Dilemme des avoirs russes gelés : la Belgique sous pression de ses partenaires européens mais bien seule face au risque
Posté : 02 décembre 2025 21:39
Cette affaire est assez consternante, à plus d'un titre.Dilemme des avoirs russes gelés : la Belgique sous pression de ses partenaires européens mais bien seule face au risque
Le Premier ministre belge Bart De Wever bloque toujours l’utilisation par l’UE des avoirs russes gelés pour financer l’Ukraine. Il redoute que son pays paie seul les pots cassés en cas de problème alors que la Commission européenne doit faire cette semaine des propositions sur le sujet.
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Tout d'abord, si des avoirs russes ont été gelés, il faut bien qu'ils servent à quelque chose. Les Russes sont responsables de cette guerre, il est assez logique de se servir de leurs avoirs que nous avons gelés pour financer l'effort de guerre. C'est tellement logique que l'UE hésite, renâcle, gamberge...
Et pourquoi cette hésitation ? Parce qu'il y a, semble-t-il, des risques juridiques. Mais quels risques ? L'article évoque des craintes de poursuites judiciaires, notamment de la part de tribunaux russes. Sérieusement ? L'UE a peur de tribunaux russes ?
Que la Belgique ait peur d'assumer seule certains risques financiers, ça peut se comprendre. Mais est-il si compliqué pour l'UE de la couvrir juridiquement et économiquement ?
J'ai commencé à m'intéresser à la politique au début des années 90, au moment du référendum sur le Traité de Maastricht. La France, nous disait-on, est trop petite, trop faible, pour lutter contre des concurrents tels que la Russie, la Chine, les USA. Elle doit donc s'unir aux autres pays européens. Car ensemble, nous serons plus forts, promettaient les zélotes de la cause européenne. Parce que l'UE sera l'addition de nos forces. Or l'actualité de ces dernières années nous montre qu'au contraire, l'UE est incapable de lutter militairement, diplomatiquement, commercialement, contre la Russie, la Chine, les USA. Moi, j'ai plutôt l'impression que l'UE n'est pas l'addition de nos forces, mais l'addition de nos faiblesses. Et cette histoire d'avoirs russes gelés le confirme une fois encore.
Par contre, pour édicter des normes en pagaille, par exemple sur les bouchons de bouteilles d'eau ou sur les aides à la conduite dans les voitures neuves, l'UE est très forte. Mais moi, ce n'est pas ça que j'attends d'elle.