Présidentielle 2027 : comment Jordan Bardella efface Marine Le Pen de la photo
Posté : 03 novembre 2025 12:44
"Un sondage place Jordan Bardella largement en tête des intentions de vote pour la présidentielle de 2027, devant tous ses concurrents. Il devance même Marine Le Pen. Dans une interview, dimanche, il prend d'ailleurs exemple, non pas sur la présidente du Rn, mais sur Giorgia Meloni, la présidente du Conseil italien.
L'enquête de l’institut Elabe, publiée par La Tribune Dimanche, dimanche 2 novembre,(Nouvelle fenêtre) le confirme, à 18 mois de l’échéance, le Rassemblement national apparaît comme le grand favori de la présidentielle. Jordan Bardella est même mieux placé que Marine Le Pen. Ce sondage lui accorde une vingtaine de points d’avance sur tous ses concurrents au premier tour ! Le président du RN est estimé entre 35 et 37,5% d’intentions de vote. Nous sommes encore loin de l’échéance, et ce n’est qu’un sondage, certes, mais il en confirme d’autres. Jordan Bardella fait même mieux que Marine Le Pen, estimée à 34% d’intentions de vote.
Il est donc prêt à la remplacer, si sa condamnation à une lourde peine d’inéligibilité pour détournement de fonds publics est confirmée lors du procès en appel, qui débute mi-janvier. D’ailleurs, Jordan Bardella prend les devants. Par petites touches, il efface déjà Marine Le Pen de la photo du RN. L'an dernier, il avait pris soin de la couvrir de louanges dans son premier livre. Dans le second, Ce que veulent les Français, aux éditions Fayard, qui vient de paraître, il ne la mentionne qu’une seule fois au fil des 400 pages et l’ignore complètement dans la longue interview qu’il a accordée dimanche au Journal du dimanche. Il préfère même y prendre pour exemple Giorgia Meloni. Plutôt que le discours populiste de Marine Le Pen, Jordan Bardella adhère d’ailleurs à la stratégie dite d’"union des droites" de la présidente du Conseil italien. Il propose un accord de gouvernement à LR et drague ouvertement les milieux d’affaires et les patrons, à commencer par Vincent Bolloré, qu’il a rencontré et dont le groupe de presse a fait de Jordan Bardella sa tête de gondole. Une trajectoire express qui colle au nouvel âge de la politique, à l’heure de l’image et des réseaux sociaux.
Un symptôme de l’état de santé de notre démocratie
Pendant longtemps, l’élection présidentielle était considérée comme l’aboutissement d’un long, très long parcours politique semé d’embûches. Le cursus honorum, le "parcours des honneurs" comme on disait dans la Rome antique, imposait au candidat de se présenter plusieurs fois, de subir des trahisons et des défaites, de surmonter bien des épreuves avant d’entrer enfin à l’Élysée, couvert de cicatrices. François Mitterrand ou Jacques Chirac sont passés par là. En 2017, la performance d’Emmanuel Macron avait déjà fait exploser ce modèle. Mais le nouveau président était quand même issu de l’ENA, le creuset des serviteurs de l’État.
Huit ans plus tard, un jeune homme d’à peine 30 ans, encore totalement inconnu il y a six ans et qui a fait irruption sur la scène politique à coups de selfies et de vidéos TikTok, s’impose comme le favori de 2027. La popularité de Jordan Bardella, c’est aussi un symptôme de l’état de santé de notre démocratie, du niveau du débat public et de la défiance d’une bonne partie de l’opinion envers les élites."
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ ... 63817.html
Mais là, ce ne serait ne serait pas Jordan Bardella qui gouvernerait, mais le groupe Bolloré. Comme ce dernier n'a pas lésiné sur les moyens pour faire la publicité en faveur du dauphin du RN, il demandera forcément un retour d'ascenseur
L'enquête de l’institut Elabe, publiée par La Tribune Dimanche, dimanche 2 novembre,(Nouvelle fenêtre) le confirme, à 18 mois de l’échéance, le Rassemblement national apparaît comme le grand favori de la présidentielle. Jordan Bardella est même mieux placé que Marine Le Pen. Ce sondage lui accorde une vingtaine de points d’avance sur tous ses concurrents au premier tour ! Le président du RN est estimé entre 35 et 37,5% d’intentions de vote. Nous sommes encore loin de l’échéance, et ce n’est qu’un sondage, certes, mais il en confirme d’autres. Jordan Bardella fait même mieux que Marine Le Pen, estimée à 34% d’intentions de vote.
Il est donc prêt à la remplacer, si sa condamnation à une lourde peine d’inéligibilité pour détournement de fonds publics est confirmée lors du procès en appel, qui débute mi-janvier. D’ailleurs, Jordan Bardella prend les devants. Par petites touches, il efface déjà Marine Le Pen de la photo du RN. L'an dernier, il avait pris soin de la couvrir de louanges dans son premier livre. Dans le second, Ce que veulent les Français, aux éditions Fayard, qui vient de paraître, il ne la mentionne qu’une seule fois au fil des 400 pages et l’ignore complètement dans la longue interview qu’il a accordée dimanche au Journal du dimanche. Il préfère même y prendre pour exemple Giorgia Meloni. Plutôt que le discours populiste de Marine Le Pen, Jordan Bardella adhère d’ailleurs à la stratégie dite d’"union des droites" de la présidente du Conseil italien. Il propose un accord de gouvernement à LR et drague ouvertement les milieux d’affaires et les patrons, à commencer par Vincent Bolloré, qu’il a rencontré et dont le groupe de presse a fait de Jordan Bardella sa tête de gondole. Une trajectoire express qui colle au nouvel âge de la politique, à l’heure de l’image et des réseaux sociaux.
Un symptôme de l’état de santé de notre démocratie
Pendant longtemps, l’élection présidentielle était considérée comme l’aboutissement d’un long, très long parcours politique semé d’embûches. Le cursus honorum, le "parcours des honneurs" comme on disait dans la Rome antique, imposait au candidat de se présenter plusieurs fois, de subir des trahisons et des défaites, de surmonter bien des épreuves avant d’entrer enfin à l’Élysée, couvert de cicatrices. François Mitterrand ou Jacques Chirac sont passés par là. En 2017, la performance d’Emmanuel Macron avait déjà fait exploser ce modèle. Mais le nouveau président était quand même issu de l’ENA, le creuset des serviteurs de l’État.
Huit ans plus tard, un jeune homme d’à peine 30 ans, encore totalement inconnu il y a six ans et qui a fait irruption sur la scène politique à coups de selfies et de vidéos TikTok, s’impose comme le favori de 2027. La popularité de Jordan Bardella, c’est aussi un symptôme de l’état de santé de notre démocratie, du niveau du débat public et de la défiance d’une bonne partie de l’opinion envers les élites."
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ ... 63817.html
Mais là, ce ne serait ne serait pas Jordan Bardella qui gouvernerait, mais le groupe Bolloré. Comme ce dernier n'a pas lésiné sur les moyens pour faire la publicité en faveur du dauphin du RN, il demandera forcément un retour d'ascenseur
