Pour neuf personnes sur dix, il existe des discriminations dans l'emploi, selon la Défenseure des droits
Posté : 10 décembre 2025 09:58
"Âge, origine, sexe, diplôme... Pour neuf personnes sur dix, il existe des discriminations dans l'emploi, selon la Défenseure des droits
Le nouveau rapport sur la perception des discriminations dans l'emploi est sorti mercredi. Mené conjointement par la Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail, ce rapport est sans appel : la première discrimination concerne l'âge.
Neuf personnes sur dix considèrent qu'il existe des discriminations dans l'emploi, selon le 18e baromètre sur la perception des discriminations dans l’emploi, publié ce mercredi par la Défenseure des droits(Nouvelle fenêtre) en partenariat avec l'Organisation internationale du travail (OIT), que franceinfo a pu consulter. Cette enquête étudie les évolutions des discriminations dans l'emploi entre 2016 et 2024.
L'âge constitue le critère le plus souvent cité par les personnes ayant déclaré avoir été discriminée pendant une recherche d'emploi (42 % des personnes interrogées).
L'origine ou la couleur de peau sont le deuxième motif pour les personnes discriminées à l'embauche (21 %). Enfin les discriminations liées à la situation familiale sont nettement plus souvent rapportées par les femmes que par les hommes (24 % des femmes contre 5 % des hommes se déclarant discriminés lors de la recherche d’un emploi).
Projet de parentalité : les femmes diplômées sont plus discriminées
Selon ce baromètre, 22 % des femmes âgées de 25 à 34 ans se voient encore aujourd'hui poser des questions sur leurs projets de parentalité, alors qu'il est formellement interdit de demander à une candidate si elle projette d'avoir des enfants. Le diplôme ne protège pas, au contraire : les femmes diplômées d'un master et/ou d'un doctorat sont plus discriminées.
Plus de la moitié des personnes perçues comme noires, arabes ou maghrébines qui ont été discriminées lors de la recherche d’un emploi (53 %) déclarent que cette discrimination était liée à leur origine ou leur couleur de peau.
Par ailleurs, les jeunes cumulent les difficultés dans leur insertion professionnelle : dans la recherche d’emploi comme dans le déroulement de carrière, les 18-24 ans ont deux fois plus de risques de connaître une expérience de discrimination que les 45-54 ans. Enfin, les personnes non hétérosexuelles ont 1,6 fois plus de risques d'être discriminées lors de leur carrière que les hétérosexuelles. En 2016, aucune différence n'avait été observée."
https://www.franceinfo.fr/economie/empl ... 68634.html
Le nouveau rapport sur la perception des discriminations dans l'emploi est sorti mercredi. Mené conjointement par la Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail, ce rapport est sans appel : la première discrimination concerne l'âge.
Neuf personnes sur dix considèrent qu'il existe des discriminations dans l'emploi, selon le 18e baromètre sur la perception des discriminations dans l’emploi, publié ce mercredi par la Défenseure des droits(Nouvelle fenêtre) en partenariat avec l'Organisation internationale du travail (OIT), que franceinfo a pu consulter. Cette enquête étudie les évolutions des discriminations dans l'emploi entre 2016 et 2024.
L'âge constitue le critère le plus souvent cité par les personnes ayant déclaré avoir été discriminée pendant une recherche d'emploi (42 % des personnes interrogées).
L'origine ou la couleur de peau sont le deuxième motif pour les personnes discriminées à l'embauche (21 %). Enfin les discriminations liées à la situation familiale sont nettement plus souvent rapportées par les femmes que par les hommes (24 % des femmes contre 5 % des hommes se déclarant discriminés lors de la recherche d’un emploi).
Projet de parentalité : les femmes diplômées sont plus discriminées
Selon ce baromètre, 22 % des femmes âgées de 25 à 34 ans se voient encore aujourd'hui poser des questions sur leurs projets de parentalité, alors qu'il est formellement interdit de demander à une candidate si elle projette d'avoir des enfants. Le diplôme ne protège pas, au contraire : les femmes diplômées d'un master et/ou d'un doctorat sont plus discriminées.
Plus de la moitié des personnes perçues comme noires, arabes ou maghrébines qui ont été discriminées lors de la recherche d’un emploi (53 %) déclarent que cette discrimination était liée à leur origine ou leur couleur de peau.
Par ailleurs, les jeunes cumulent les difficultés dans leur insertion professionnelle : dans la recherche d’emploi comme dans le déroulement de carrière, les 18-24 ans ont deux fois plus de risques de connaître une expérience de discrimination que les 45-54 ans. Enfin, les personnes non hétérosexuelles ont 1,6 fois plus de risques d'être discriminées lors de leur carrière que les hétérosexuelles. En 2016, aucune différence n'avait été observée."
https://www.franceinfo.fr/economie/empl ... 68634.html