En indonésie
Violences contre les chrétiens en Indonésie : le sultan de Yogyakarta dénonce l’inaction de la police
Seule une application sans faille de la loi, ferait reculer les attaques, souligne le sultan qui est aussi gouverneur de la région.
Eglises d'Asie
http://www.aleteia.org/fr/international ... 9732254720
Le Sultan de Yogyakarta en Indonésie © DR
05/06/2014
« Nous l’avons tous constaté ; cela ne peut être nié », a déclaré le sultan Hamengkubuwono X, face à la montée des attaques à caractère religieux dans la province de Java-Centre. La police semble impuissante. face à des groupuscules islamistes radicaux déterminés, eux, à poursuivre leurs actions « coups de poing » contre la construction d’écoles ou de lieux de culte.
En l’espace de huit jours, rapporte Eglises d’Asie, deux incidents se sont produits dans la région de Yogyakarta, une ville habituellement connue pour les bonnes relations qu’y entretiennent les différentes communautés de croyants. Le 29 mai, dans la demeure d’un catholique à Pangukan, dans le district de Sleman, au nord-ouest du centre de Yogyakarta, sept personnes ont été assaillies et blessées par une dizaine d’hommes, tandis qu’elles récitaient le chapelet ; le 1er juin, toujours dans le district de Sleman, des islamistes ont saccagé à coups de pierres un édifice de l’Église pentecôtiste, brisant tous ses vitraux, sous prétexte que « l’église ne disposait pas du permis nécessaire [pour fonctionner comme lieu de culte] ».
Selon le sultan Hamengkubuwono X, engager le dialogue avec les groupes extrémistes qui se livrent à de telles actions ne sert à rien. Il est en revanche nécessaire, que la police fasse respecter la loi.
Ces deux affaires renvoient à un problème récurrent depuis des années en Indonésie, particulièrement depuis 2006, date à laquelle a été amendé un décret de 1969 relatif à la construction des lieux de culte pour les six religions reconnues par les autorités indonésiennes (islam, protestantisme, catholicisme, hindouisme, bouddhisme et confucianisme). La complexité des règles en vigueur et le droit de veto accordé de facto au voisinage font qu’il est extrêmement difficile pour un groupe religieux minoritaire d’obtenir un permis de construire pour un lieu de culte.
Les organisations de défense des droits de l’homme ou de promotion du dialogue interreligieux dénoncent « une culture de la violence » encouragée par l’impunité de ces actions punitives.. « On a recours à la violence dans les affaires ayant trait à la construction d’écoles ou de lieux de culte chrétiens. (…) Et ce qui me soucie particulièrement, c’est que les assaillants sont des gens du cru, qui, de surcroît, sont appuyés par certains éléments qui, au contraire, devraient protéger ce pays », dénonçait-il.
Pour une information complète :
http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud- ... -la-police
IC