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aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 14 novembre 2014 19:15
par gemmill
productivité , productivité , productivité...

après la ferme au 1000 vaches , voila l'usine au 1000 truies:

http://actu.orange.fr/une/l-usine-des-1 ... 5ojQK.html

Re: aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 14 novembre 2014 19:31
par Fonck1
si les gens gagnaient un peu mieux leur vie à la vente poids/euros,peut être qu'ils auraient pas besoin de courir après le volume pour payer les charges à payer à la dîme de l'état.

Re: aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 14 novembre 2014 19:38
par Lion blanc
Fonck1 a écrit : si les gens gagnaient un peu mieux leur vie à la vente poids/euros,peut être qu'ils auraient pas besoin de courir après le volume pour payer les charges à payer à la dîme de l'état.
Toi tu tiens toujours le même discours, c'est l'état qui ponctionne tout.. Mais les requins des centrales d'achats de la grande distribution, ça, ça ne te parle pas du tout.. :content36

Re: aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 14 novembre 2014 19:49
par bister
GMT.... GMP...

Re: aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 14 novembre 2014 21:19
par Fonck1
Lion blanc a écrit : Toi tu tiens toujours le même discours, c'est l'état qui ponctionne tout.. Mais les requins des centrales d'achats de la grande distribution, ça, ça ne te parle pas du tout.. :content36
tu sais pourquoi il y a des requins dans les centrales d'achats? parce que ya des cons pour acheter du porc plein de merde à 3,50 euros le KG !!

Re: aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 14 novembre 2014 22:01
par haluck-horth
Contrairement à ce que l'on peut penser, ce n'est pas le consommateur qui fixe le prix d'achat du porc aux éleveurs. Le prix d'achat à pas mal fluctué ces dernières années, eu égard à la variation de coût des matières premières végétales notamment. Dans les grandes surfaces, le prix de vente au consommateur n'a jamais baissé, il n'a fait que stagner voire légèrement augmenter. L'écart c'est pour la poche des grandes surfaces.
Ce qui manque aujourd'hui dans notre élevage, c'est une interprofession forte, capable de se mettre autour d'une même table pour établir une ligne de conduite, en particulier un prix de vente harmonisé vers l'aval. Bien sûr, cela est contre le principe de concurrence, mais un prix de vente garanti, c'est une variation de marge qui reste à l'échelon de la production, et qui permet d'investir afin d'améliorer les performances, mais aussi la gestion des effluents par exemple, car ce qui chagrine dans cet élevage c'est la concentration des émissions d'ammoniac.
Certes l'Etat étouffe l'élevage en France, en comparaison à nos pays voisins qui, grace au libre échange, deviennent de plus en plus nos fournisseurs privilégiés, mais le problème majeur, c'est bien le rapport de force entre grandes surfaces et groupements de production en totale défaveur pour ces derniers.

Quand à cet élevage, sachez juste que des gens qui investissent autant dans l'élevage, ce sont forcément des jeunes, bien mieux formés que leurs ainés, motivés car endettés, et très techniques, obligé, pour avoir les revenus attendus. Donc la qualité sanitaire de ce genre d'élevage sera optimale. Pour le bien être animal c'est bien mieux que les élevages bio plein air pourris où les porcs meurent de parasitisme.

Re: aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 14 novembre 2014 22:57
par Fonck1
haluck-horth a écrit : Contrairement à ce que l'on peut penser, ce n'est pas le consommateur qui fixe le prix d'achat du porc aux éleveurs. Le prix d'achat à pas mal fluctué ces dernières années, eu égard à la variation de coût des matières premières végétales notamment. Dans les grandes surfaces, le prix de vente au consommateur n'a jamais baissé, il n'a fait que stagner voire légèrement augmenter. L'écart c'est pour la poche des grandes surfaces.
Ce qui manque aujourd'hui dans notre élevage, c'est une interprofession forte, capable de se mettre autour d'une même table pour établir une ligne de conduite, en particulier un prix de vente harmonisé vers l'aval. Bien sûr, cela est contre le principe de concurrence, mais un prix de vente garanti, c'est une variation de marge qui reste à l'échelon de la production, et qui permet d'investir afin d'améliorer les performances, mais aussi la gestion des effluents par exemple, car ce qui chagrine dans cet élevage c'est la concentration des émissions d'ammoniac.
Certes l'Etat étouffe l'élevage en France, en comparaison à nos pays voisins qui, grace au libre échange, deviennent de plus en plus nos fournisseurs privilégiés, mais le problème majeur, c'est bien le rapport de force entre grandes surfaces et groupements de production en totale défaveur pour ces derniers.

Quand à cet élevage, sachez juste que des gens qui investissent autant dans l'élevage, ce sont forcément des jeunes, bien mieux formés que leurs ainés, motivés car endettés, et très techniques, obligé, pour avoir les revenus attendus. Donc la qualité sanitaire de ce genre d'élevage sera optimale. Pour le bien être animal c'est bien mieux que les élevages bio plein air pourris où les porcs meurent de parasitisme.
il y a grand nombre d'erreurs dans ton développement.
la première,c' est que la France a reçu,comme TOUS les pays européens,des subventions énormes et en grand nombre pour mettre aux normes leurs élevages, afin de préserver la nature.
ILS ONT REÇUS LE POGNON,MAIS N'ONT JAMAIS FAIT LE TRAVAIL !!!
et maintenant,ils pleurent ! et l'état avec qui lâche prêt de 50 millions d'euros/an parce que les installations ne sont pas aux normes et que le travail n'a pas été fait....(c'est des souvenirs d'il y a 4 ou 5 années)
ça doit être pire aujourd'hui.

concernant le prix,c'est TOUJOURS celui qui achète qui est le décideur.
évidement que pour avoir un prix bas,les éleveurs de porcs négocient des prix bas pour la nourriture.....

Re: aprés les 1000 vaches , les 1000 truies

Posté : 15 novembre 2014 09:55
par haluck-horth
la première,c' est que la France a reçu,comme TOUS les pays européens,des subventions énormes et en grand nombre pour mettre aux normes leurs élevages, afin de préserver la nature.
ILS ONT REÇUS LE POGNON,MAIS N'ONT JAMAIS FAIT LE TRAVAIL !!!
et maintenant,ils pleurent ! et l'état avec qui lâche prêt de 50 millions d'euros/an parce que les installations ne sont pas aux normes et que le travail n'a pas été fait....(c'est des souvenirs d'il y a 4 ou 5 années)
ça doit être pire aujourd'hui.
Une différence majeure est que la France n'applique pas la même réglementation, en matière d'environnement notamment, que les autres pays d'Europe. Cela a toujours été le problème de la France : elle veut laver plus blanc que blanc, mais dans le contexte de pseudo-crise économique d'aujourd'hui, cela la rend moins compétitive que ses voisins.
D'autre part, il faut savoir tout de même que dans nos pays voisins la ferme aux 1000 vaches ou aux 1000 truies est la règle, et non l'exception montrée du doigt comme le vilain petit canard. La taille de ces élevages permet de mettre en place des moyens de gestion des effluents, qui sont "rentables" car le volume d'effluents est suffisant. Dans nos petits élevages français c'est très compliqué.
Je passe sur plein d'autres problèmes bien sûr, comme la destruction des haies de bocage (que l'on commence à réimplanter maintenant), ou encore les modalités d'application de la réglementation nitrate et phosphore, qui ne tiennent finalement pas compte de la quantité réelle de nitrates et de phosphore, la réduction de la surface agricole au profit du développement péri-urbain, etc ...
Je ne dis pas que c'est pas la faute des éleveurs, et il est vrai qu'il y a des brebis galeuses, mais l'éleveur a le dos large tout de même, et pour être dans la filière, je peux t'assurer que la majorité fait de son mieux avec les moyens qu'on veut bien leur donner.
concernant le prix,c'est TOUJOURS celui qui achète qui est le décideur.
évidement que pour avoir un prix bas,les éleveurs de porcs négocient des prix bas pour la nourriture.....
Les éleveurs ne négocient rien du tout. Les négociants en matières premières séquestrent les céréales et légumineuses pour tirer les prix vers le haut, et l'augmentation incessante de l'utilisation du végétal pour autre chose que se nourrir (par exemple biocarburant), amplifie le phénomène. Les usines d'aliment font de leur mieux avec ces contraintes pour faire un bon aliment, et l'éleveur achète au prix qu'on lui propose, point barre.
Quant au prix, non ce n'est pas l'acheteur qui décide, c'est celui qui bénéficie du rapport de force. Dans le cadre d'un monopole par exemple, l'acheteur n'a comme seul choix que d'acheter ou non, mais il n'a pas de regard sur le prix. Pour l'alimentation, le rapport de force actuel est en faveur des grandes surfaces. Ce sont ces gros groupes commerciaux qui décident. Avec une interprofession solide, ce serait la filière qui aurait le rapport de force.