Marseille : le site d’Orange fermé pour plus de deux semaines après des affrontements entre bandes rivales
Posté : 28 novembre 2025 06:36
Orange mécanique....
Les salariés du site de l’entreprise de téléphonie, dans le 3e arrondissement de la ville, ont reçu la directive de ne pas revenir sur leur lieu de travail du 28 novembre au 14 décembre.
Quand l’insécurité d’un quartier pousse un géant des télécommunications à fermer son principal site dans la deuxième ville de France pour plus de quinze jours. Jeudi 27 novembre, dans un courrier aux salariés que Libération a pu consulter, le directeur régional d’Orange a enjoint les employés du site du quartier Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement de la ville, à cesser de se rendre sur leur lieu de travail.
«Suite aux événements survenus sur la voie publique ces trois derniers à jours à proximité du campus, j’ai décidé de fermer le site de Massalia à partir de demain 28 novembre jusqu’au 14 décembre 2025», y écrit le responsable, faisant valoir que «la sécurité et le bien-être des salariés restent notre priorité». Ceux-ci, 400 à 450 en permanence, 1 200 au total selon la Marseillaise, sont invités à prendre leurs dispositions pour récupérer leur matériel sur des créneaux particuliers de quelques heures ou sur rendez-vous.
Cette décision, une première selon le syndicat CFE-CGC, interrogé par ICI Provence, intervient après une série d’affrontements sur fond de narcotrafic entre bandes rivales qui se disputeraient le contrôle d’un point de deal. Dans les jours précédant cette fermeture, les employés avaient été confinés à trois reprises, rapporte encore la radio locale, tandis que la Marseillaise rapporte un confinement d’une demi-heure, mardi 25 novembre.
Si la préfecture de police de Marseille n’a pas pu «se faire confirmer» les témoignages des riverains assurant que des coups de feu ont été tirés ces derniers jours, le représentant de la CFE-CGC témoigne d’une atmosphère de «guerre de gangs». «Il y a des gens qui ne veulent plus revenir.» De son côté, l’antenne locale de la CFDT avait, après le confinement des salariés, exigé dans une pétition «l’éloignement temporaire des salariés» et la mise en place du télétravail.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... 52LEEYRRA/
Les salariés du site de l’entreprise de téléphonie, dans le 3e arrondissement de la ville, ont reçu la directive de ne pas revenir sur leur lieu de travail du 28 novembre au 14 décembre.
Quand l’insécurité d’un quartier pousse un géant des télécommunications à fermer son principal site dans la deuxième ville de France pour plus de quinze jours. Jeudi 27 novembre, dans un courrier aux salariés que Libération a pu consulter, le directeur régional d’Orange a enjoint les employés du site du quartier Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement de la ville, à cesser de se rendre sur leur lieu de travail.
«Suite aux événements survenus sur la voie publique ces trois derniers à jours à proximité du campus, j’ai décidé de fermer le site de Massalia à partir de demain 28 novembre jusqu’au 14 décembre 2025», y écrit le responsable, faisant valoir que «la sécurité et le bien-être des salariés restent notre priorité». Ceux-ci, 400 à 450 en permanence, 1 200 au total selon la Marseillaise, sont invités à prendre leurs dispositions pour récupérer leur matériel sur des créneaux particuliers de quelques heures ou sur rendez-vous.
Cette décision, une première selon le syndicat CFE-CGC, interrogé par ICI Provence, intervient après une série d’affrontements sur fond de narcotrafic entre bandes rivales qui se disputeraient le contrôle d’un point de deal. Dans les jours précédant cette fermeture, les employés avaient été confinés à trois reprises, rapporte encore la radio locale, tandis que la Marseillaise rapporte un confinement d’une demi-heure, mardi 25 novembre.
Si la préfecture de police de Marseille n’a pas pu «se faire confirmer» les témoignages des riverains assurant que des coups de feu ont été tirés ces derniers jours, le représentant de la CFE-CGC témoigne d’une atmosphère de «guerre de gangs». «Il y a des gens qui ne veulent plus revenir.» De son côté, l’antenne locale de la CFDT avait, après le confinement des salariés, exigé dans une pétition «l’éloignement temporaire des salariés» et la mise en place du télétravail.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... 52LEEYRRA/