27524 téléphones portables saisis dans les prisons...
Posté : 10 février 2015 06:07
Quelque 27 524 téléphones portables ou puces ont été saisis en détention en 2014, soit près du triple du volume saisi en 2010. «C’est effectivement un véritable fléau», a reconnu la directrice de l’administration pénitentiaire, Isabelle Gorce, lors de son audition par la commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, à l’Assemblée nationale.
Le nombre de téléphones portables saisis est en très forte augmentation. Il a atteint 10.990 en 2010 et 20.532 en 2012. «Beaucoup de téléphones portables sont extrêmement miniaturisés et peuvent rentrer de façon très très facile», a expliqué la directrice de l’administration pénitentiaire.
«Si on parle de 27.000 portables saisis, on parle de 50.000 (téléphones portables au total en prison), 80.000, voire au-delà», a vivement réagi le député UDI Meyer Habib, lors de l’audition.
Beaucoup de téléphones portables de petite taille ne sont pas détectables par un portique à masse métallique (le plus courant), a précisé Isabelle Gorce. «On a des appareils qui permettent la détection d’appareils, mais ils doivent être sous tension», donc allumés, a-t-elle ajouté.
«On ne ménage pas nos efforts pour éradiquer ce trafic de téléphones portables au sein des établissements pénitentiaires», a assuré la directrice de l’administration pénitentiaire. «Nous pensons qu’aujourd’hui, la meilleure solution, c’est le brouillage, parce que cela permet d’empêcher l’utilisation», a-t-elle encore indiqué, précisant que 628 brouilleurs étaient actuellement installés dans les établissements français.
Le modèle utilisé aujourd’hui n’est pas «extrêmement efficace», a-t-elle observé. Ces appareils ne permettent ainsi pas de brouiller le nouveau réseau 4G et ont l’inconvénient de perturber parfois le réseau de communication entre surveillants.
Pour y remédier, l’administration pénitentiaire teste actuellement un nouveau modèle conçu par le groupe de haute technologie Thales et adapté à l’univers carcéral dans deux établissements franciliens. Il permet notamment de brouiller les communications dans des «zones beaucoup plus restreintes», a expliqué Bruno Clément-Petremann, responsable du renseignement pénitentiaire, qui était également auditionné.
Source:Le Progrès.
Le nombre de téléphones portables saisis est en très forte augmentation. Il a atteint 10.990 en 2010 et 20.532 en 2012. «Beaucoup de téléphones portables sont extrêmement miniaturisés et peuvent rentrer de façon très très facile», a expliqué la directrice de l’administration pénitentiaire.
«Si on parle de 27.000 portables saisis, on parle de 50.000 (téléphones portables au total en prison), 80.000, voire au-delà», a vivement réagi le député UDI Meyer Habib, lors de l’audition.
Beaucoup de téléphones portables de petite taille ne sont pas détectables par un portique à masse métallique (le plus courant), a précisé Isabelle Gorce. «On a des appareils qui permettent la détection d’appareils, mais ils doivent être sous tension», donc allumés, a-t-elle ajouté.
«On ne ménage pas nos efforts pour éradiquer ce trafic de téléphones portables au sein des établissements pénitentiaires», a assuré la directrice de l’administration pénitentiaire. «Nous pensons qu’aujourd’hui, la meilleure solution, c’est le brouillage, parce que cela permet d’empêcher l’utilisation», a-t-elle encore indiqué, précisant que 628 brouilleurs étaient actuellement installés dans les établissements français.
Le modèle utilisé aujourd’hui n’est pas «extrêmement efficace», a-t-elle observé. Ces appareils ne permettent ainsi pas de brouiller le nouveau réseau 4G et ont l’inconvénient de perturber parfois le réseau de communication entre surveillants.
Pour y remédier, l’administration pénitentiaire teste actuellement un nouveau modèle conçu par le groupe de haute technologie Thales et adapté à l’univers carcéral dans deux établissements franciliens. Il permet notamment de brouiller les communications dans des «zones beaucoup plus restreintes», a expliqué Bruno Clément-Petremann, responsable du renseignement pénitentiaire, qui était également auditionné.
Source:Le Progrès.