Thierry Breton interdit de séjour aux États-Unis, on a trouvé deux eurodéputées pour saluer la sanction
Si le vice-président du RN a dénoncé la sanction prise par l’administration Trump contre Thierry Breton, deux membres de son parti s’en sont réjouies.
Donald Trump a fait l’unanimité contre lui en interdisant de séjour aux États-Unis l’ancien commissaire européen Thierry Breton… à deux exceptions près.
Alors que la classe politique, tous bords confondus, a dénoncé la sanction américaine, deux eurodéputées du Rassemblement national n’y ont rien trouvé à redire, quitte à aller à l’encontre de la position de cadres du parti.
Sur X, l’eurodéputée
Virginie Joron*, membre du groupe Les Patriotes dirigé par Jordan Bardella, a estimé que le gouvernement américain avait « fait preuve de beaucoup de patience » avant de sanctionner le Français. « Les États-Unis se détachent de l’Europe à cause de la censure. Ils risquent de couper également les liens en matière de défense : Ils ne se sacrifieront pas pour un continent sans liberté où l’on annule même des élections », en référence à la présidentielle roumaine, a renchéri sa collègue
Catherine Griset.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a expliqué que cette décision était une réponse aux « idéologues européens (qui) mènent des actions concertées pour contraindre les plateformes américaines à sanctionner les opinions américaines auxquelles ils s’opposent ». Plus précisément, Washington sanctionne l’engagement de Thierry Breton en faveur des législations européennes (DSA et DMA) pour mettre au pas les géants du numérique Amazon, Apple, Google ou Meta.
Une décision qui relève de « l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne », s’est insurgé Emmanuel Macron. «
Nous ne sommes pas une colonie des États-Unis ! Nous sommes Européens, nous devons défendre nos lois, nos principes, nos intérêts », a tempêté l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann sur X.
Chenu ne comprend « pas du tout » la sanction américaine
Avant son départ en septembre 2024, Thierry Breton était à la manœuvre dans les enquêtes visant X (ex-Twitter), Meta (Facebook, Instagram) et TikTok, pour la diffusion présumée de « fausses informations » et de « discours de haine ». La multiplication des mises en cause de X en Europe le conduit à des échanges publics de plus en plus hostiles avec Elon Musk. Le 12 août, le commissaire européen écrit au milliardaire américain. « Mes services et moi-même serons très attentifs à toutes preuves contrevenant au DSA et nous n’hésiterons pas à utiliser tous les outils à notre disposition » en cas de manquement avéré, écrit alors Thierry Breton dans une lettre publiée sur X. Un rappel à la loi que Virginie Joron qualifie de « menace ».
Cette prise de position s’inscrit en faux par rapport à celle du vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu. Sur RTL, il a déclaré ne pas comprendre « du tout » la sanction américaine et ce, en dépit de ses nombreux désaccords avec le commissaire européen. « Pour moi, les États-Unis sont un pays de liberté et cette façon de faire de l’administration Trump face à quelqu’un qui se penche sur la régulation des plateformes, ça sonne mal à mon oreille. Je pense que l’administration Trump non seulement se trompe sur le fond, mais aussi sur la forme, sur l’image qu’elle renvoie des États-Unis au monde entier », a-t-il fustigé.
Et celle du RN sur cette séquence est celle d’un parti divisé.
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 58571.html
*C'est sûr que si elle ne peut plus propager des fakes...
Virginie Joron, candidate RN aux municipales 2026, utilise de fausses images de Strasbourg… et assume
L’eurodéputée d’extrême droite assure qu’il n’y avait « aucune intention malveillante » et ne voit pas de problème dans l’utilisation de l’IA pour servir sa campagne.
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 56629.html
Quant à Catherine Griset elle devrait comme sa patronne bientôt connaître le sort que la justice lui réserve :
Catherine Griset, 52 ans, ancienne cheffe de cabinet et très proche de Marine Le Pen : douze mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité avec exécution provisoire en raison de sa qualité de député européenne.
Que du beau linge.