En Italie, le vrai-faux miracle économique de Giorgia Meloni
Posté : 16 novembre 2025 17:40
Comme quoi la dolce vita
Trois ans après son arrivée au pouvoir, la présidente du conseil est encensée par la presse internationale conservatrice pour la bonne santé économique du pays. Mais dans les faits, le PIB est maintenu à flot par l’aide massive de l’UE, le tout sans mise en œuvre de réformes structurelles.
Le tacle est venu de son propre camp. Alors que l’entourage de Giorgia Meloni se délecte depuis quelques semaines des commentaires flatteurs dans la presse internationale sur la stabilité de l’économie italienne, Marine Le Pen a douché la belle humeur de ses cousins nationalistes italiens. Interrogée sur l’existence d’un «modèle Meloni», la présidente du Rassemblement national a lâché mi-octobre au micro de France Inter : «Je ne minimise pas le travail de Giorgia Meloni. M’enfin, avec 240 milliards d’euros de soutien de la part de l’Union européenne […] c’est quand même, vous l’admettrez, plus simple de mettre en œuvre un certain nombre d’orientations.» Une occasion pour la patronne de l’extrême droite hexagonale de s’indigner d’un plan européen financé, selon ses calculs, par l’argent des Français.
Début octobre, c’est le patronat italien qui a également ramené Giorgia Meloni à la réalité des chiffres : cette année, non seulement la croissance restera anémique (+0,5 % prévu en 2025) mais surtout, sans l’aide de l’Europe, «la dynamique du produit intérieur brut italien serait de -0,3 %». En clair, sans la manne des 194 milliards d’euros dégagés par l’UE à destination de l’Italie pour relancer l’activité après la pandémie de Covid (pour ses calculs, Marine Le Pen ajoute d’autres fonds européens accordés à l’Italie), Rome serait au bord de la récession. La péninsule est en effet le principal bénéficiaire du Next Generation EU pour une somme totale qui, entre prêts et subventions, représente près de 9 % du PIB. Un montant pas très éloigné des sommes reçues par le pays après-guerre dans le cadre du plan Marshall américain.
Trois ans après son arrivée au pouvoir, la présidente du conseil est encensée par la presse internationale conservatrice pour la bonne santé économique du pays. Mais dans les faits, le PIB est maintenu à flot par l’aide massive de l’UE, le tout sans mise en œuvre de réformes structurelles.
Le tacle est venu de son propre camp. Alors que l’entourage de Giorgia Meloni se délecte depuis quelques semaines des commentaires flatteurs dans la presse internationale sur la stabilité de l’économie italienne, Marine Le Pen a douché la belle humeur de ses cousins nationalistes italiens. Interrogée sur l’existence d’un «modèle Meloni», la présidente du Rassemblement national a lâché mi-octobre au micro de France Inter : «Je ne minimise pas le travail de Giorgia Meloni. M’enfin, avec 240 milliards d’euros de soutien de la part de l’Union européenne […] c’est quand même, vous l’admettrez, plus simple de mettre en œuvre un certain nombre d’orientations.» Une occasion pour la patronne de l’extrême droite hexagonale de s’indigner d’un plan européen financé, selon ses calculs, par l’argent des Français.
Début octobre, c’est le patronat italien qui a également ramené Giorgia Meloni à la réalité des chiffres : cette année, non seulement la croissance restera anémique (+0,5 % prévu en 2025) mais surtout, sans l’aide de l’Europe, «la dynamique du produit intérieur brut italien serait de -0,3 %». En clair, sans la manne des 194 milliards d’euros dégagés par l’UE à destination de l’Italie pour relancer l’activité après la pandémie de Covid (pour ses calculs, Marine Le Pen ajoute d’autres fonds européens accordés à l’Italie), Rome serait au bord de la récession. La péninsule est en effet le principal bénéficiaire du Next Generation EU pour une somme totale qui, entre prêts et subventions, représente près de 9 % du PIB. Un montant pas très éloigné des sommes reçues par le pays après-guerre dans le cadre du plan Marshall américain.