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«Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 15 novembre 2025 19:28
par jeandu53
«Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

«Autrefois perçu comme inhabituel, manger seul est devenu un véritable mode de vie», pointait récemment une étude européenne du cabinet Circana. Même si elle reste minoritaire, cette pratique semble de plus en plus répandue en France, obligeant les restaurateurs à s’adapter.

Pour Daniel, jeune actif parisien de 25 ans, manger seul au restaurant est «tout à fait banal». Il pratique très volontiers ce que les anglophones appellent le «solo dining». Pour profiter d’un repas, se recentrer ou encore prendre le temps, le jeune homme réserve, sans le moindre complexe, «une table pour un». Pour lui, c’est l’occasion de «profiter de son repas, d’un verre de vin» ou encore «d’un plateau de charcuterie». Seul au restaurant, il confie même «plus se lâcher» et s’offrir «ce qu’il n’ose pas s’offrir en groupe». Marion, 30 ans, dit être une adepte des repas au resto en solo notamment lorsqu’elle est en déplacement professionnel. «Je peux prendre un bouquin ou appeler quelqu’un. C’est un moment de calme, de pause dans la journée.»

Daniel et Marion sont loin d’être des cas isolés. Serveuse dans un restaurant italien de la capitale il y a peu, Catalina, 19 ans, a observé que les clients venant seul «ne sont pas rares», souvent à l’occasion du déjeuner. Ils sont de «de tous sexes» et «de tous âges», ajoute-t-elle. En revanche, ces «mangeurs solitaires» n’ont pas tous la même philosophie : certains prennent leur temps, d’autres sont pressés, d’aucuns sont bavards, d’autres taiseux. «Autrefois perçu comme inhabituel, manger seul est devenu un véritable mode de vie, redéfinissant les habitudes alimentaires des Européens et connaissant un essor considérable sur les cinq principaux marchés de l’UE» (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Espagne), relevait en septembre dernier une étude du cabinet Circana. Elle rapportait ainsi que les dépenses imputables aux «repas seuls» ont augmenté de 153% entre 2010 et 2019 dans ces cinq pays. Ces clients solitaires représentent à eux seuls 15,6% de l’ensemble des visites, contre 9,4% en 2016.

«Ça m’arrive de manger au resto seul, mais seulement dans ceux que je connais autour de chez moi, car ce sont des lieux qui me rassurent, raconte Maxime, 27 ans. Et je ne vais que dans ceux où je sais que des tabourets sont orientés vers un mur ou une fenêtre.» Preuve que ce comportement n’est pas encore complètement ancré socialement. «Mais quand je le fais, j’aime bien prendre le temps. Je le vois comme un moment pour moi», ajoute-t-il. Quant à Théo, 30 ans, il lui a fallu un peu de temps avant d’être à l’aise seul au restaurant. «La première fois, j’avais l’impression de revivre le traumatisme du collège de manger seul à la cantine», rit-il.

Une clientèle qui demande «plus de boulot»

Du côté des restaurants, Catalina raconte que, sur les coups de midi, «on peut accueillir jusqu’à 10 personnes seules en même temps». Son restaurant a même aménagé une table contre la devanture de l’établissement, pour accueillir ces personnes seules. Xavier, restaurateur lyonnais de 50 ans, constate également une augmentation de la part de clients «qui viennent seuls». «En soirée, ça reste très minoritaire», nuance-t-il. Pour lui, «pas de quoi changer l’organisation» de sa salle. À l’inverse, lorsque Minh, 43 ans, a ouvert son restaurant vietnamien dans le 15e arrondissement de Paris il y a deux ans, il a «tout de suite pensé aux gens seuls». Il a investi dans une longue table haute, «très pratique pour permettre aux gens seuls de manger et d’optimiser l’espace».

Pour Laurent Fréchet, président de la branche des restaurateurs du syndicat GHR (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration), le «solo dining» est encore loin d’être un phénomène généralisé. Pour autant, cette tendance souligne, selon lui, l’importance du travail en salle, souvent le parent pauvre des métiers de la restauration. Le client solitaire demande en effet «plus de boulot», une attention particulière, davantage d’interactions et révèle le rôle crucial du service, souligne le représentant de l’organisation patronale.

Dans un secteur de la restauration en souffrance, «il ne s’agit plus de retrouver les niveaux prépandémie, mais d’avantage de s’adapter aux nouveaux mécanismes de consommation», estime Jochen Pinsker, expert Europe chez Circana. À titre personnel, Laurent Fréchet dit préférer la table d’hôtes, permettant aux gens seuls de manger aux côtés d’autres personnes, pour la convivialité qu’elle propose.

Manger, une activité sociale


Pour autant, tout le monde ne se sent pas «à l’aise» avec le fait de manger seul au restaurant. Hadrien, linguiste revenu en France après une expatriation d’un an en Chine, rapporte que le regard sur les personnes seules au restaurant n’est pas le même dans les deux pays. «En France , je n’ose pas», confie-t-il. Pour Marie-Chantal Doucet, sociologue québécoise spécialiste de la solitude, manger est une activité éminemment sociale. Le fait de «sortir seul au restaurant» est, pour elle, un pas de plus dans la solitude déjà très présente dans nos sociétés. Cela revient à «accepter de porter sa solitude en dehors de chez soi», analyse la professeure à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «Il y a une espèce de norme, lorsque l’on sort au restaurant, qui veut que l’on soit en groupe. Cette tendance est donc une espèce de transgression, une façon d’affirmer le droit d’être seul en public», ajoute la sociologue.

Elle rappelle qu’à Paris ou Montréal, près d’un tiers des ménages sont composés d’une seule personne. Rien de surprenant, donc, à voir le nombre de clients seuls au restaurant augmenter. Selon la docteure en sociologie, cette tendance pourrait signifier un «désir de s’émanciper de cette norme qui dicte que l’on reste chez soi pour manger seul». À titre personnel, Marie-Chantal Doucet confie manger occasionnellement au restaurant seul, lors de voyages ou de colloques. Pour elle, c’est par «manque d’alternatives». Cette pratique en hausse peut aussi être vue positivement : elle pourrait être la «preuve», selon la sociologue, d’une capacité accrue à être «bien avec soi-même».
SOURCE : https://www.lefigaro.fr/conso/je-le-voi ... t-20251115

Moi aussi, ça m'est arrivé d'aller au restaurant tout seul. Il y en a d'autres comme moi.

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 15 novembre 2025 20:17
par oups
jeandu53 a écrit : 15 novembre 2025 19:28
«Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

«Autrefois perçu comme inhabituel, manger seul est devenu un véritable mode de vie», pointait récemment une étude européenne du cabinet Circana. Même si elle reste minoritaire, cette pratique semble de plus en plus répandue en France, obligeant les restaurateurs à s’adapter.

Pour Daniel, jeune actif parisien de 25 ans, manger seul au restaurant est «tout à fait banal». Il pratique très volontiers ce que les anglophones appellent le «solo dining». Pour profiter d’un repas, se recentrer ou encore prendre le temps, le jeune homme réserve, sans le moindre complexe, «une table pour un». Pour lui, c’est l’occasion de «profiter de son repas, d’un verre de vin» ou encore «d’un plateau de charcuterie». Seul au restaurant, il confie même «plus se lâcher» et s’offrir «ce qu’il n’ose pas s’offrir en groupe». Marion, 30 ans, dit être une adepte des repas au resto en solo notamment lorsqu’elle est en déplacement professionnel. «Je peux prendre un bouquin ou appeler quelqu’un. C’est un moment de calme, de pause dans la journée.»

Daniel et Marion sont loin d’être des cas isolés. Serveuse dans un restaurant italien de la capitale il y a peu, Catalina, 19 ans, a observé que les clients venant seul «ne sont pas rares», souvent à l’occasion du déjeuner. Ils sont de «de tous sexes» et «de tous âges», ajoute-t-elle. En revanche, ces «mangeurs solitaires» n’ont pas tous la même philosophie : certains prennent leur temps, d’autres sont pressés, d’aucuns sont bavards, d’autres taiseux. «Autrefois perçu comme inhabituel, manger seul est devenu un véritable mode de vie, redéfinissant les habitudes alimentaires des Européens et connaissant un essor considérable sur les cinq principaux marchés de l’UE» (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Espagne), relevait en septembre dernier une étude du cabinet Circana. Elle rapportait ainsi que les dépenses imputables aux «repas seuls» ont augmenté de 153% entre 2010 et 2019 dans ces cinq pays. Ces clients solitaires représentent à eux seuls 15,6% de l’ensemble des visites, contre 9,4% en 2016.

«Ça m’arrive de manger au resto seul, mais seulement dans ceux que je connais autour de chez moi, car ce sont des lieux qui me rassurent, raconte Maxime, 27 ans. Et je ne vais que dans ceux où je sais que des tabourets sont orientés vers un mur ou une fenêtre.» Preuve que ce comportement n’est pas encore complètement ancré socialement. «Mais quand je le fais, j’aime bien prendre le temps. Je le vois comme un moment pour moi», ajoute-t-il. Quant à Théo, 30 ans, il lui a fallu un peu de temps avant d’être à l’aise seul au restaurant. «La première fois, j’avais l’impression de revivre le traumatisme du collège de manger seul à la cantine», rit-il.

Une clientèle qui demande «plus de boulot»

Du côté des restaurants, Catalina raconte que, sur les coups de midi, «on peut accueillir jusqu’à 10 personnes seules en même temps». Son restaurant a même aménagé une table contre la devanture de l’établissement, pour accueillir ces personnes seules. Xavier, restaurateur lyonnais de 50 ans, constate également une augmentation de la part de clients «qui viennent seuls». «En soirée, ça reste très minoritaire», nuance-t-il. Pour lui, «pas de quoi changer l’organisation» de sa salle. À l’inverse, lorsque Minh, 43 ans, a ouvert son restaurant vietnamien dans le 15e arrondissement de Paris il y a deux ans, il a «tout de suite pensé aux gens seuls». Il a investi dans une longue table haute, «très pratique pour permettre aux gens seuls de manger et d’optimiser l’espace».

Pour Laurent Fréchet, président de la branche des restaurateurs du syndicat GHR (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration), le «solo dining» est encore loin d’être un phénomène généralisé. Pour autant, cette tendance souligne, selon lui, l’importance du travail en salle, souvent le parent pauvre des métiers de la restauration. Le client solitaire demande en effet «plus de boulot», une attention particulière, davantage d’interactions et révèle le rôle crucial du service, souligne le représentant de l’organisation patronale.

Dans un secteur de la restauration en souffrance, «il ne s’agit plus de retrouver les niveaux prépandémie, mais d’avantage de s’adapter aux nouveaux mécanismes de consommation», estime Jochen Pinsker, expert Europe chez Circana. À titre personnel, Laurent Fréchet dit préférer la table d’hôtes, permettant aux gens seuls de manger aux côtés d’autres personnes, pour la convivialité qu’elle propose.

Manger, une activité sociale


Pour autant, tout le monde ne se sent pas «à l’aise» avec le fait de manger seul au restaurant. Hadrien, linguiste revenu en France après une expatriation d’un an en Chine, rapporte que le regard sur les personnes seules au restaurant n’est pas le même dans les deux pays. «En France , je n’ose pas», confie-t-il. Pour Marie-Chantal Doucet, sociologue québécoise spécialiste de la solitude, manger est une activité éminemment sociale. Le fait de «sortir seul au restaurant» est, pour elle, un pas de plus dans la solitude déjà très présente dans nos sociétés. Cela revient à «accepter de porter sa solitude en dehors de chez soi», analyse la professeure à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «Il y a une espèce de norme, lorsque l’on sort au restaurant, qui veut que l’on soit en groupe. Cette tendance est donc une espèce de transgression, une façon d’affirmer le droit d’être seul en public», ajoute la sociologue.

Elle rappelle qu’à Paris ou Montréal, près d’un tiers des ménages sont composés d’une seule personne. Rien de surprenant, donc, à voir le nombre de clients seuls au restaurant augmenter. Selon la docteure en sociologie, cette tendance pourrait signifier un «désir de s’émanciper de cette norme qui dicte que l’on reste chez soi pour manger seul». À titre personnel, Marie-Chantal Doucet confie manger occasionnellement au restaurant seul, lors de voyages ou de colloques. Pour elle, c’est par «manque d’alternatives». Cette pratique en hausse peut aussi être vue positivement : elle pourrait être la «preuve», selon la sociologue, d’une capacité accrue à être «bien avec soi-même».
SOURCE : https://www.lefigaro.fr/conso/je-le-voi ... t-20251115

Moi aussi, ça m'est arrivé d'aller au restaurant tout seul. Il y en a d'autres comme moi.
Quand ce qui est dans l’assiette , dans le verre , le service et le lieu suffisent à être très heureux, pourquoi donc se laisser distraire :-/
Jamais connu une grande table qui gagnait à y être en compagnie , par contre quand c’est mauvais ,sûr qu’une épaule sur laquelle pleurer ,ça peut aider

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 15 novembre 2025 21:32
par fleur2jasmin
jeandu53 a écrit : 15 novembre 2025 19:28
«Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

«Autrefois perçu comme inhabituel, manger seul est devenu un véritable mode de vie», pointait récemment une étude européenne du cabinet Circana. Même si elle reste minoritaire, cette pratique semble de plus en plus répandue en France, obligeant les restaurateurs à s’adapter.

Pour Daniel, jeune actif parisien de 25 ans, manger seul au restaurant est «tout à fait banal». Il pratique très volontiers ce que les anglophones appellent le «solo dining». Pour profiter d’un repas, se recentrer ou encore prendre le temps, le jeune homme réserve, sans le moindre complexe, «une table pour un». Pour lui, c’est l’occasion de «profiter de son repas, d’un verre de vin» ou encore «d’un plateau de charcuterie». Seul au restaurant, il confie même «plus se lâcher» et s’offrir «ce qu’il n’ose pas s’offrir en groupe». Marion, 30 ans, dit être une adepte des repas au resto en solo notamment lorsqu’elle est en déplacement professionnel. «Je peux prendre un bouquin ou appeler quelqu’un. C’est un moment de calme, de pause dans la journée.»

Daniel et Marion sont loin d’être des cas isolés. Serveuse dans un restaurant italien de la capitale il y a peu, Catalina, 19 ans, a observé que les clients venant seul «ne sont pas rares», souvent à l’occasion du déjeuner. Ils sont de «de tous sexes» et «de tous âges», ajoute-t-elle. En revanche, ces «mangeurs solitaires» n’ont pas tous la même philosophie : certains prennent leur temps, d’autres sont pressés, d’aucuns sont bavards, d’autres taiseux. «Autrefois perçu comme inhabituel, manger seul est devenu un véritable mode de vie, redéfinissant les habitudes alimentaires des Européens et connaissant un essor considérable sur les cinq principaux marchés de l’UE» (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Espagne), relevait en septembre dernier une étude du cabinet Circana. Elle rapportait ainsi que les dépenses imputables aux «repas seuls» ont augmenté de 153% entre 2010 et 2019 dans ces cinq pays. Ces clients solitaires représentent à eux seuls 15,6% de l’ensemble des visites, contre 9,4% en 2016.

«Ça m’arrive de manger au resto seul, mais seulement dans ceux que je connais autour de chez moi, car ce sont des lieux qui me rassurent, raconte Maxime, 27 ans. Et je ne vais que dans ceux où je sais que des tabourets sont orientés vers un mur ou une fenêtre.» Preuve que ce comportement n’est pas encore complètement ancré socialement. «Mais quand je le fais, j’aime bien prendre le temps. Je le vois comme un moment pour moi», ajoute-t-il. Quant à Théo, 30 ans, il lui a fallu un peu de temps avant d’être à l’aise seul au restaurant. «La première fois, j’avais l’impression de revivre le traumatisme du collège de manger seul à la cantine», rit-il.

Une clientèle qui demande «plus de boulot»

Du côté des restaurants, Catalina raconte que, sur les coups de midi, «on peut accueillir jusqu’à 10 personnes seules en même temps». Son restaurant a même aménagé une table contre la devanture de l’établissement, pour accueillir ces personnes seules. Xavier, restaurateur lyonnais de 50 ans, constate également une augmentation de la part de clients «qui viennent seuls». «En soirée, ça reste très minoritaire», nuance-t-il. Pour lui, «pas de quoi changer l’organisation» de sa salle. À l’inverse, lorsque Minh, 43 ans, a ouvert son restaurant vietnamien dans le 15e arrondissement de Paris il y a deux ans, il a «tout de suite pensé aux gens seuls». Il a investi dans une longue table haute, «très pratique pour permettre aux gens seuls de manger et d’optimiser l’espace».

Pour Laurent Fréchet, président de la branche des restaurateurs du syndicat GHR (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration), le «solo dining» est encore loin d’être un phénomène généralisé. Pour autant, cette tendance souligne, selon lui, l’importance du travail en salle, souvent le parent pauvre des métiers de la restauration. Le client solitaire demande en effet «plus de boulot», une attention particulière, davantage d’interactions et révèle le rôle crucial du service, souligne le représentant de l’organisation patronale.

Dans un secteur de la restauration en souffrance, «il ne s’agit plus de retrouver les niveaux prépandémie, mais d’avantage de s’adapter aux nouveaux mécanismes de consommation», estime Jochen Pinsker, expert Europe chez Circana. À titre personnel, Laurent Fréchet dit préférer la table d’hôtes, permettant aux gens seuls de manger aux côtés d’autres personnes, pour la convivialité qu’elle propose.

Manger, une activité sociale


Pour autant, tout le monde ne se sent pas «à l’aise» avec le fait de manger seul au restaurant. Hadrien, linguiste revenu en France après une expatriation d’un an en Chine, rapporte que le regard sur les personnes seules au restaurant n’est pas le même dans les deux pays. «En France , je n’ose pas», confie-t-il. Pour Marie-Chantal Doucet, sociologue québécoise spécialiste de la solitude, manger est une activité éminemment sociale. Le fait de «sortir seul au restaurant» est, pour elle, un pas de plus dans la solitude déjà très présente dans nos sociétés. Cela revient à «accepter de porter sa solitude en dehors de chez soi», analyse la professeure à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «Il y a une espèce de norme, lorsque l’on sort au restaurant, qui veut que l’on soit en groupe. Cette tendance est donc une espèce de transgression, une façon d’affirmer le droit d’être seul en public», ajoute la sociologue.

Elle rappelle qu’à Paris ou Montréal, près d’un tiers des ménages sont composés d’une seule personne. Rien de surprenant, donc, à voir le nombre de clients seuls au restaurant augmenter. Selon la docteure en sociologie, cette tendance pourrait signifier un «désir de s’émanciper de cette norme qui dicte que l’on reste chez soi pour manger seul». À titre personnel, Marie-Chantal Doucet confie manger occasionnellement au restaurant seul, lors de voyages ou de colloques. Pour elle, c’est par «manque d’alternatives». Cette pratique en hausse peut aussi être vue positivement : elle pourrait être la «preuve», selon la sociologue, d’une capacité accrue à être «bien avec soi-même».
SOURCE : https://www.lefigaro.fr/conso/je-le-voi ... t-20251115

Moi aussi, ça m'est arrivé d'aller au restaurant tout seul. Il y en a d'autres comme moi.
Oui et ? Ils font bien ce qu’ils veulent….

En effet, j’ai observé aussi cette tendance je vois les gens manger seuls : enfin en compagnie de leur PC ou téléphone…. Les écrans ont remplacé les interactions sociales et isolent. C’est tristoune quelque part mais qui sommes nous pour juger.

Chacun fait bien ce qu’il veut…. même qu’il y a un célèbre proverbe qui dit « mieux vaut être seul que mal accompagné ».

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 16 novembre 2025 08:40
par mic43121
BOF...moi j'aime bien la compagnie de femmes ... ::d
Je crois que ça ne m'est jamais arrivé ..Si je suis seul je mange un casse-croute .. :perv:

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 16 novembre 2025 21:15
par lepicard
bonsoir
c'est plus économique ,, mais moins qu'accompagné d'un sponsor qui paiera l'addition ;)

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 17 novembre 2025 08:37
par Patchouli38
Serait-ce le reflet d'une individualisation de la société ? Ou une pierre de plus à mettre sur l'individualisme du français ?
Déjà :
- personne ne discute plus avec son voisin, le portable restant leur unique interlocuteur (chez le médecin, en groupe, etc.)
- l'Autre est considéré automatiquement comme un éventuel ennemi, et non plus comme un ami potentiel
- les personnes âgées préfèrent des vacances sans gamins autour d'eux, ou vivre les derniers instants de leur vie dans des endroits exempts d'enfants et de bambins
- etc., etc.

Et d'un autre côté, 1/4 des français se sentent seuls.

Pour ma part, manger seul au restaurant est quelque chose d'ennuyeux car on n'a rien à partager : ni fous rire, ni discussion, rien.

Un Français sur quatre affirme se sentir seul, selon la Fondation de France

Le rapport annuel sur les solitudes de la Fondation de France, publié en janvier 2025, pointe un sentiment de solitude présent chez près d’un quart de la population française. Particulièrement prégnante chez les chômeurs, les personnes à bas revenus mais aussi les jeunes actifs de 25 à 39 ans, la solitude est ressentie plus durement en hiver, note l’étude qui s’intéresse cette année aux temps des solitudes."

https://www.carenews.com/carenews-info/ ... -de-france

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 17 novembre 2025 08:48
par Once
mic43121 a écrit : 16 novembre 2025 08:40 BOF...moi j'aime bien la compagnie de femmes ... ::d
Je crois que ça ne m'est jamais arrivé ..
Et bien, voici que ça vous arrive : la salle est pleine, il n'y a plus de place, cette charmante personne dotée de solides arguments vous demande aimablement la permission de partager votre table.

Image

Qu'est-ce que vous faites ? Vous refusez poliment ? Ou bien... vous acceptez par "politesse" ? :D

Je :arrow:

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 17 novembre 2025 08:55
par Patchouli38
Once a écrit : 17 novembre 2025 08:48
mic43121 a écrit : 16 novembre 2025 08:40 BOF...moi j'aime bien la compagnie de femmes ... ::d
Je crois que ça ne m'est jamais arrivé ..
Et bien, voici que ça vous arrive : la salle est pleine, il n'y a plus de place, cette charmante personne dotée de solides arguments vous demande aimablement la permission de partager votre table.

Image

Qu'est-ce que vous faites ? Vous refusez poliment ? Ou bien... vous acceptez par "politesse" ? :D

Je :arrow:
Je suppose que Mic acceptera par politesse, tout en espérant voir les boutons sauter les uns après les autres, tout en priant pour que sa femme ne se pointe pas pendant le moment crucial... :]

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 17 novembre 2025 20:17
par Once
Patchouli38 a écrit : 17 novembre 2025 08:55
Once a écrit : 17 novembre 2025 08:48

Et bien, voici que ça vous arrive : la salle est pleine, il n'y a plus de place, cette charmante personne dotée de solides arguments vous demande aimablement la permission de partager votre table.

Image

Qu'est-ce que vous faites ? Vous refusez poliment ? Ou bien... vous acceptez par "politesse" ? :D

Je :arrow:
Je suppose que Mic acceptera par politesse, tout en espérant voir les boutons sauter les uns après les autres, tout en priant pour que sa femme ne se pointe pas pendant le moment crucial... :]
Attendons sa réaction pour voir ce qu'il en pense ! Allô Monsieur Mic, vous êtes demandé au téléphone ! :lol:

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 18 novembre 2025 08:48
par Patchouli38
Once a écrit : 17 novembre 2025 20:17
Patchouli38 a écrit : 17 novembre 2025 08:55

Je suppose que Mic acceptera par politesse, tout en espérant voir les boutons sauter les uns après les autres, tout en priant pour que sa femme ne se pointe pas pendant le moment crucial... :]
Attendons sa réaction pour voir ce qu'il en pense ! Allô Monsieur Mic, vous êtes demandé au téléphone ! :lol:
Possible que sa femme est tombé sur notre post et qu'il est entrain de la rassurer, d'où son silence... :siffle:

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 18 novembre 2025 10:44
par Cépajuste
Lorsque je suis seul, je vais toujours au restaurant, car j'ai la flemme de cuisiner seulement pour moi, et je n'aime pas manger n'importe quoi.

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 18 novembre 2025 11:39
par lepicard
Once a écrit : 17 novembre 2025 20:17
Patchouli38 a écrit : 17 novembre 2025 08:55

Je suppose que Mic acceptera par politesse, tout en espérant voir les boutons sauter les uns après les autres, tout en priant pour que sa femme ne se pointe pas pendant le moment crucial... :]
Attendons sa réaction pour voir ce qu'il en pense ! Allô Monsieur Mic, vous êtes demandé au téléphone ! :lol:
désolé pour vous ,,, mais papy est occupé à triquer dans sa protection , ce qui vient de faire sauter les épingles à nourrice :mdr3:

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 18 novembre 2025 15:29
par Once
Pourvu qu'il ne passe pas par là, on va se faire incendier ! :hehe:

Sinon, je mange très rarement seul au restaurant, mais je ne refuserais aucunement de partager ma table avec une jeune personne du genre de celle de la photo ci-dessus : une jeune personne qui n'aurait pas trouvé de place dans la salle bondée parce qu'arrivée trop tard et n'ayant pas réservé.

Il faut savoir être courtois et compréhensif dans la vie !

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 18 novembre 2025 15:41
par Kabé
^ Je la connais, elle fait ça tout le temps. Et après elle vous laisse l'addition (et elle ne boit pas que de l'eau)...
(par ailleurs, les boutons sont solides ! )

C'était quoi le sujet ? :gene3:

Ah oui... Personnellement, cela ne me gêne aucunement de manger seul dans un restaurant, ça m'est arrivé surtout quand j'étais en déplacement pour mon travail, ou que j'allais manger lors de la pause déjeuner (mais là, en général, il y avait toujours un ou deux ou trois collègues partants...). C'est plus agréable en compagnie, mais parfois, seul, on fait aussi des rencontres sympas.

Re: «Je le vois comme un moment pour moi» : ces Français qui n’hésitent pas à manger seul au restaurant

Posté : 18 novembre 2025 21:19
par fleur2jasmin
Patchouli38 a écrit : 17 novembre 2025 08:37 Serait-ce le reflet d'une individualisation de la société ? Ou une pierre de plus à mettre sur l'individualisme du français ?
Déjà :
- personne ne discute plus avec son voisin, le portable restant leur unique interlocuteur (chez le médecin, en groupe, etc.)
- l'Autre est considéré automatiquement comme un éventuel ennemi, et non plus comme un ami potentiel
- les personnes âgées préfèrent des vacances sans gamins autour d'eux, ou vivre les derniers instants de leur vie dans des endroits exempts d'enfants et de bambins
- etc., etc.

Et d'un autre côté, 1/4 des français se sentent seuls.

Pour ma part, manger seul au restaurant est quelque chose d'ennuyeux car on n'a rien à partager : ni fous rire, ni discussion, rien.

Un Français sur quatre affirme se sentir seul, selon la Fondation de France

Le rapport annuel sur les solitudes de la Fondation de France, publié en janvier 2025, pointe un sentiment de solitude présent chez près d’un quart de la population française. Particulièrement prégnante chez les chômeurs, les personnes à bas revenus mais aussi les jeunes actifs de 25 à 39 ans, la solitude est ressentie plus durement en hiver, note l’étude qui s’intéresse cette année aux temps des solitudes."

https://www.carenews.com/carenews-info/ ... -de-france
Vous tirez des conclusions hâtives à mon avis. Ce n’est pas parce que des gens se retrouvent à manger seuls au restaurant qu’ils sont individualistes ou souffrent de solitude. Peut être que dans le lot il y en a mais de là à généraliser….

D’autant qu’ici d’après les témoignages recueillis ce n’est pas subi mais c’est plutôt un choix affirmé et assumé. C’est vrai que de nos regards extérieurs ça peut paraître bizarre, étrange voire même triste mais c’est comme ça, puis surtout il ne nous appartient pas à nous de juger.

Il y a des gens qui sont par nature introvertis et qui ont besoin de se retrouver seul ou bien il y en a d’autres qui se retrouvent à manger seuls parce que ce sont les circonstances qui les y obligent : lors de déplacement professionnel par exemple et dans ce cas de figure vous n’embarquez pas avec vous famille et amis… bref c’est un non sujet selon moi. C’est pour ça que j’ai réagis au début par le « oui et ? ».

Mais sinon je suis d’accord sur les points que vous soulevez et sur le constat que vous dressez sur l’état de notre société.