La dette mondiale s'alourdit, non sans risque
Posté : 06 février 2015 11:25
La dette mondiale frôle désormais les 200 000 milliards de dollars.
Le poids toujours plus important de la dette publique mondiale détenue par les Etats, entreprises, institutions financières et ménages accroît le risque d'instabilité financière et pourrait saper la fragile reprise, prévient le cabinet de conseil McKinsey, dans un rapport publié ce jeudi. "Plutôt que de réduire leur dette suite à la crise financière de 2008, la plupart des Etats ont alourdi leur fardeau", souligne-t-il. Depuis 2007, la dette mondiale a ainsi grimpé de 57.000 milliards de dollars à 199.000 milliards de dollars. En outre, au deuxième trimestre 2014, elle s'élevait à 286% du PIB, contre 269% au quatrième trimestre de 2007.
Quadruplement de la dette chinoise
Le rapport s'inquiète notamment du cas de la Chine : en l'espace de sept ans, la dette du pays a quadruplé, pour s'établir à 28.000 milliards de dollars, ce qui représente 282% du PIB. Trois éléments inquiètent particulièrement McKinsey : la moitié des prêts sont liés directement ou indirectement au marché de l'immobilier en surchauffe, près de la moitié des prêts accordés dépendent de comptes bancaires non réglementés et la dette de nombreux gouvernements locaux est probablement insoutenable. Le cabinet estime toutefois que l'Etat a les capacités de renflouer le secteur financier en cas de crise de la dette. "Le défi pour la Chine est de réduire sa dette sans freiner la croissance", ajoute-t-il.
Endettement des gouvernements
Le rapport pointe également du doigt l'alourdissement de la dette dans de nombreux pays avancés, tout en reconnaissant que, durant la crise, la hausse des dépenses publiques a "été un contrepoids nécessaire à la baisse de la demande privée". Reste que, selon les prévisions de McKinsey, elle va continuer de s'accroître dans de nombreux pays. Pour six d'entre-eux (Espagne, Japon, Portugal, France, Italie, et Royaume-Uni), le cabinet estime que la croissance devrait être proche de 2% par an pour entamer le désendettement des gouvernements.
Le poids toujours plus important de la dette publique mondiale détenue par les Etats, entreprises, institutions financières et ménages accroît le risque d'instabilité financière et pourrait saper la fragile reprise, prévient le cabinet de conseil McKinsey, dans un rapport publié ce jeudi. "Plutôt que de réduire leur dette suite à la crise financière de 2008, la plupart des Etats ont alourdi leur fardeau", souligne-t-il. Depuis 2007, la dette mondiale a ainsi grimpé de 57.000 milliards de dollars à 199.000 milliards de dollars. En outre, au deuxième trimestre 2014, elle s'élevait à 286% du PIB, contre 269% au quatrième trimestre de 2007.
Quadruplement de la dette chinoise
Le rapport s'inquiète notamment du cas de la Chine : en l'espace de sept ans, la dette du pays a quadruplé, pour s'établir à 28.000 milliards de dollars, ce qui représente 282% du PIB. Trois éléments inquiètent particulièrement McKinsey : la moitié des prêts sont liés directement ou indirectement au marché de l'immobilier en surchauffe, près de la moitié des prêts accordés dépendent de comptes bancaires non réglementés et la dette de nombreux gouvernements locaux est probablement insoutenable. Le cabinet estime toutefois que l'Etat a les capacités de renflouer le secteur financier en cas de crise de la dette. "Le défi pour la Chine est de réduire sa dette sans freiner la croissance", ajoute-t-il.
Endettement des gouvernements
Le rapport pointe également du doigt l'alourdissement de la dette dans de nombreux pays avancés, tout en reconnaissant que, durant la crise, la hausse des dépenses publiques a "été un contrepoids nécessaire à la baisse de la demande privée". Reste que, selon les prévisions de McKinsey, elle va continuer de s'accroître dans de nombreux pays. Pour six d'entre-eux (Espagne, Japon, Portugal, France, Italie, et Royaume-Uni), le cabinet estime que la croissance devrait être proche de 2% par an pour entamer le désendettement des gouvernements.