la première,c' est que la France a reçu,comme TOUS les pays européens,des subventions énormes et en grand nombre pour mettre aux normes leurs élevages, afin de préserver la nature.
ILS ONT REÇUS LE POGNON,MAIS N'ONT JAMAIS FAIT LE TRAVAIL !!!
et maintenant,ils pleurent ! et l'état avec qui lâche prêt de 50 millions d'euros/an parce que les installations ne sont pas aux normes et que le travail n'a pas été fait....(c'est des souvenirs d'il y a 4 ou 5 années)
ça doit être pire aujourd'hui.
Une différence majeure est que la France n'applique pas la même réglementation, en matière d'environnement notamment, que les autres pays d'Europe. Cela a toujours été le problème de la France : elle veut laver plus blanc que blanc, mais dans le contexte de pseudo-crise économique d'aujourd'hui, cela la rend moins compétitive que ses voisins.
D'autre part, il faut savoir tout de même que dans nos pays voisins la ferme aux 1000 vaches ou aux 1000 truies est la règle, et non l'exception montrée du doigt comme le vilain petit canard. La taille de ces élevages permet de mettre en place des moyens de gestion des effluents, qui sont "rentables" car le volume d'effluents est suffisant. Dans nos petits élevages français c'est très compliqué.
Je passe sur plein d'autres problèmes bien sûr, comme la destruction des haies de bocage (que l'on commence à réimplanter maintenant), ou encore les modalités d'application de la réglementation nitrate et phosphore, qui ne tiennent finalement pas compte de la quantité réelle de nitrates et de phosphore, la réduction de la surface agricole au profit du développement péri-urbain, etc ...
Je ne dis pas que c'est pas la faute des éleveurs, et il est vrai qu'il y a des brebis galeuses, mais l'éleveur a le dos large tout de même, et pour être dans la filière, je peux t'assurer que la majorité fait de son mieux avec les moyens qu'on veut bien leur donner.
concernant le prix,c'est TOUJOURS celui qui achète qui est le décideur.
évidement que pour avoir un prix bas,les éleveurs de porcs négocient des prix bas pour la nourriture.....
Les éleveurs ne négocient rien du tout. Les négociants en matières premières séquestrent les céréales et légumineuses pour tirer les prix vers le haut, et l'augmentation incessante de l'utilisation du végétal pour autre chose que se nourrir (par exemple biocarburant), amplifie le phénomène. Les usines d'aliment font de leur mieux avec ces contraintes pour faire un bon aliment, et l'éleveur achète au prix qu'on lui propose, point barre.
Quant au prix, non ce n'est pas l'acheteur qui décide, c'est celui qui bénéficie du rapport de force. Dans le cadre d'un monopole par exemple, l'acheteur n'a comme seul choix que d'acheter ou non, mais il n'a pas de regard sur le prix. Pour l'alimentation, le rapport de force actuel est en faveur des grandes surfaces. Ce sont ces gros groupes commerciaux qui décident. Avec une interprofession solide, ce serait la filière qui aurait le rapport de force.