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Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 07:34
par Fonck1
« Mobiliser les compétences des migrants au service de la réussite économique » : le titre de la conférence de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui se tient à Paris, lundi 1er et mardi 2 décembre, sonne comme une réponse au 15e congrès du FN. Alors que Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du parti, a, ce week-end à Lyon, une nouvelle fois assimilé l’immigration à la cause « la plus importante et la plus essentielle (…) du déclin français », les chercheurs de l’organisation offrent une autre approche et proposent des clés pour que la migration de travail stimule mieux la croissance.

Le portrait-type de l’immigré a changé. Celui qui ne savait pas toujours lire dans sa langue d’origine laisse de plus en plus souvent place à un migrant diplômé de l’université. « Dans les pays de l’OCDE, le nombre de personnes nées à l’étranger ayant un niveau d’éducation élevé a augmenté de 70 % au cours de la dernière décennie, excédant les 31 millions dans la zone », rappelle le rapport Perspective des migrations internationales 2014, publié lundi par l’organisation. Ces 31 millions sont à rapprocher des 115 millions de personnes vivant dans un pays de l’OCDE sans y être nées. En 2013, ce sont 4 millions d’immigrés permanents (avec visas longs séjours) qui se sont installés dans un de ces pays, soit 1,1 % de plus que l’année précédente.



La France, qui se situe désormais, selon la même source, au quatrième rang des pays d’accueil, s’est enrichie de 258 000 nouveaux venus en 2012 (les chiffres 2013 n’ont pas été donnés à l’OCDE). 38 % d’entre eux sont arrivés par regroupement familial, 37 % au bénéfice de la libre circulation européenne, 4,6 % pour raison humanitaire. Si seulement 12,1 % sont entrés avec comme motivation première affichée le travail, ils sont bien plus nombreux à exercer effectivement une activité.

L’Allemagne perçue comme exemplaire

Empêtrée dans ses chiffres du chômage, la France n’est pas bonne élève en matière d’optimisation de cette force d’appoint qui se positionne souvent sur des créneaux non remplis par les travailleurs autochtones. D’ailleurs, le taux de chômage reste de 15,7 % chez les hommes nés à l’étranger, contre 8,8 % chez les autochtones du même sexe. En plus, comme le rappelle Thomas Liebig, expert sur le sujet et co-auteur du rapport, « en France, seul un immigré hautement qualifié sur deux a un travail à la hauteur de ses qualifications. Les autres occupent un emploi sous qualifié ou ne travaillent pas ».

Ce gâchis hexagonal n’est pas une exception, même si elle est assez marquée en France. Dans la trentaine de pays qui ont participé à l’étude, il existe globalement un différentiel de sept points pour l’accès à l’emploi entre les populations nées à l’étranger et celles nées dans le pays où elles travaillent (les taux d’emploi sont respectivement de 77 % contre 84 %). En France, un jeune diplômé né à l’étranger doit envoyer deux fois plus de CV que s’il était né en France. Au Royaume-Uni, les jeunes nés dans un pays d’Afrique noire doivent en expédier 1,7 fois plus et les Turcs d’Allemagne 1,4 fois plus.

L’Allemagne s’est dotée en 2012 d’une nouvelle loi sur ce sujet, perçue aujourd’hui comme assez exemplaire par les experts internationaux. Chaque immigré disposant de qualifications acquises à l’étranger a désormais droit à une procédure de reconnaissance des compétences, afin de fluidifier l’entrée sur le marché du travail. Devenue le deuxième pays d’immigration après les Etats-Unis avec 400 000 entrées en 2013, nos voisins ont mis en place une véritable stratégie. « Ils ont commencé par travailler sur la reconnaissance des diplômes des pays d’origine, mettent aujourd’hui l’accent sur l’apprentissage de la langue allemande, mais aussi sur l’organisation de cours “passerelle”. Ils établissent un diagnostic des lacunes d’un migrant et lui proposent des façons d’y remédier », explique M. Liebig.
« Répondre aux besoins du marché du travail »

D’autres pays développent une approche voisine, comme le Danemark, où les partenaires sociaux sont partie prenante de l’évaluation des compétences d’un nouvel arrivant. « Et je ne vous parle pas de pays comme le Canada ou l’Australie, qui sont sensibilisés depuis bien plus longtemps à cette valorisation », ajoute l’expert. Bref, peu à peu, l’insertion sur les différents marchés du travail se fait avec le plus de finesse possible pour répondre aux besoins de l’économie, sans aggraver le taux de chômage des actifs nationaux. Il reste des progrès à accomplir en la matière puisque, depuis 2007, l’OCDE compte 15 millions de chômeurs supplémentaires dont un sur cinq est un migrant.

Ce sujet est d’envergure, pour plusieurs raisons. D’abord, les analystes de l’OCDE ont établi que « même si le chômage reste élevé dans les pays de l’OCDE, les migrations ont encore un rôle à jouer pour répondre aux besoins du marché du travail et stimuler la croissance économique. » Ensuite, les projections à 2020 laissent entrevoir d’une part que « les stocks de personnels peu qualifiés tomberont de 60 à 40 millions de personnes », ce qui devrait entraîner « un déficit d’ici 2020 » en main-d’œuvre de ce type. D’autre part, les personnels hautement qualifiés, dont le nombre sera passé de 49 à 78 millions sur cette zone, seront eux aussi en déficit de plusieurs millions. Les actions menées aujourd’hui doivent être pensées comme des investissements.

Pour Thomas Liebig, cette optimisation économique a un autre effet, essentiel en termes de cohésion sociale, puisqu’elle entraîne un changement de perception des migrants par une société. « Nous avons observé cet effet en Allemagne. L’approche par l’optimisation de ce capital humain a fait évoluer les termes du débat. Avant, les immigrés étaient souvent vus comme peu qualifiés, peu intégrés ; c’est en train d’évoluer », estime-t-il. Le rapport de l’OCDE ouvre donc des perspectives aussi bien sociologiques qu’économiques. Ce qui n’est pas une mince avancée dans un débat aussi bloqué.

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 09:43
par gemmill
qui peut croire que l'immigration qui nous submerge depuis 40 ans , est une immigration d'enrichissement ??

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 10:52
par Jarod1
gemmill a écrit : qui peut croire que l'immigration qui nous submerge depuis 40 ans , est une immigration d'enrichissement ??
Ceux qui ne lisent pas le statistiques ci-dessus concernant la France.

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 13:19
par hulneb
Mais c'est bien ce que nous demandons :!:
Immigration : OUI
mais contrôlée, adaptée aux besoins du pays, de notre économie, de nos moeurs pour un certain %, comme justement dit dans l'article en Australie, au Canada...
seulement 12,1 % sont entrés avec comme motivation première affichée le travail , ça vous parle, ça :?:
Pourquoi les 87,9 % viennent-ils ? Allocs, aides, CMU, bourses, le 'tout gratuit', quoi, sans bosser.

Et ce d'autant plus en temps de crise à cause des pourris du haut-patronat, des syndicats moyen-âgeux (CGT 'exemplaire'), des politiques corrompus et des médias profiteurs et complices !
Virez-moi tout ça :!: REVOLUTION

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 14:52
par Fonck1
hulneb a écrit : Mais c'est bien ce que nous demandons :!:
Immigration : OUI
mais contrôlée, adaptée aux besoins du pays, de notre économie, de nos moeurs pour un certain %, comme justement dit dans l'article en Australie, au Canada...
seulement 12,1 % sont entrés avec comme motivation première affichée le travail , ça vous parle, ça :?:
Pourquoi les 87,9 % viennent-ils ? Allocs, aides, CMU, bourses, le 'tout gratuit', quoi, sans bosser.

Et ce d'autant plus en temps de crise à cause des pourris du haut-patronat, des syndicats moyen-âgeux (CGT 'exemplaire'), des politiques corrompus et des médias profiteurs et complices !
Virez-moi tout ça :!: REVOLUTION
l'article dit justement le contraire.
le canada ou l’Australie,ne prennent que les gens dont ils ont besoin,pire,une fois que les gens ont gagné leur fric sur place,on ne leur permet pas de partir avec.
comme en france d'ailleurs,les français veulent plus bosser dans les métiers difficiles,carreleurs,maçons,toussa quoi,ben oui,c'est des turcs,des polonais,des magrébins et autres qui viennent faire le travail....

quand a votre révolution,vous risquez de la faire tout seul,il vous faudra donc prendre votre mal en patience.

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 15:30
par Jarod1
Non, Hulneb a raison, et c'est bien ce que dit l'article.

12 % seulement viennent pour travailler (et rogne encore ça de tout ceux qui débarquent avec la pseudo offre d'embauche de leur cousin Momo...).

Le reste, c'est du "regroupement familial", mi ai capitu...

Ce qui est vrai dans ce que tu dis c'est le refus de beaucoup de français de faire les boulots pénibles et la nécessité de les confier à des étrangers.

Mais ça reste peu de chose par rapport aux vagues d'immigrés socialement dépendants. Même s'il là aussi il y a un chiffre noir avec tout le travail au black.

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 16:51
par Fonck1
Jarod1 a écrit : Non, Hulneb a raison, et c'est bien ce que dit l'article.

12 % seulement viennent pour travailler (et rogne encore ça de tout ceux qui débarquent avec la pseudo offre d'embauche de leur cousin Momo...).

Le reste, c'est du "regroupement familial", mi ai capitu...

Ce qui est vrai dans ce que tu dis c'est le refus de beaucoup de français de faire les boulots pénibles et la nécessité de les confier à des étrangers.

Mais ça reste peu de chose par rapport aux vagues d'immigrés socialement dépendants. Même s'il là aussi il y a un chiffre noir avec tout le travail au black.
je me suis appuyé sur une nouvelle entendue aux infos ce matin,qui vraisemblablement n'est pas tout à fait relative à l'article (comme quoi faut faire gaffe) relatée par ces journaleux qui en ont omis les 3/4.
Réforme de l’immigration, réforme du droit d‘asile : le gouvernement prépare deux textes de loi. Il s’appuiera sur deux enquêtes, l’une sur l’immigration en France (Insee), l’autre sur l’immigration dans les pays développés (OCDE).
La France accueille beaucoup d’immigrés ?

Faux. Les chiffres de l’Insee (230 000 entrées en 2012) comme de l’OCDE (259 000 migrants en 2012) montrent que la France est, en Europe, un pays qui accueille relativement peu d’immigrés chaque année.
Ce flux représente 0,4 % de la population, soit quatre fois moins qu’en Suisse et trois fois moins qu’en Norvège ou aux Pays-Bas. Toujours selon l’OCDE, l’Allemagne a accueilli 400 000 nouveaux immigrés en 2012, le Royaume-Uni 286 000 et l’Italie 258 000.

Plus d’immigrés arrivent chaque année ?

Vrai. Et ce depuis 10 ans. En 2012, le nombre de nouveaux immigrés en France est supérieur de 21 % à celui de 2004. C’est le flux le plus important enregistré depuis trente ans. Pour Jean-Christophe Dumont, directeur de la division des migrations internationales de l’OCDE, « cela s’explique par la forte augmentation d’immigrants européens, conséquence des différents élargissements au sein de l’Union.»

Les immigrés viennent en majorité d’Afrique ?

Faux. Les immigrés en France viennent en majorité d’Europe (56 % des immigrés en 2012 selon l’Insee). L’Afrique arrive toutefois en seconde position avec trois immigrés sur dix. Le regroupement familial a progressé de 7 % pour les admissions de migrants de pays hors UE et Suisse.


Les chiffres sont sous-estimés ?

Vrai. Les chiffres de l’Insee par exemple, sont collectés à travers le recensement de la population. Les personnes extrêmement marginalisées, qui vivent dans la rue ou dans des campements, ne sont donc pas intégrées à la collecte. Les chiffres de l’OCDE sont eux calculés sur la base des titres de séjours délivrés. Ils ne comptabilisent donc pas l’immigration illégale.
Dans les années 1960-1970, la France accueillait plus d’immigrés ?

Vrai. Jusqu’à trois ou quatre fois plus par an. Selon Patrick Simon, directeur de recherche à l’Ined, « sur la seule année 1965, on a comptabilisé 800 000 entrées. Un chiffre d’autant plus important que la population française était à l’époque de 49 millions ». Et sur les 800 000, 80 % étaient régularisés dans l’année.

L’insertion économique des migrants est plus difficile en France ?

Vrai. Comparativement aux autres pays de l’OCDE, le taux d’emploi des immigrés est plus faible et celui de leurs descendants également. Selon Cécile Thoreau, administratrice à l’OCDE en charge des questions d’intégration, l’explication est double : « Premièrement, la situation économique dégradée du pays porte préjudice aux personnes les moins bien armées sur le marché du travail. En second lieu, la France, et c’est une spécificité historique, accueille des immigrés de faible niveau de qualification. »
Repères

> L’Allemagne, la première destination

Alors qu’elle occupait la neuvième place en 2009, l’Allemagne a accueilli près de 400 000 migrants en 2012 soit la deuxième place après les États-Unis. La tendance devrait s’être poursuivie en 2013 avec une estimation de 465 000 arrivants, selon l’OCDE. Une grande part de ces « entrées permanentes » provient de l’Union européenne elle-même. La bonne santé économique de Berlin a en effet attiré les migrants d’Europe centrale ou de l’Est, aux liens traditionnellement forts avec l’Allemagne, ainsi que ceux du Sud, frappés par la crise.

> Les Portugais en tête

Les Portugais sont la première nationalité représentée parmi les nouveaux immigrés venus en France en 2012. Ils représentent 8 % de l’ensemble selon l’Insee et devancent les Marocains (7 %), les Algériens (7 %), les Britanniques (5 %) et les Espagnols (5 %). L’Asie était le troisième continent d’origine, avec la Chine (7 200 personnes) et la Turquie (6 100).

> Hausse des expulsions

Phénomène très français, le nombre d’expulsions du territoire a augmenté d’environ 9 %, concernant 23 000 personnes, selon les chiffres de l’OCDE.

> L’Espagne et l’Italie en tête pour les illégaux

Les deux pays méditerranéens sont ceux qui dans l’UE voient arriver le plus d’immigrants dans l’illégalité. D’où les chiffres élevés pour ces deux pays d’ancienne émigration qui en fait accueillent beaucoup d’immigrés en transit (40 %).
voilà qui devrait remettre certaines vérités à leur place.

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 17:16
par Jarod1
Je ne vois pas comment comparer sans beaucoup de pincettes la France, la Suisse et la Norvège.

Il n'y a qu'une phrase intéressante dans cette étude : les chiffres sont sous-estimés.

Ils n'ont plus dès lors aucun intérêt.

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 17:17
par Fonck1
ils sont sous estimés sur une poignée de bougres.

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 17:19
par Jarod1
Fonck1 a écrit : ils sont sous estimés sur une poignée de bougres.
Tu parles Charles. :lol:

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 17:33
par Fonck1
Jarod1 a écrit : Tu parles Charles. :lol:
c'est pas 5000 ou 10000 clandestins non identifiés qui vont changer la face de la france.
cela dit,tu connais ma position la dessus,un retour d'où ils viennent ne pourrait ne nous faire que le plus grand bien. :lol:

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 17:52
par Rananen
gemmill a écrit : qui peut croire que l'immigration qui nous submerge depuis 40 ans , est une immigration d'enrichissement ??
les gens qui ont un cerveau !

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 18:03
par LOFOTEN
Rananen a écrit : les gens qui ont un cerveau !
Non les aveugles...et sourds!

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 18:07
par Rananen
LOFOTEN a écrit : Non les aveugles...et sourds!
parce que tu vois quoi et tu entend quoi de ta villa bourgeoise dans un quartier huppé ?

Re: Le portrait-type de l’immigré a changé

Posté : 02 décembre 2014 18:12
par LOFOTEN
Rananen a écrit : parce que tu vois quoi et tu entend quoi de ta villa bourgeoise dans un quartier huppé ?
SVP évite de raconter n'importe quoi . Surtout quand on ne sait quoi répondre.