"Le moral dans les chaussettes": entre guerre fratricide et démission du gouvernement, la droite en grande difficulté
Posté : 08 octobre 2025 08:40
"Le ministre de l'Intérieur est très fragilisé politiquement depuis qu'il a fait voler le maigre équilibre politique que défendait Sébastien Lecornu au sein de son gouvernement. De quoi faire les affaires de Laurent Wauquiez, toujours en embuscade et décevoir une partie de ses propres troupes.
"Le parti de l'ordre" responsable en très grande partie de la crise politique inédite que traverse la France. Pourtant farouche partisan d'une participation au gouvernement de François Bayrou puis de Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau a fait exploser le socle commun et entraîné dans sa chute le Premier ministre lundi matin.
Depuis, le locataire démissionaire de la place Beauvau tente de se rattraper. Mais n'est-ce pas déjà trop tard?
"On ne serait bien passé de tout ça. C'est quelqu'un qui est très pondéré avec ses interlocuteurs, jamais un mot au dessus de l'ordre. Je ne voyais pas du tout les choses se passer comme ça", soupire un sénateur LR dépité auprès de BFMTV.
Moins de ministres que sous Bayrou? "Inenvisageable"
On rembobine. Ce dimanche soir, après des semaines d'attente, le Premier ministre vient de dévoiler son gouvernement. Mais pour le ministre de l'Intérieur, ça coince. En tout et pour tout, on ne compte que quatre membres de la droite dans le casting ministériel, lui-même donc, Rachida Dati à la Culture, Annie Genevard à l'Agriculture et Philippe Tabarot, ajouté à la demande-express de Bruno Retailleau.
Le compte n'y est pas pour un parti qui n'a eu de cesse ces derniers mois de lancer qu'il était "de retour".
"On ne pouvait pas être moins nombreux que sous François Bayrou. C'était inenvisageable, ça nous aurait totalement démonétisé et cassé tout notre discours sur notre côté pivot essentiel au gouvernement", décrypte un député LR.
Et tant pis si Sébastien Lecornu a bien prévenu qu'il y aurait une seconde salve de ministres délégués et secrétariats d'Etat et donc autant d'opportunités pour faire rentrer des lieutenants de droite.
L'équilibre ne convient donc et même les noms des ministres de droite ont un goût amer pour Bruno Retaileau. Aucun de ses intimes ne font son entrée au gouvernement: le député européen François-Xavier Bellamy et Othman Nasrou, très éphèmère secrétaire d'État à la citoyenneté sous Michel Barnier.
"Juste pas possible"
Pour couronner le tout, Bruno Le Maire, honni par la droite depuis son ralliement à Emmanuel Macron et jugé en grande partie responsable par sa famille politique de la dégradation de la situation financière du pays après 7 ans à Bercy, fait son retour au gouvernement. Surprise du chef, l'ancien ministre de l'Economie est nommé aux Armées. Bruno Retailleau affirme que Sébastien Lecornu lui a "caché" la nomination de Bruno Le Maire.
"Sébastien Lecornu a parlé de rupture lors de la passation de pouvoir et on se retrouve avec ça à la Défense. Ce n'était juste pas possible. On a cherché à nous faire passer pour des idiots", s'agace un ancien ministre de droite.
"Le problème de fond, c'est qu'on a compris qu'on allait être vassalisé, qu'on ne serait pas considéré par le Premier ministre. On n'avait pas envie d'y aller dans ces conditions et on lui a dit", décrypte l'une de ses collègues.
Soucieux de ne pas perdre des plumes au sein de son propre mouvement, le ministre de l'Intérieur dégaine donc un tweet assassin dimanche soir qui va préciter la chute de Sébastien Lecornu qui se sait sans majorité en l'absence du soutien de la droite."
Suite de l'article dans le lien ci-dessous :
https://www.bfmtv.com/politique/les-rep ... 80063.html
"Le parti de l'ordre" responsable en très grande partie de la crise politique inédite que traverse la France. Pourtant farouche partisan d'une participation au gouvernement de François Bayrou puis de Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau a fait exploser le socle commun et entraîné dans sa chute le Premier ministre lundi matin.
Depuis, le locataire démissionaire de la place Beauvau tente de se rattraper. Mais n'est-ce pas déjà trop tard?
"On ne serait bien passé de tout ça. C'est quelqu'un qui est très pondéré avec ses interlocuteurs, jamais un mot au dessus de l'ordre. Je ne voyais pas du tout les choses se passer comme ça", soupire un sénateur LR dépité auprès de BFMTV.
Moins de ministres que sous Bayrou? "Inenvisageable"
On rembobine. Ce dimanche soir, après des semaines d'attente, le Premier ministre vient de dévoiler son gouvernement. Mais pour le ministre de l'Intérieur, ça coince. En tout et pour tout, on ne compte que quatre membres de la droite dans le casting ministériel, lui-même donc, Rachida Dati à la Culture, Annie Genevard à l'Agriculture et Philippe Tabarot, ajouté à la demande-express de Bruno Retailleau.
Le compte n'y est pas pour un parti qui n'a eu de cesse ces derniers mois de lancer qu'il était "de retour".
"On ne pouvait pas être moins nombreux que sous François Bayrou. C'était inenvisageable, ça nous aurait totalement démonétisé et cassé tout notre discours sur notre côté pivot essentiel au gouvernement", décrypte un député LR.
Et tant pis si Sébastien Lecornu a bien prévenu qu'il y aurait une seconde salve de ministres délégués et secrétariats d'Etat et donc autant d'opportunités pour faire rentrer des lieutenants de droite.
L'équilibre ne convient donc et même les noms des ministres de droite ont un goût amer pour Bruno Retaileau. Aucun de ses intimes ne font son entrée au gouvernement: le député européen François-Xavier Bellamy et Othman Nasrou, très éphèmère secrétaire d'État à la citoyenneté sous Michel Barnier.
"Juste pas possible"
Pour couronner le tout, Bruno Le Maire, honni par la droite depuis son ralliement à Emmanuel Macron et jugé en grande partie responsable par sa famille politique de la dégradation de la situation financière du pays après 7 ans à Bercy, fait son retour au gouvernement. Surprise du chef, l'ancien ministre de l'Economie est nommé aux Armées. Bruno Retailleau affirme que Sébastien Lecornu lui a "caché" la nomination de Bruno Le Maire.
"Sébastien Lecornu a parlé de rupture lors de la passation de pouvoir et on se retrouve avec ça à la Défense. Ce n'était juste pas possible. On a cherché à nous faire passer pour des idiots", s'agace un ancien ministre de droite.
"Le problème de fond, c'est qu'on a compris qu'on allait être vassalisé, qu'on ne serait pas considéré par le Premier ministre. On n'avait pas envie d'y aller dans ces conditions et on lui a dit", décrypte l'une de ses collègues.
Soucieux de ne pas perdre des plumes au sein de son propre mouvement, le ministre de l'Intérieur dégaine donc un tweet assassin dimanche soir qui va préciter la chute de Sébastien Lecornu qui se sait sans majorité en l'absence du soutien de la droite."
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https://www.bfmtv.com/politique/les-rep ... 80063.html