor a écrit : Mauvaise nouvelle pour le Brésil. Mauvaise nouvelle pour le monde. Victoire de la démagogie. Ca craint.
Tu connais le Brésil ??? son histoire, son évolution depuis ces 15 dernières années ??
Tu lis seulement les conneries habituelles de l'AFP à mon avis rien d'autre.

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 20:24
par Fonck1
c'est elle qui a construit des stades hors de prix alors que les gens n'ont ni écoles ni maisons ni à bouffer,et en plus prendre avec son équipe nationale la plus grande branlée de l'histoires des coupes du monde sur son sol? :content79 ?

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 21:34
par Kelenner
Victor a écrit : Mauvaise nouvelle pour le Brésil. Mauvaise nouvelle pour le monde. Victoire de la démagogie. Ca craint.
C'est vrai, incroyable ces sud-américains qui votent pour des président(e)s qui se préoccupent un minimum de leur peuple et qui obtiennent des résultats en plus ! Un scandale, mais que fait la police ?
Fonck1 a écrit :c'est elle qui a construit des stades hors de prix alors que les gens n'ont ni écoles ni maisons ni à bouffer,et en plus prendre avec son équipe nationale la plus grande branlée de l'histoires des coupes du monde sur son sol? :content79 ?
Ouais enfin elle n'a pas fait que ça quand même. Et de ce point de vue, l'Afrique du Sud, la Qatar ont fait encore pire.

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 21:52
par Fonck1
Kelenner a écrit :
Ouais enfin elle n'a pas fait que ça quand même. Et de ce point de vue, l'Afrique du Sud, la Qatar ont fait encore pire.
c'est loin d'être une raison valable :lol:

Re: Dilma Rousseff réelue à la "tête" du Brésil.

Posté : 28 octobre 2014 22:39
par Kelenner
Non mais d'une part la Coupe du Monde a été attribuée au Brésil bien avant son accession au pouvoir, d'autre part ce genre d'évènements engendre toujours des investissements importants, comme ce fut le cas en France en 98. Alors il y a visiblement eu des abus, comme de construire des stades énormes à Manaus ou à Brasilia, en pleine jungle et dans des villes sans équipes pros, mais résumer son mandat à ça, c'est un peu léger.